Abderazak Makri en remet une couche après avoir appelé à « la criminalisation de l’utilisation de la langue française »

 Abderazak Makri en  remet une couche après avoir appelé à « la criminalisation de l’utilisation de la langue française »
Par Hakim Megati | 21 Mai 2020 | 16:53

Le chef du mouvement islamiste (MSP), Abderrazak Makri qui a étonné son monde en proposant de criminaliser l’usage de la langue française dans les institutions et les documents officiels, n’en démord pas.

Frontalement attaqué sur les réseaux sociaux pour sa proposition -qui n’a par ailleurs aucune chance d’aboutir- Makri qui adore endosser l’uniforme du «guerrier» contre la France, a déclaré dans un message posté sur sa page Facebook  que «les enfants de la France ont ressenti la douleur quant à la perspective de criminaliser l’usage de la langue française dans les institutions et les documents officiels».

 Le président du MSP accuse les algériens qui rejettent sa proposition d’être liés à la France.

«Leur vraie cause c’est défendre la langue française et les intérêts français», écrit-il sur sa page Facebook.

Et d’ajouter : «le vrai souci qui gêne la langue arabe c’est l’usage du français ; eux utilisent nos luttes pour permettre à la langue française, à la culture française et aux intérêts français»  

Bien qu’Abderrazak Makri se soit bien gardé d’identifier les cibles de sa charge virtuelle, il a tout de même désigné ce qu’il appelle un «lobby qui active en faveur d’un Etat étranger».

Plusieurs internautes rappellent un discours où il déclare "Nous ne voulons ni de la langue française ni de l'Amazigh". Et d'autres posts montrent des photos d'un jeune homme et d'une jeune femme qui seraient ses enfants et qui étudieraient dans une université francophone au Canada, selon ses détracteurs.

Les islamo-conservateurs ont toujours fait de cette revendication populiste un fond de commerce récurent, qu’ils tirent de leur tiroir chaque fois qu’une opportunité politique se présente, comme c’est le cas actuellement avec le débat sur la révision de la constitution.

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