Le Pr Djamel Salmane met en garde contre la radiologie dans le diagnostic du cancer du cavum

Par Abbès Zineb | 28 Février 2014 | 16:17

Le chef de service ORL au CHU Lamine-Debaghine (ex Maillot), le Pr Djamel Salmane a mis en garde, vendredi à Alger, contre le recours à la radiologie pour le diagnostic du cancer du cavum chez l'enfant. En marge du 12ème colloque national de l'Association nationale des spécialistes ORL organisé du 27 février au 1er mars, le Pr Salmane a appelé les médecins ORL à ne pas recourir à la radiologie lors du diagnostic précoce du cancer du cavum chez l'enfant.

Dans ce cadre, le Pr Salmane a évoqué l'endoscopie, une nouvelle technique pratiquée pour le diagnostic du cancer du cavum, estimant que cette technique "n'est pas coûteuse ni invasive pour la santé de la personne" comparativement à la radiologie.

Le cancer du cavum -classé 5ème sur la liste de types de cancers, touche aussi bien l'enfant que l'adulte et est répandu dans les régions d'Afrique du nord et de la Chine. La propagation dans la région du Maghreb arabe de ce type de cancer, dont les recherches scientifiques ne déterminent pas les origines, est due à la consommation de certains produits traditionnellement conservés, à l'exemple de la viande salée et séchée.

Les spécialistes ayant pris part à cette rencontre scientifique ont mis l'accent sur les maladies de l'appareil auditif, à l'instar de la surdité, qu'elle soit génétique ou provoqué par des maladies transmissibles, appelant à son diagnostic précoce, à travers l'utilisation de nouvelles techniques avant le recours à la pose d'implants cochléaires. Les malades atteints de surdité ne bénéficient pas tous de la pose d'implants cochléaires dont le coût peut atteindre 2,5 millions de DA, selon les spécialistes. S'agissant des maladies du nez, à l'instar de la sinusite, le vice-président de l'association nationale des spécialistes ORL, M.

Mohamed Tchicou a appelé à pratiquer la chirurgie endoscopique et éviter la prescription des antibiotiques. Celle rencontre, à laquelle prennent part 500 spécialistes algériens ainsi que des experts de Tunisie, du Maroc et de Belgique, vise à perfectionner la formation continue des jeunes spécialistes et actualiser leurs connaissances sur les techniques pratiquées à travers le monde. (Aps)

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