Amnesty International réclame la libération du leader d’Al Ahmadia

 Amnesty International réclame la libération du leader d’Al Ahmadia
Par Kaci Haider | 12 Septembre 2017 | 15:25

La représentation  algérienne d’Amnesty internationale a appelé mardi les autorités judicaires algériennes à libérer Mohamed Fali, président de la «communauté religieuse » El Ahmadia et d’abandonner les charges retenues contre lui pour justifier son arrestation.

L’ONG international considère Mohamed Fali comme « un prisonnier d’opinion que ne fait que pratiquer pacifiquement sa religion. »

Après avoir été arrêté le 28 août par la police à son domicile, qui se trouve Ain Sefra, dans la wilaya de Naâme, le leader d’El Ahmadia  est présenté mercredi dernier devant le juge qui a requis contre lui la peine d’une année de prison ferme et 20.000 dinars d’amende.

 Le verdict est attendu pour demain pour les trois chefs d’accusations, à savoir « appartenance à une organisation non autorisée », « collecte de dons sans autorisation » et « dénigrement de l’islam. »

Amnesty international a réitéré dans son communiqué sa demande aux autorités algériennes de libérer toutes les personnes arrêtées pour les mêmes motifs et cesser les poursuites contre les adeptes d’El Ahmadia, dés lors qu’elles sont liées à une pratique pacifique de la religion.

Le ministère des Affaires religieuses, régulièrement interpellé sur le harcèlement sécuritaires, des adeptes d’El Ahmadia a systématiquement expliqué que leur pratique « n’est pas en conformité avec le référent religieux national.» 

Cette interpellation de l'organisation internationale place encore une fois notre pays dans la triste liste des pays intolérants. Cette posture sera certainement dénoncée à l'avenir par d'autres organisations internationales de défense des droits de l'homme et fera l'objet de rapports négatifs à l'endroit de l'Algérie.

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