Départs massifs des médecins à l’étranger : Le président de Conseil de l’Ordre met en garde contre cette autre forme de "Harga" (Vidéo)

Départs massifs des médecins à l’étranger : Le président de Conseil de l’Ordre met en garde contre cette autre  forme de "Harga" (Vidéo)
Par Kaci Haider | 21 Janvier 2019 | 14:35

Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Dr Mohamed Bekkat Berkani, a lancé lundi un cri d’alarme contre cette nouvelle forme de « Harga » qui touche le corps des médecins, à cause des mauvaises conditions socioprofessionnelles tant dans le secteur public que privé.

 « Depuis le mois de décembre, nous avons enregistré au Conseil de l’Ordre, plus de 4.000 demandes de certificats de travail et d’attestation de bonnes conduites de la part des médecins dont des spécialistes pour quitter le pays » souligne le Dr Bekkat Berkani qui fait état de « rencontre sur Skipe entre médecins algériens et hôpitaux du Glofe, dans le but de les recruter ».

L’intervenant qui s’est exprimé aujourd’hui sur les ondes de la radio a positivé l’intérêt de l’Etat pour le phénomène «Harragas, qui vient de faire l’objet d’un séminaire national, mais il appelle à une prise de conscience des pouvoirs publics quant à cette autre forme de Harga qu’est la fuite des médecins en Europe et dans les pays du Golf.

Il a appelé à l'établissement d'un véritable dialogue pour éviter la "fuite des cerveaux", notamment des médecins, "formés à grands frais" en Algérie et qui vont exercer leur talent ailleurs.

"Il faut que les autorités prennent langue avec cette intelligentsia qui est en train de nous quitter, formée à grands frais, et qui va exercer fatalement ses talents ailleurs", a-t-il ajouté, plaidant pour l'amélioration de leurs conditions sociales, de travail et d'enseignement.

Le Dr Bekkat Berkani a relevé que 15.000 médecins algériens exerçaient en France, dont 5.000 seulement avaient une situation administrative réglée, affirmant toutefois que dans ce pays, "vous avez des Algériens qui sont dans les services de pointe de la médecine".

Pour ce spécialiste de la santé, il faudrait "tout remettre à plat" pour améliorer ce secteur, notamment les structures hospitalières, le financement du service public pour être à la hauteur de la demande de la population en terme de soins.

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