Le magazine Vogue classe l’Algérie parmi les 7 destinations touristiques phares de l’année 2019

 Le magazine Vogue classe l’Algérie parmi les 7 destinations touristiques phares de l’année 2019
Par Amine Bouali | 10 Janvier 2019 | 13:25

Le numéro de ce mois de janvier 2019 du magazine de mode Vogue-France a dévoilé ses 7 destinations touristiques phares de l’année 2019, sélectionnées par le voyagiste Voyageurs du monde. Ainsi, à côté du Népal, du nord du Soudan, la région d’Epire en Grèce, le Rwanda, la Suisse et le Danemark, se trouve, agréable surprise, l'Algérie.

Dans sa présentation de cette dernière destination, Vogue écrit que «longtemps déconseillée aux voyageurs, l'Algérie s'ouvre enfin et culmine, fatalement, en tête de liste des destinations phares de 2019. Pays aux multiples visages, on s'y rend à la découverte d'Alger et de son passé de comptoir carthaginois. Mais aussi à Oran, Tlemcen ou encore Ghardaïa avec à la clef des panoramas plus extraordinaires les uns que les autres». 

Le magazine de mode parie sur un retour en grâce de la destination Algérie. «Après une longue période d’oubli, forcé par l’obscurantisme ayant frappé le pays dans les années 90, Alger revient enfin dans la lumière. Utopie de voyagistes ? N’en déplaise aux rabat-joie, le nom de El Bahdja (la radieuse) est murmuré chez les initiés, comme La capitale méditerranéenne du moment». 

«Il faut dire que l’ancien comptoir carthaginois a de sérieux atouts» assure le célèbre magazine. «Son emplacement d’abord : accrochée aux corniches surplombant une baie majestueuse, la cité offre à chaque coin de rue une vue omniprésente sur la Grande Bleue. Son histoire ensuite : la Casbah, reconnue par l’UNESCO pour sa valeur universelle exceptionnelle, a influencé l’urbanisme d’un pan entier du pourtour méditerranéen. 

Cette richesse architecturale préservée, mêlant style haussmannien et néo-mauresque, s’accompagne aujourd’hui d’une renaissance de certains quartiers, dopée de vitalité, à l’image de Telemly sur les hauteurs de la ville. Un restaurant ethnique, une brocante, une pâtisserie fine, l'atelier d'une jeune créatrice, plusieurs galeries d’art y ont fleuri. Ce quartier décontracté abrite également une poignée de bâtiments des années 50, réalisés par des disciples de Le Corbusier, qui s’inscrivent en plein dans le «revival» actuel de cette période. Plus haut, à Sidi Yahia, on ne compte plus les boutiques branchées, les burger et sushi bars, ni les toits-terrasses sur lesquels la jeunesse algéroise vient danser, après une journée de plage. Une façon de célébrer le grand retour de leur pays». 

Alger en liberté 

Vogue va ensuite à la rencontre de deux jeunes Algéroises au profil différent mais qui donnent d’Alger l’image d’une cité ouverte sur le monde :  «Choumissa et Meriem symbolisent parfaitement le visage actuel d‘Alger. Radieuses, émancipées, dynamiques : ces deux jeunes femmes vous entraînent successivement à la rencontre de leur ville. Des visites pointues et personnalisées au cours desquelles vous aborderez différentes facettes de la capitale. Meriem, qui assure également le service de conciergerie du voyagiste Voyageurs du Monde, vous propose d’entrer de plain-pied dans Alger la Blanche. Aussi à l’aise dans le quartier chic d’Hydra que dans la Casbah, cette jeune dentiste au sourire communicatif vous éclaire sur l’histoire et l’actualité de la capitale. Meriem vous guide vers les lieux mythiques, telle la librairie du Tiers-Monde, le Milk-bar, le musée des Beaux-Arts mais vous ouvre aussi les portes d’artistes atypiques et partage ses adresses préférées, comme cette terrasse d’Hydra enfouie dans les arbres. Jeune entrepreneuse, parmi les premières femmes algériennes à conduire un taxi, Choumissa vous propose quant à elle d’explorer la Casbah, à pied. Passionnée d'histoire, elle connait sur le bout des doigts celle des palais Khedaoudj et Mustapha, du mausolée de Sidi Abderrahmane. A ses cotés, la place des Martyrs prend une autre dimension et la maison d’Ali la Pointe ressemble à celle d’un proche. Cette guide atypique connait ses classiques mais aussi les légendes oubliées qui flottent au-dessus des fontaines et des petits souks. Elle vous ouvre également les portes de l’atelier d’Hachemi le dinandier, celui de Khaled le menuisier, de Farid le peintre sur bois, et de Bahia la céramiste. Autour d’un déjeuner simple : kebab, sardines, salade mechouia et aubergines grillées, la jeune algéroise raconte son quotidien. En fin de séjour, Choumissa partagera avec vous, un spectacle qu’elle affectionne particulièrement : une virée nocturne en voiture sur le balcon Saint-Raphaël. L’occasion d’admirer Alger la nuit, loin de son caractère diurne chaotique». 

Vogue conclut son article par une note semi-écolo semi-culturelle: «Le dernier jour, déjà un peu «algérisé», vous flânerez à votre guise dans le jardin d’Essai, voisin de votre hôtel, égrainant les 3000 espèces de végétaux et les belles pauses où l’on grignote face à la Méditerranée. Rendez-vous ensuite au Musée du Bardo, dont les collections préhistoriques impressionnent par leur qualité : artefacts paléo et néolithiques, peintures, gravures, oeufs d'autruche-gourdes, etc... Cap enfin sur Bab El Oued, quartier de bord de mer populaire et cosmopolite qui a vu grandir l'écrivain Albert Camus. Alger n’aura alors pour vous plus rien d’étranger».

Le moins que l’on puisse dire est que la lecture  de ce magazine qui fait rêver donne envie même aux Algérois de souche de re(découvrir) leur bonne vieille cité. 

Voir tous les articles de la catégorie 'Société'