Remodelage du Moyen-Orient: Pourquoi l’ingérence occidentale devrait cesser

Remodelage du Moyen-Orient: Pourquoi l’ingérence occidentale devrait cesser
Médias | 19 Février 2019 | 23:58

 Chaque intervention étrangère au Moyen-Orient a reconfiguré celui-ci au détriment des interventionnistes. Sa vive contre-attaque a produit l’effet contraire à celui souhaité par les interventionnistes. Un simple coup d’œil à l’histoire récente (les quatre dernières décennies depuis l’expulsion de l’OLP du Liban) permet de dresser une liste cataclysmique : formation du Hezbollah, du Hamas, d’al-Qaeda et de Daech; renversement du régime taliban, de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi, tentative de renversement du président syrien Bachar al-Assad; tentative de division de l’Irak; guerre au Yémen. Cette liste témoigne des ressources incroyables mises à disposition par les USA, Israël, l’Europe et leurs alliés du Moyen-Orient dans l’espoir d’un « changement de régime », tout comme leur incapacité absolue à créer un « nouveau Moyen-Orient ».

Ils ont plutôt réussi à créer des générations de puissants acteurs non étatiques (ou acteurs quasi-étatiques). Ils ont renforcé l’influence de l’Iran au Moyen-Orient et ramené la Russie sur la scène internationale après une période de latence pendant la Perestroïka. Mais ils ont causé d’énormes ravages, en détruisant complètement l’infrastructure de base de nombreux pays et en faisant subir une régression sévère dans cette partie du monde qui a engendré plus de migration, de la misère, une absence de services, un traumatisme et une colère contre l’Occident. Des pays du Moyen-Orient ont payé une somme énorme d’argent, principalement à la demande et avec l’accord des USA, afin d’affaiblir des gouvernements de la région et leurs habitants en n’obtenant qu’un seul résultat : une région plus pauvre, plus instable et hostile à l’Occident.

L’invasion du Liban par Israël en 1982, qui est parvenue à son objectif d’évincer « l’Organisation de libération de la Palestine » (OLP), qui était un État dans l’État, a donné naissance à une armée irrégulière organisée appelée Hezbollah ou « parti de Dieu ». Le Liban était sous le contrôle des chrétiens maronites d’une part, et des Palestiniens de l’autre. L’OLP et d’autres groupes palestiniens moins importants avaient attaqué Israël sporadiquement à l’aveugle à partir du sud-Liban au moyen de roquettes de fabrication soviétique (Katioucha), ou même de roquettes de petit calibre liées à une minuterie abandonnée dans une oliveraie ou une orangeraie au sud du Liban, qui étaient dirigées puis lancées en direction d’Israël.

L’appréciation erronée des faits par Tel-Aviv était qu’il croyait pouvoir créer un « protectorat ami, obéissant et impuissant » (le Liban) à sa frontière au nord. Israël a tenté de forcer la main des dirigeants libanais pour qu’ils signent un traité de paix avec Israël et se soumettent entièrement à ses volontés et à ses plans expansionnistes. L’OLP était dirigée par Yasser Arafat, un homme aux objectifs pragmatiques qui disposait de multiples contacts au Moyen-Orient et dans le monde. Comme il était financé par plusieurs pays arabes, leurs dirigeants exerçaient une influence sur ses décisions et l’organisation était tellement corrompue qu’elle ne représentait en fait aucun danger réel pour Israël. Arafat était prêt à signer un traité de paix avec Israël (ce qu’il a fait des années plus tard) et était un leader laïc très éloigné de toute croyance idéologique réelle.

L’OLP a été évincée du Liban, donnant ainsi le champ libre au Hezbollah pour s’épanouir et gagner en force. Au fil des ans, le Hezbollah a appris à tirer son épingle du jeu de la politique intérieure et a réussi à gagner « le cœur et l’esprit » de la population, car loin d’être un corps étranger parmi la communauté chiite libanaise, il en constitue une partie indissociable.

Ayant très mal compris l’organisation, Israël a assassiné en 1992 Sayyed Abbas Moussaoui et les membres de sa famille, leader du Hezbollah et aussi son gourou théologique, sa figure paternelle et son commandant modeste. Tel-Aviv croyait avoir paralysé le Hezbollah, en pensant que son leadership était de forme pyramidale. Sayyed Abbas a alors été remplacé par l’astucieux psychologue de guerre et innovateur charismatique Sayyed Hassan Nasrallah, qui a donné au groupe une taille démesurée et qui l’a transformé en organisation très puissante.

