Louisa Hanoune veut des législatives anticipées après la présidentielle d’avril

Louisa Hanoune veut des législatives anticipées après la présidentielle d’avril
Par Abbès Zineb | 20 Décembre 2013 | 17:39

Après avoir bouclé son congrès Louisa Hanoune a repris son bâton de pèlerin pour justement expliquer à sa base militante les résolutions adoptées lors de ce congrès et les éclairer sur les défis politiques auxquels l’Algérie doit faire face.

A Oran, première halte de son tour des wilayas, elle n’a visiblement pas encore assouvi sa colère contre les journalistes qui lui ont reproché de s’accrocher à son poste de première dame du PT au bout de sept mandats, alors que les autres partis politiques ont tous connu des changements de leaders.

"Plumes instrumentalisées" 

Louisa Hanoune, qui revendique sa réélection comme le résultat de la volonté des congressistes qualifie les journalistes qui ne l’ont pas ménagé de « plumes instrumentalisées » Par qui ? Elle ne le dira pas. Sur la question de la présidentielle, sujet incontournable, elle affichera cette fois-ci une étonnante réserve à l’égard d’un éventuel quatrième mandat pour le président Bouteflika.

Dans la salle, ce changement d’attitude est interprété comme un signe que le chef de l’Etat n’est pas finalement partant. Alors, Louisa Hanoune, qui s’est toujours gardé de brocarder Bouteflika est-elle au parfum de ses intentions ? Pour ce qui la concerne rien n’est encore décidé.

C’est son bureau politique qui tranchera à la mi janvier. « je ne suis pas comme ces candidats privés qui militent pour leurs ambitions personnelles, je suis SG d’un parti politique et c’est notre lecture politique qui nous dicte ce calendrier » Louisa Hanoune enchaînera ensuite sur son registre de prédilection les menaces d’intervention étrangères sur l’Algérie.

Elle s’en prendra à l’ambassadeur US à Alger « Pour qui se prend t-il pour demander aux autorités algériennes de revoir la loi 51 49 (relative à l’investissement étranger, s’emporte t-elle. Le Premier ministre français Jean marc Ayrault, en visite à Alger la semaine dernière en prend lui aussi pour son grade.

Elle lui reproche de ne s’intéresser qu’à la conclusion de contrats au détriment de la question de la mémoire qui est pour elle incontournable pour toute remise à plat des relations entre Alger et Paris. Pour Louisa Hanoune, ces velléités d’ingérence sont nourries par la faiblesses des institutions nationales. Elle cite la plus emblématique, l’Assemblée nationale populaire.

Pour elle, « elle n’a aucune légitimité, elle représente à peine 20% de la population algérienne ». Et c’est la raison pour laquelle , elle appelle à l’organisation de législatives anticipées, juste après la présidentielle du mois d’avril. Une proposition récurrente dans la bouche de Louisa Hanoune, mais aujourd’hui défendue aussi par d’autres forces politiques. Tout en saluant les efforts du gouvernement en matière de transferts sociaux , elle insistera sur la défense des droits sociaux des travailleurs et se félicitera enfin de sa collaboration avec le patron de l’UGTA

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