Alcaraz : « Je suis quelqu’un qui donne et qui exige…»

Alcaraz : « Je suis quelqu’un qui donne et qui exige…»
Par Nourredine B | 19 Avril 2017 | 13:47

C’est devant un parterre fourni des médias que le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale de football, Lucas Alcaraza a tenu sa première conférence de presse, mercredi au CNT de Sidi Moussa (Alger).

Attendu avec une grande curiosité, le technicien espagnol a fait montre d’une sérénité de bon aloi et d’un ton qui se voulait sincère pour répondre aux différentes questions.

L’on notera que dans son introduction, Alcaraz s’est dit agréablement surpris par l’accueil qui lui a été réservé et l’organisation de la fédération algérienne de football. De même qu’il s’est promis de se mettre rapidement à l’apprentissage de la langue française, indispensable pour la communication, même s’il relève qu’il va surtout compter sur l’information visuelle.

Comme d’ordre, il s’astreint à un travail sans relâche d’écoute et d’échange dans un premier temps, non seulement avec les joueurs mais également avec les différents techniciens du championnat national. Cela afin de vite s’imprégner de l’esprit du football algérien.

Dans les grands axes de sa mission, Alcaraz a fait part de son engagement à suivre de très près le championnat national dont il compte superviser les meilleurs éléments dans des regroupements semi-mensuels. Dans ce même contexte, il aura un oeil sur les différentes sélections- jeunes.

Pour le sujet préoccupant de l’heure, l’EN en l’occurrence, il prévoit dans une première étape de s’informer à fond sur les internationaux avec lesquels il prévoit de discuter individuellement mais aussi les locaux pour lesquels il entrouvre déjà de bonnes perspectives, en déclarant plus loin qu’évoluer en championnat n’était pas un handicap, comme être pro n’était pas une garantie absolue s’agissant de porter le maillot national.

En d’autres termes, la priorité sera donnée aux meilleurs et aux plus en forme.

Evaluant les chances de l’EN au Mondial 2018, Alcaraz reconnaît objectivement que la situation «était mauvaise» selon son propos, mais s’engage toutefois à tout mettre en œuvre pour négocier de la façon la plus positive qui soit, match par match.

Déclinant l’objectif assigné par la FAF, il dira que son contrat roulait sur deux ans et portait sur l’échéance - CAN 2019. Cette échéance purement technique sous-tend un challenge préalable beaucoup plus foncier, peut-on comprendre dans les pensées de l’ex entraîneur de Grenade : la remise sur orbite du football national dans son ensemble.

Cela passe à ses yeux, par l’échange continu avec tous les acteurs et une philosophie de jeu en fonction des spécificités qu’il va découvrir peu à peu. En tout état de cause, il reste adepte du football moderne où l’attaquant est premier défenseur et le défenseur premier attaquant.

S’agissant du charisme, Alcaraz se définit comme étant, «ni dur, ni mou» mais aussi comme «quelqu’un qui donne et qui exige».

Soulignant qu’il allait être à pied d’œuvre dès ce week-end où il assistera au match MCO-MCA, il a indiqué qu’il avait déjà une idée du joueur africain et algérien avec lesquels il a travaillé, avec plaisir, en Liga, citant notamment Yacine Brahimi dont il dira qu’il était un grand joueur qui s’est révélé à …Grenade !

Enfin, il est à noter l’absence du président de la FAF, Kheirdine Zetchi, qui aurait relevé l’audience d’un tel évènement, tenu par ailleurs dans une salle qui ne répondait pas non plus à son envergure. 

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