Eau : Les perturbations de l'été n'ont affecté que "quelques villes", selon le Ministère (Vidéo)

Eau : Les perturbations de l'été n'ont affecté que "quelques villes", selon le Ministère (Vidéo)
Par Mourad Arbani | 12 Septembre 2017 | 11:00

Les barrages  n’assurent que 35% des besoins en eau potable, alors que 50% sont tirés des nappes souterraines, dans lesquelles, sont prélevés quelque 2,5 milliards de mètres-cubes, a tenté d'assurer, mardi, le  directeur de la mobilisation des ressources en eau au ministère de l’hydraulique M. Abdelwahab Smati s'il ne pleuvait dans un proche avenir.

A ces quantités d'eau mobilisés s'ajoutent celles issues des équipements de dessalement, lesquels produisent un total de 1,9 millions de mètres-cubes/jour, selon le même responsable qui s'exprimait sur les ondes de la radio nationale. 

Poursuivant son argumentaire pour faire face à une éventuelle persistance de la saison sans pluies, M. Abdelwahab Smati a soutenu que l'on fera appel aux réserves hydrauliques contenues dans certains barrages, réservées, jusqu’alors, à l’irrigation agricole.

Comme il a fait part du recours aux transferts d’eau depuis les zones géographiques n’ayant pas subi de choc hydrique, vers celles où pourraient être constatées des pénuries de ce précieux liquide.

Réagissant aux récentes perturbations dans l'alimentation du citoyen en eau potable marquées parfois des actions de protestation populaires, le même responsable a tenté de minimiser en soutenant que les perturbations n’ont affectées que "que quelques villes" et que l’approvisionnement est assuré correctement dans la majeure partie du pays.

M. Abdelwahab Smati a, à ce propos, précisé que  ces perturbations ont été enregistrées dans les régions dont l’unique ressource provient des barrages, à l’exemple de Tébessa, Souk Ahras, Bordj Bou Arreridj, Sétif, Annaba et Tarf, toutes situées à l’est de l’Algérie.

De la forte pénurie d’eau observée dans la région d’Annaba, en particulier, il a expliqué que ce "cas isolé" résulterait d’une série de conjonctures liées notamment à la réhabilitation d’équipements, dont une conduite "fuyarde" de 22 km qui, "si elle avait été rénovée", aurait permis d’éviter la situation créée.    


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