ETUSA- Transporteurs privés : guerre larvée dans la capitale

ETUSA- Transporteurs privés : guerre larvée dans la capitale
Par Nourredine B | 16 Juillet 2017 | 09:56

‘’Guerre’’ larvée dans la Capitale entre l’Etusa et les transporteurs privés ? Si ces derniers ont repris le travail après une grève-éclair, observée dimanche dernier pour protester contre l’intrusion d’Etusa dans certaines lignes suburbaines mal desservies, une véritable guéguerre s’est instaurée depuis.

Pour rappel et au grand soulagement des usagers, le transporteur historique des grandes villes du pays, a procédé à la mise en service de près de 250 nouveaux bus, la semaine écoulée.

Ses dessertes ciblaient des lignes mal ou aucunement desservies par le privé.

Ce dernier avait dans un premier temps observé une grève «sans préavis» de l’aveu même du président du syndicat des transporteurs privés, Fniza Amar, reconnaissant que les lignes renforcées étaient effectivement «bien desservies».

Mais la sérénité est loin de s’instaurer et la cène publique consigne, depuis, des agissements des plus répréhensibles, frisant, parfois, le tragi-comique.

Ainsi, au niveau des stations, sous emprise du privé, les manigances se multiplient, allant de l’interdiction d’entrée en gare, aux intimidations et autres peaux de bananes.

Parce que généralisé, le stratagème semble participer d’un plan mûrement réfléchi et tend à pourrir la vie au personnel de l’Etusa.

Au niveau de la chaussée, il est observé des jeux dangereux qui menacent et parfois nuisent à l’ordre public de par des provocations exécrables.

A titre d’illustration, ce matin du dimanche, aux alentours de 7h30, un bus privé est sorti en trombe depuis la sortie de la gare gare routière de Ben-Aknoun pour se mettre devant un véhicule-Etusa qui avait pris la route vers le centre-ville.

Une fois placé là, il s’est mis à rouler quasiment au point mort sur les 800 mètres de la nouvelle voie, contraignant le bus de l’Etusa au ralenti.

La scène aurait pu prêter à rire, n’était la grosse colère de dizaines d’automobilistes qui se sont trouvés, ainsi, bloqués derrière alors que la circulation était des plus fluides devant.

D’ailleurs certains d’entre eux, vociférant et actionnant leurs klaxons à tue-tête voulaient rejoindre le chauffeur privé pour en découdre.

En définitive, une situation des plus navrantes qui appelle l’autorité publique à vite réagir.

 

 

 

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