Islah : Akouchi demande à Bouteflika de respecter "la parole donnée aux Algériens"

Islah : Akouchi demande à Bouteflika de respecter "la parole donnée aux Algériens"
Par Khidr Ali | 28 Juillet 2012 | 19:31

Les législatives du 10 mai semblent avoir donné des idées pour certaines formations politiques qui ont aujourd’hui le souci d’améliorer le contrôle, dans la perspectives des élections locales. Dans ce sens, le secrétaire général du mouvement El Islah M. Hamlaoui Akkouchi a fait samedi une proposition : réunir dans la même instance la commission des magistrats et celle des représentants des partis politiques.

"Bien que le conseil consultatif national du mouvement n'ait pas tranché la question de la participation ou non" aux prochaines élections locales, nous "appelons à l'intégration de la CNSEL et de la justice dans une même instance", a préconisé M. Akkouchi dans une conférence de presse au siège du mouvement.

Car pour le responsable de cette formation politique, la participation aux futures élections locales sera conditionnée en partie par les garanties que donnera le pouvoir pour assurer la régularité des élections". Et à ce propos, il rappellera la nécessité de mettre en application les recommandations de la commission nationale indépendante de surveillance des législatives du 10 mai 2012".

Le secrétaire général d'El Islah avait déclaré que sa formation participera aux élections locales avec "une liste unique dans le cadre de l'alliance de l'Algérie verte" (AAV), si le conseil consultatif national décide la participation", insiste t-il, car pour lui, il n'y a point de salut en dehors d’une alliance des forces islamistes.

D’où le sens de son appel aux partis d'obédience islamique à "s'unir et à s'allier s'ils veulent réaliser des résultats positifs lors des prochains rendez-vous électoraux", précisant que "de nouvelles données existent sur la scène politique susceptibles d'unifier ces partis y compris le ralliement du parti de la justice et du développement et le front du changement à l'alliance".

Partenaire du MSP au sein de l’AAV , Akouchi s’est même permis un commentaire sur le divorce entre le parti de Abou Djara et le ministre Amar Ghoul, qui est sur le point de lancer son propre parti politique.

La démission de l'ex-ministre des travaux publics "n'influera pas et ne faiblira pas l'Alliance de l'Algérie verte", notant que "les résultats obtenus par le MSP à Alger lors des dernières élections législatives étaient le fruit de la publicité que lui avait faite l'Alliance".

Le chef d’El Islah, abondant dans le même sens que d’autres responsables politiques qui ont eu à s’exprimer sur la question, a dénoncé ce qu’il a qualifié d’ "immobilisme politique, après les législatives du 10". Et de demander au président Bouteflika de respecter ses engagements pris devant les Algériens de faire des réformes politiques.

"Il s’est engagé à faire des réformes politiques, il doit les faire, sinon elles nous seront imposées par les autres et ce sera d’autant plus facile pour eux si le prix du pétrole dont dépend la paix sociale en Algérie continue à dégringoler", dit-il encore.

Parlant de la situation socio-économique de l'Algérie, M. Akkouchi a indiqué que "L'Algérie connait une aisance financière qui ne profite pas au simple citoyen". Et de prévenir enfin que "la prochaine rentrée sociale sera mouvementée en raison de la propagation du chômage et des fléaux sociaux".

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