EN : Alcaraz, et alors ?

EN : Alcaraz, et alors ?
Par Nourredine B | 18 Avril 2017 | 12:34

 Le nouveau coach de l’EN, l’espagnol Lucas Alcaraz sera à Alger en début de soirée, ce mardi.

Après avoir signé son contrat, la semaine écoulée, il revient donc pour entamer officiellement sa mission en Algérie dont il dévoilera les grandes lignes, mercredi à l’occasion de sa première conférence de presse à Sidi Moussa.

D’ores et déjà les contours ayant dessiné sa désignation se précisent.

Ainsi et selon certaines indiscrétions émanant de la FAF, Alcaraz officiera, sur deux ans, jusqu’à la CAN 2017, avec une option de reconduction au-delà de cette échéance et en fonction des résultats.

Il percevra un salaire plutôt modeste, équivalent à celui d’un entraineur du championnat national. Ce point précis dénote de la volonté du technicien ibérique de lorgner plus vers un CV à remplir en tant que sélectionneur national que vers l’opulence.

Tout cela a constitué des points de convergence entre lui et le président de la FAF qui ont abouti à l’accord final.

Mais un accord qui a eu dans un premier temps un effet d’assommoir sur une opinion publique s’étant auto conditionnée par la perspective d’un entraineur de renom ou grosse pointure, pour reprendre le jargon en vogue.

Dans l’effervescence et l’impatience de voir ce vœu exaucé, à la lumière de l’avènement du nouvel homme fort de la FAF, Kheirdine Zetchi, on aura oublié de poser une juste question : un ‘’grand nom’’, pourquoi ?

Connu pour être un grand pragmatique, Zetchi, qui a pris sur lui seul la responsabilité de désigner un nouveau sélectionneur pour l’EN, a dû se poser la même question, pour ensuite trouver la réponse appropriée eu égard à des paramètres incontournables et évidents. Dont le premier, a trait à la situation très inconfortable des verts dans la course à la qualification au Mondial 2018. Une échéance capitale et dont l’opinion se fait un quasi sacerdoce.

Or, à ce plan, force est de reconnaitre, en tout objectivité, que l’Algérie a quasiment brûlé toutes ses cartes, en ne totalisant qu’un point en 3 matches joués, contre 6 au Nigéria, leader du groupe.

Si l’on excluait l’idée d’un miracle, rarissime dans le jeu à onze à ce niveau, l’on pourrait aisément comprendre les appréhensions d’un Zetchi qui aurait à son tour vendu du vent en se payant un grand nom avec une élimination amère à l’arrivée !

A cela s’ajoute, la volonté du boss de la FAF de moduler l’ossature de l’EN vers une plus grande présence des joueurs locaux. Une option qu’Alcaraz a dû entériner et le fait n’aurait sûrement pas été évident avec ‘’un grand nom’’.

Dans cette même optique, l’on pourrait comprendre davantage que le fait que le néo coach des verts soit, comme l’indique son CV, professeur de tactique et stratégie à l'École nationale espagnole d'entraîneurs participe du vœu de Zetchi à faire corriger les lacunes en la matière, flagrantes dans le football national.

En tout état de cause, le choix final du patron de la FAF sur cet entraineur précisément, semble avoir été mûrement réfléchi car démarrant d’une logique difficilement contestable.

Qu’Alcaraz réussisse quelques prouesses retentissantes avec l’EN, constituerait le Nec+ultra. Dans le cas, contraire, il aura mené cette expérimentation de faire rendre sa varie tête au football national. Pas celle d’un ballon de baudruche !

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