Campus universitaire agité ? Hadjar s’explique

 Campus universitaire agité ? Hadjar s’explique
Par Nourredine B | 28 Septembre 2017 | 17:21

Dans une déclaration à la presse en marge d'une rencontre avec les représentants des syndicats des étudiants, le ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, est revenu sur les points chauds de cette rentrée universitaire.

D’emblée, le ministre a soutenu que la rentrée universitaire actuelle «a connu moins de problèmes que l'année précédente» pour ensuite réfuter «les déclarations relayées par certains médias» sur les chiffres relatifs à la rentrée universitaire, notamment concernant les transferts et les doléances des étudiants.

Dans la même veine, Hadjar a tenu à démentir la réduction des postes de doctorat, soutenant que son secteur prévoyait annuellement des postes selon la demande exprimée et les moyens offerts.

Dans ce sens, Il a ajouté que 5300 postes avaient été ouverts pour le doctorat de troisième cycle auxquels s'ajoutaient 3.800 postes en médecine dans le cadre de cette présente rentrée.

Reconnaissant, toutefois, que cette dernière a été émaillée de «quelques problèmes», le ministre en situe la cause au niveau de la surcharge constatée au niveau de certains établissements.

L’expliquant, il estime que cette situation a découlé d’une forte demande sur des spécialités précises et du fait que la plupart des étudiants préféraient poursuivre leurs études dans l'université la plus proche de leur lieux de résidence, nonobstant le manque de places pédagogiques.

 «Une série de mesures a été arrêtée», prévoit Hadjar à cet effet, pour qui la prise en charge de cette question  se fera  en fonction des moyens disponibles, tout en soulignant la nécessité de renoncer à l'idée de poursuivre systématiquement des études dans les établissements situés dans les wilayas de résidence ou dans les grandes wilayas, a-t-il soutenu.

Glissant sur d’autres sujets, la tête pensante du MERS a fait savoir que, concernant la recherche scientifique, la question allait être examinée, laissant entrevoir, à ce chapitre, la possibilité de création de 250 nouveaux laboratoires au cours des cinq années à venir.

Pour la formation, le ministre a fait état de l'ouverture de 125 nouvelles spécialités durant l'année en cours, ajoutant que la carte de formation professionnelle pourrait être revue.

Enfin, Hadjar annonce la tenue prochaine, probablement début 2018, d'une conférence nationale sur les œuvres universitaires, consacrée à l'examen de certaines questions liées aux œuvres sociales, notamment l'hébergement, le transport et la restauration, appelant les partenaires à y participer par des propositions et observations.

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