Le PFLN soutient Gaid Salah, s’aligne sur la feuille de route de l’armée et flingue l’opposition

 Le PFLN soutient Gaid Salah, s’aligne sur la feuille de route de l’armée et flingue l’opposition
Par Hakim Megatli | 20 Juin 2019 | 14:40

Le parti FLN, version Mohamed Djemiai, confirme une nouvelle fois son alignement sans réserves sur les positions de l’état-major de l’armée et son chef, Ahmed Gaid Salah, dont il soutient tous les discours et toutes les feuilles de routes.

Dans une conférence de presse qu’il animée ce jeudi, Mohamed Djemai a exprimé le «soutien absolu» de son parti aux «solutions» que propose l’institution militaire à la crise politique, estimant que leur refus serait une «aventure» pour  l’avenir du pays. Le nouveau SG de l’ex parti unique ne s’est pas arrêté là puisqu’il a volé au secours du patron de l’armée contre ceux qui le critiquent.

«Quelques groupuscules tentent de s’en prendre au général de corps d’armée et porter atteinte à la profondeur de la relation qui lie l’armée et son peuple. Or, le peuple sait que ceux qui éprouvent de la haine pour l’armée et essayent de ternir la réputation de son commandement figurent dans la case des ennemis de l’Algérie», soutient Mohamed Djemai.

Et de lancer solennellement : «Nous, nous sommes fiers de l’armée et de son commandement et nous allons les accompagner jusqu’à ce que nous soyons rassurés sur le président du pays».

Pour le patron du PFLN, les solutions à la crise ne peuvent êtres que constitutionnelles et qu’il faille répondre favorablement à l’appel à un dialogue «crédible du commandement de l’armée pour qu’il soit conforme avec les revendications du peuple».

Mohamed Djemai n’a pas manqué de rappeler la nécessité d’organiser « rapidement» une élection présidentielle et éviter l’idée d’une période de transition aux «conséquences imprévisibles».

Il en a profité justement pour s’en prendre à ceux qui, d’après lui, veulent «tromper le peuple avec leurs positions», dans une allusion évidente aux partisans d’une transition démocratique avec un gouvernement de technocrates  et une instance indépendante d’organisation des élections.

Le PFLN qui était la cheville ouvrière du projet avorté du 5ème mandat puis de la prolongation du 4ème en faveur de Bouteflika, change désormais son fusil d’épaule sous Djemai dans l’espoir de se faire pardonner par le peuple comme il l’a reconnu dans son premier discours.

 

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