Confiscation des libertés : Abdelaziz Rehabi dénonce une pratique d’une «époque révolue»

 Confiscation des libertés : Abdelaziz Rehabi dénonce une pratique d’une «époque révolue»
Par Hakim Megati | 11 Aout 2020 | 16:39

L’ancien ministre et diplomate, Abdelaziz Rehabi n’est pas allé de main morte pour dénoncer le recours à  «la confiscation des libertés à travers des décisions de justice visant les militants politiques dans le cadre du Hirak».

Dans une déclaration postée aujourd’hui lundi sur sa page Facebook, Abdelaziz Rehabi, estime qu’il s’agit d’une «pratique d’une époque révolue».

 Il en veut d’autant plus que  «ces pratiques inacceptables, écrit –il,  neutralisent les initiatives visant à trouver une sortie pacifique et consensuelle de la crise multidimensionnelle que traverse l’Algérie».

L’ex ministre de la communication qui a été reçu par le président Tebboune avant la formation du gouvernement Djerad, considère que «la politique d’emprisonnement de tout citoyen, avant que la vérité ne soit révélée et que l’accusation ne soit prouvée, alors qu’il ne représente pas une menace probante contre l’ordre public ou la sécurité nationale et offre des garanties légales, ne fera de l’Algérie ni un pays ni plus juste ni plus fort .»

M. Rehabi estime également que la justice «n’a pas vocation à limiter les libertés individuelles et collectives, mais, de protéger les droits et libertés fondamentaux contre toute violation. Son essence est de protéger les citoyens des dérives et des pressions du pouvoir exécutif, ainsi que des divers groupes d’intérêt et d’influence».

Or, constate –t-il, «Malheureusement, notre système judiciaire n’a pas encore été en mesure de se libérer du fardeau des pratiques de l’ancien régime, dans sa tentative d’instaurer une justice véritablement indépendante et garante de l’Etat de droit sans lequel aucune transition démocratique n’est possible».

Et Abdelaziz Rehabi d’interpeler  directement la justice algérienne pour qu’elle prenne conscience de responsabilité historiques. «La justice algérienne doit, aujourd’hui, prendre conscience de sa part de responsabilité historique dans le succès ou l’échec de la transition souhaitée vers la gouvernance démocratique», souligne l’ ancien ministre qui fut un pourfendeur de la première heurte du système Bouteflika dont il a quitté le gouvernement avec fracas en 1999.

 

 

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