Ebola est la "plus grave urgence sanitaire de ces dernières années" pour les leaders occidentaux

Par Abbès Zineb | 15 Octobre 2014 | 23:13

Les présidents Obama et Hollande, la chancelière Merkel et les premiers ministres Renzi et Cameron ont qualifié mercredi le virus Ebola de "plus grave urgence sanitaire de ces dernières années", a rapporté un porte-parole du Premier ministre britannique. "Les dirigeants ont convenu que c'était la plus grave urgence sanitaire de ces dernières années et que la communauté internationale devait faire beaucoup plus et plus rapidement pour stopper la progression de la maladie", a indiqué dans un communiqué un porte-parole du Premier ministre britannique à l'issue d'une vidéo-conférence commune de 75 minutes des dirigeants américain, français, allemand, italien et britannique.

Le Premier ministre britannique David Cameron "a proposé de saisir l'opportunité de se rencontrer à Milan vendredi et lors du conseil de l'Europe la semaine prochaine pour discuter de ce que l'Europe peut faire de plus pour aider à lutter contre la maladie", a ajouté le porte-parole. Ces annonces interviennent alors que la seconde contamination par le virus Ebola d'une soignante aux Etats-Unis a été jugée "très inquiétante" par les autorités sanitaires américaines.

La fièvre hémorragique Ebola a fait 4.493 morts sur 8.997 cas enregistrés dans sept pays (Liberia, Sierra Leone, Guinée, Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis), selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 12 octobre et publié mercredi à Genève. Les dirigeants occidentaux ont également parlé, lors de cette vidéo-conférence, de la menace représentée par le groupe Etat islamique et "des actions de la Russie dans l'est de l'Ukraine". "Ils ont convenu que la Russie devait faire davantage pour appliquer l'accord de Minsk, notamment en respectant totalement le cessez-le-feu et en arrêtant l'entrée des armes à la frontière", a rapporté le porte-parole.

Concernant le groupe EI, "les dirigeants ont convenu que la coalition internationale faisait des progrès". "Il y a eu un consensus clair sur la nécessité de faire davantage pour soutenir une approche politique inclusive en Irak et pour entraîner les forces armées locales en Irak et en Syrie qui peuvent combattre le groupe EI, aidées par les frappes de la coalition internationale", a également dit le porte-parole. "Les dirigeants ont aussi convenu de l'importance d'encourager les efforts du gouvernement irakien de collaborer avec les communautés sunnites afin d'isoler politiquement EI", selon la même source. (Agences)

Mots-clés :
Catégories : Société

Voir tous les articles de la catégorie 'Société'