ACNOA : retour sur le grand succès de Mustapha Berraf à l’AGE de Tokyo

ACNOA : retour sur le grand succès de Mustapha Berraf à l’AGE de Tokyo
Par Nourredine B | 03 Décembre 2018 | 12:00

Un algérien sur le toit de l’Afrique ? Le président du Comité Olympique Algérien (COA), Mustapha Berraf engrange les succès, intra et extra muros, un peu à la façon du basketteur qui réussit, sans coup férir, ses tentatives aux trois points. De beaux restes, assurément, du grand joueur qu’il fut dans les années 70 !

Mais la force du désormais nouveau patron de l’Association des Confédérations Nationales Olympiques Africaines (ACNOA), réside encore plus dans un mental de battant et d’une posture zen, à toute épreuve, qui lui vaut, du reste, de se hisser au niveau du cercle fermé des personnalités sportives les plus appréciées, notamment à l’international. La preuve par 27/34. Le rapport qui plébiscite Berraf à la tête de l’ACNOA avec ses 27 voix, sur 54, au premier tour, et qui a manqué d’un cheveu tourner à la majorité et 34 voix à l’issue du second tour contre la Burundaise Lydia Nsekera (20), parrainée par l’ex président de l’Association, l’ivoirien Lassana Palenfo, grillé par le TAS.

Le triomphe de l’Algérien a été d’autant plus méritoire qu’en coulisses, une campagne prônant la discrimination avait été, insidieusement menée par certaines parties.

Mais l’aura de Mustapha Berraf, solidement adossée à la sagesse et le pragmatisme d’un homme qui a fait beaucoup pour le sport national et africain, on lui doit à ce niveau la mise en oeuvre du plan de restructuration qui verra l'ACNOA, dont il assurait l’intérim, se stabiliser et se moderniser, était plus forte. Il aura surtout démontré, par là qu'il demeurait incontournable sur la scène sportive mondiale dont il revêt le costume d’un grand dirigeant.

Rentré dimanche du Japon, le président du COA, de l’ACNOA et Vice- Président des Comités Olympiques du Monde (COM) a répondu aux sollicitations d’Algérie1. Avec son humilié légendaire !

Président, un feed- back sur l’AGE du 29 novembre qui vous a consacré à la tête de l’ACNOA ?

Cela a été une élection historique contre deux grosses pointures du sport mondial, représentantes de disciplines- phares comme le football et l'athlétisme et sur laquelle même leurs instances dirigeantes internationales ont tenté de peser.

Cette consécration est d’autant plus appréciée qu'elle rappelle au monde que l'Algérie est un grand pays avec de grands hommes.

S’agissant de l’élection en elle-même, elle reflète le choix des électeurs. J’ai toujours milité au sein de l’ACNOA, depuis maintenant 5 mandats. J’ai toujours été loyal envers ses membres.  Aujourd’hui, j’estime qu’il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu. A mon sens, seul le sport et l'olympisme africains ont gagné.

Un état d’esprit fraternel a régné pendant notre assemblée générale, empreinte d’une ambiance de sérénité. Les gens ont choisi la continuité et le pragmatisme. Ils ont exprimé leur souhait de voir l’ACNOA continuer sur sa lancée. Nous avons connu des dysfonctionnements, mais ils sont, à présent, réglés.

Ainsi, une nouvelle étape débute pour l’ACNOA. Nous avons déjà dégagé un budget pour permettre aux meilleurs athlètes africains de réaliser des grandes performances aux Jeux de Tokyo 2020 et opéré à des réajustements structurels trèsintéressants.

Songez-vous apporter des changements à l’Association ?

J’ai la volonté d’imprimer à l’ACNOA un mode de fonctionnement participatif avec des décisions collégiales. Nous devons moderniser notre fonctionnement pour donner à l’ACNOA un nouveau départ. J’attache une grande importance à un mode de gouvernance basé sur la transparence.

Comment allez-vous organiser votre mandat de président de l’ACNOA ?

Je veux y consacrer un maximum de temps. Avec les nouvelles techniques de management et de communication, tout peut être géré à distance. Je serai, dans tous les cas, omniprésent au service de nos cnos.

Y-a- t- il une urgence, aujourd’hui, pour l’ACNOA ?

Les Jeux Africains au Maroc en 2019, à Rabat et Casablanca, en constituent une édition avec 21disciplines de dimension internationale. Sur ce plan, je voudrais rappeler que nous avons obtenu, après 10 années de négociation, un accord avec l’Union africaine et les confédérations africaines. Cet accord nous confère les pouvoirs de management, d’organisation et de marketing de l’événement. Nous aurons besoin de toutes les compétences et de tous les experts et je reste convaincu que le continent dispose de toutes les compétences.

C’est pourquoi j’estime qu’il est temps de donner leur chance aux gens qui veulent s’exprimer et prouver leur valeur.

 Justement et à moins d’une année de l’échéance, comment s’annoncent les JA 2019 ?

Nous avons cette urgence, mais le Maroc possède des moyens, une grande expérience et des installations suffisantes pour donner aux Jeux Africains la dimension qu’ils méritent.

Mais cet événement n’est pas le seul à figurer à notre calendrier. Nous devons aussi préparer les Jeux africains de la Jeunesse en 2022 au Lesotho, et les premiers Jeux africains de plage au Cap Vert.

Comme vous le voyez donc, les challenges ne manquent pas mais j’assure que l’Afrique possède le talent et les capacités pour relever tous ces défis.

On vous laisse le mot de la fin ?

Oui…Permettez- moi de remercier le père de la Nation, le président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, qui m'a non seulement autorisé à me porter candidat mais a instruit pour que je dispose de tous les soutiens.

Je veux remercier, aussi, toutes celles et ceux qui m'ont aidé dans ce difficile challenge, en particulier mes frères et soeurs du Comité Olympique algérien et je m’engage à faire de mon mieux pour honorer l'Algérie.

 

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