Cancer du sein : le Docetaxel à nouveau autorisé

Cancer du sein : le Docetaxel à nouveau autorisé
Médias | 13 Juillet 2017 | 22:50

Les autorités sanitaires lèvent leur recommandation d'éviter temporairement l'utilisation de docetaxel pour le traitement des cancers du sein. Cette recommandation avait été faite en février dernier, suite à plusieurs décès de patientes.

En février dernier, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lançait une enquête de pharmacovigilance sur le docetaxel, un médicament prescrit pour éviter les récidives en cas de cancer du sein. Cette enquête faisait suite au signalement du décès de 18 patientes, depuis la commercialisation du produit en 1994.

A l'issue de cette enquête, l'ANSM et l'Institut national du cancer (Inca) viennent de lever la recommandation d'éviter temporairement l'utilisation de docetaxel dans les cancers du sein infiltrants non métastatiques.

1 DÉCÈS POUR 10 000 PATIENTES

"Les résultats des investigations menées par les laboratoires de contrôle de l'ANSM confirment la qualité de l'ensemble des spécialités de docetaxel commercialisées (princeps et génériques) en France. De fait, l'enquête nationale de pharmacovigilance qui a porté sur plus de 600 000 patientes traitées, a montré que les cas d'effets indésirables graves, de type colite ou choc septique, et les décès, restent rares au cours des 20 années de commercialisation de ce médicament" soulignent les autorités sanitaires. Le nombre de décès serait de l'ordre de 1 pour 10 000 patientes exposées au docetaxel.

Comme de nombreux autres médicaments anticancéreux, le docetaxel présente des effets indésirables et son utilisation comporte des risques. L'Institut Curie avait d'ailleurs annoncé en février, qu'il stoppait son utilisation.

Mais l'Inca et l'ANSM considèrent que ces risquesne doivent pas priver les malades de ces médicaments efficaces. "Cependant, afin de réduire les risques et renforcer l'encadrement de l'utilisation des taxanes (docetaxel et paclitaxel), l'Inca et l'ANSM sensibilisent les professionnels de santé et les patients sur les risques de neutropénie, entérocolite, neuropathies et réaction d'hypersensibilité, notamment" soulignent les autorités sanitaires dans un communiqué.

En octobre 2017, l'Institut national du cancer entend émettre un avis d'experts sur la place de ces molécules dans le traitement des cancers du sein infiltrants non métastatiques et les conduites à tenir pour la gestion de certains effets indésirables potentiellement graves.

Mots-clés : médicament cancer sein
Catégories : Santé

Voir tous les articles de la catégorie 'Santé'