FAF : Zetchi réaffirme son intention de jeter l’éponge au terme de son mandat ; bluff ou vérité ?

 FAF : Zetchi réaffirme son intention de jeter l’éponge au terme de son mandat ; bluff ou vérité ?
Par Nourredine B | 20 Juin 2020 | 11:30

Le président de la fédération algérienne de Football (FAF), Kheireddine Zetchi, a réaffirmé, vendredi, son intention de ne pas briguer un deuxième mandat à la tête de l’instance fédérale.

Faisant un large tour d’horizon lors de son passage sur les ondes de la radio nationale, Zetchi, s’il a certes abordé des questions d’intérêt, telles la reprise du championnat, l’affaire de l’enregistrement sonore, ses rapports avec le MJS ou encore la CAN 2021, n’aura pas moins focalisé sur son avenir à la tête de la FAF sur lequel il semble avoir irrémédiablement  tranché.

Et il donne bien l’impression d’un homme résolu, allant jusqu’à s’engager à bien préparer le terrain à son successeur, mettant en avant  que «L'année 2019 a été exceptionnelle pour le football algérien, à tous les niveaux. Même en termes de résultats, nous avons largement dépassé nos prévisions. Ce qui est très encourageant, mais je ne compte pas briguer un autre mandat pour autant. Je pense laisser la place à quelqu'un d'autre, avec l'espoir qu'il réussisse à aller encore plus loin», dira-t il en substance,dans une déclaration faite l'année passée.

La messe est dite ? Le président de la fédération a eu déjà à formuler ses envies de jeter l’éponge.

En plongeant dans la réalité amère d’un football national comme prédestiné au marasme infini, avec son statut hybride, ses forfaitures sur plusieurs prismes, ses luttes intestines ainsi que ses violences sur les terrains, le père spirituel de l’Académie du Paradou AC, a dû, ébouriffé, mesuré l’ampleur des dégâts d’une tâche qui suppose l’alliance sacrée au sein de toute la sphère du football mais où, dans la réalité, le président de la fédération se retrouve toujours dans la solitude du coureur de fond.

Surtout, Kheireddine Zetchi n’aura pas digéré, et pour cause, l’affront  qui lui avait été fait lors de la cérémonie officielle de la célébration du sacre de la CAN 2019 où le chef de l’Etat, à l’époque, l’avait ‘’violemment’’ ignoré. Un acte de disgrâce ostensible qui laisse indubitablement des séquelles profondes.

Cela fait, en définitive, beaucoup de raisons qui donnent à lire que la décision de l’actuel patron de la FAF ne répond pas à un simple effet d’annonce participant de quelque ruse de guerre, mais à une résolution ferme et réfléchie.

Il serait utile de rappeler que Kheireddine Zetchi Zetchi avait succédé à Mohamed Raouraoua à la tête de la FAF en mars 2017, à l’issue d’une élection, déjà, controversée et compatit parmi ses plus farouches opposants l’actuel président de la LFP, Abdelkrim Medouar.

 

 

 

 

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