Ruptures et tensions sur 150 produits pharmaceutiques : le président du SNAPO fustige l’ANM (Vidéo)

Ruptures et tensions sur 150 produits pharmaceutiques : le président du SNAPO fustige l’ANM (Vidéo)
Par Nourredine B | 28 Janvier 2019 | 13:28

De passage, lundi sur les ondes de la radio nationale, le président du Syndicat national des pharmaciens d’officines (SNAPO), Dr Messaoud Belhambri (Photo), a conforté ce que pharmaciens et patients déploraient, en affirmant que pas moins de 70 produits élaborés localement et 80 autres importés faisaient l’objet de tensions, voire ruptures, qui ne sont pas sans menacer la santé du citoyen.

L’invité de la rédaction de la chaine3 pointe résolument et l’Agence nationale du médicament (ANM) et la cellule de veille, doublée d’un Comité de concertation, se demandant si l’ANM disposait réellement de suffisamment de moyens «pour fonctionner de manière efficace» dans le la crise du médicament.

En parallèle, il a fustigé la cellule de veille, «censée être un organe d’urgence», rappelle-t-il avant de l’accabler, soutenant qu’ «elle n’a pas travaillé de la manière qu’il fallait».

Il en veut pour preuve, à ses griefs, cette situation cruciale où «le problème posé par les pénuries de traitements est resté en l’état», constate-t-il.

Rappelant que ces ruptures ne dataient pas d’aujourd’hui, Belhambri explique que les raisons à l’origine de cette situation ont été maintes fois identifiées, dont celle relative «à la signature des programmes d’importation des produits de soins, effectuée, cette année encore, de manière tardive et repoussant d’autant les délais de réception de ces derniers».

Le président du SNAPO s’offusque encore de ce que «la crise touche également plusieurs autres médicaments, produits localement, soit en raison de l’abandon de leur fabrication par des entreprises publiques et privées, ou bien par suite d'une insuffisante production», relevant le cas, précis des antibiotiques, des anti-inflammatoires, et des vitamines injectables,«indispensables»,à ses yeux.

Sur un autre plan, Dr Belhambri s’est aussi bien interrogé sur la consistance de l’enveloppe financière allouée aux importations de soins, à hauteur de «quelques 2 milliards d’euros», précise-t-il, que sur l’engagement des importateurs à honorer «les programmes d’importation en quantité et en qualité pour lesquels ils se sont engagés», a-t-il fait remarquer.

Abordant, enfin, les perspectives d’une sortie de crise, le président du Syndicat de pharmaciens, estime «indispensable de revoir tous les outils de suivi de cette filière, tout comme ceux relatifs à l’organisation d'une meilleure distribution», relevant dans cette veine qu’il existait «quelques 600 grossistes-distributeurs du médicament en Algérie, contre seulement quatre à dix dans des pays développés», soulignant toute la difficulté pour les pharmaciens de travailler dans une telle pléthore.

 

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