Noureddine Bedoui : « Avec le dialogue et l’écoute on peut avancer rapidement »

 Noureddine Bedoui : « Avec le dialogue et l’écoute on peut avancer rapidement »
Par Nabil Semyane | 14 Mars 2019 | 12:28

Noureddine Bedoui a animé ce jeudi sa première conférence de presse en tant que Premier ministre, accompagné de Ramtane Lamamra , vice premier ministre. Pendant plus de deux heures, le successeur d’Ahmed Ouyahia a tenté d’apporter des réponses aux nombreux journalistes présents à ce premier rendez-vous médiatique de Bedoui dans son nouveau costume.

S’agissant du gouvernement qu’il est chargé de former, il a précisé qu’il est en ce moment en plein « consultations et que la composante sera bouclée d’ici la fin de la semaine, au plus tard début de la semaine prochaine. »

Expérience et jeunesse seront les deux critères de choix des futures ministres, explique Bedoui qui parle aussi  d’une présence de jeunes , de femmes et d’hommes d’expérience.

Ce gouvernement, outre la gestion des affaires du pays, à quelques semaines du mois de Ramadhan, de l’organisation des examens de fin d’année, aura surtout « pour mission d’accompagner la Conférence nationale inclusive », a tenu à préciser l’orateur.

Selon lui , cette Conférence, selon la feuille de route qui lui est tracée par le président de la République, aura  à poser les nouveaux jalons institutionnels de la « deuxième république » pour la transmission du pouvoir à la génération post indépendance.  

« En dehors des constantes identitaires de la nation et de son  cadre républicain, toutes les autres questions sont ouvertes à la discussions sans tabous, dés lors qu’il s’agit de se mettre au service de l’Algérie », ajoute t-il.

Le nouveau premier ministre est interrogé sur la rupture de confiance entre le pouvoir et la rue, qui appelle d’ailleurs à une nouvelle journée de mobilisation vendredi.

« Nous avons compris le message de la rue, mais je suis persuadé qu’avec le dialogue l’écoute et l’amour que nous portons tous à l’Algérie nous pouvons avancer  pour  faire en sorte que cette phase de transition soit la plus courte possible », souligne encore le premier ministre qui admet l’existence d’un déphasage entre pouvoir et population.

Au sujet  des manifestations, Bedoui, comme tous les responsables du pouvoir, a souligné leur caractère « pacifique » et « civilisé », en disant sa « fierté d’Algérien ».

Mais il a déploré les incidents enregistrés à la fin des manifestations en les imputant à des délinquants animées de la volonté de faire déraper les choses.

« Les forces de sécurité sont là pour protéger les bien publics et privés, dans le stricte respect  des règles des droits de l’homme » , rassure t-il encore.

Quand bien même, il  n’a éludé  aucune question, sauf peu être celle relative à la positon de la France, considérée par la rue comme un soutien au pouvoir, Bedoui a donné cette impression de ne pas avoir une vision claire de l’avenir .

Il est vrai qu’en ce moment l’initiative est du côté de la rue et la journée de mobilisation de vendredi risque de rebattre encore les cartes dans une situation politiques des plus volatiles.

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