Sous le commandement de Sayyed Nasrallah, le Hezbollah est devenu plus puissant que l’armée libanaise et toutes les forces de sécurité intérieures réunies. Aujourd’hui, l’organisation possède des missiles de précision à combustible solide, des missiles antichars téléguidés au laser, des missiles de précision antinavire, des missiles de défense antiaérienne téléguidés et plusieurs milliers de membres des forces d’élite bien entraînés et disciplinés. Le groupe possède une infrastructure sociale, un hôpital, des écoles, une banque, des bureaux pour les veuves et les familles des martyrs, des génératrices d’électricité au sud du Liban et dans les banlieues de Beyrouth, et plusieurs municipalités sous sa direction.

En 2005, à la suite de l’assassinat du député et ex-premier ministre Rafiq Hariri, les USA croyaient avoir repris le contrôle du Liban et ont réussi à forcer un retrait syrien du Liban, mettant alors fin à la soi-disant hégémonie politique et militaire syrienne. Sauf qu’en jouant du coude pour faire sortir les Syriens, ils ont rendu le Liban imprévisible, sans maestro pour le faire réfléchir à deux fois avant de se déchaîner contre Israël ou de permettre à un groupe comme le Hezbollah de le faire.

De plus, l’absence d’intervention syrienne dans le gouvernement libanais a permis au Hezbollah d’entrer au parlement et de compter aujourd’hui plus de 18 ministres dans le gouvernement actuel qui soutiennent ses objectifs stratégiques de recourir à la force militaire contre Israël en cas de guerre, et de garder ses armes perfectionnées comme « facteur d’équilibre » pour empêcher Israël d’étourdiment choisir la guerre.

De même, la guerre de 2006 « pour détruire le Hezbollah » a permis de créer une chaîne d’approvisionnement militaire sans précédent de la Syrie au Hezbollah tout au long de cette guerre. Le Hezbollah a appris à manier le missile antichar à télémètre laser russe mortel « Kornet » en l’espace de quelques heures, et à empêcher ainsi Israël d’atteindre ses objectifs. Le Hezbollah a ainsi gagné en force et en a profité pour réapprovisionner son arsenal d’armes en fonction des leçons tirées de la guerre israélienne de 2006.

Le 12 février 2008, Israël a assassiné Haj Imad Moughnniyah, alias Haj Radwane, qui occupait le poste de vice-chef du conseil du djihad. Il commandait « l’armée », l’innovation militaire, le service du renseignement à l’étranger, le soutien à la résistance irakienne et palestinienne et de nombreux autres dossiers. Tout cela dans les mains d’un seul homme. Son assassinat a frappé durement le Hezbollah. Sayyed Nasrallah a alors distribué toutes les fonctions d’Imad parmi une demi-douzaine de commandants qui faisaient déjà partie de l’organisation. Ceux-ci ont réussi à augmenter la force et la performance du Hezbollah, comme on l’a vu au Liban, en Syrie et en Irak. Le leadership du Hezbollah assure une gouvernance horizontale, où personne n’est indispensable.

Malgré les objections de nombreux pays, le Hezbollah a imposé un « président de la République » chrétien, le général Michel Aoun. Il a défendu le premier ministre sunnite Saad Hariri pendant son enlèvement à Riyad par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, en plus de soutenir sa nomination dans le gouvernement actuel. Il a accepté d’avoir un nombre inférieur de ministres dans le nouveau gouvernement (même si le quota lui permet d’en nommer davantage). Il a forcé l’entrée d’un ministre sunnite au sein du gouvernement, qui représente les minorités sunnites, et le choix du ministre de la Santé (entre autres) s’est fait sous ses directives.

Le Hezbollah ne cache pas le fait que la facture des soins de santé est très élevée. Cela s’explique non seulement en raison de son engagement en Syrie et des pertes infligées parmi ses membres (qui représentent en fait un infime pourcentage des dépenses), mais surtout aux dizaines de milliers de familles inscrites à son régime d’assurance-santé gratuit offert à des familles entières de militants. La question concerne aussi tous les citoyens libanais sans exclusion, car le prix des médicaments importés est ridiculement élevé, causé principalement par une situation de monopole et la corruption. Les mêmes médicaments fabriqués en Turquie, en Syrie ou en Iran coûtent beaucoup moins cher comparativement aux prix sur le marché libanais.

Toutes ces ingérences au fil des ans dans les affaires du Liban ne laissent planer aucun doute : elles ont été contre-productives pour les interventionnistes et ont profité énormément au Hezbollah, à ses alliés en Iran et à « l’Axe de la résistance ». Il aurait été largement préférable de quitter les pays du Moyen-Orient, en les laissant évoluer à leur propre rythme et choisir leur système de gouvernement sans intervention de l’extérieur.

Les USA et leurs alliés ne peuvent jamais intervenir avec succès au Liban et dans tout autre pays, tout particulièrement au Moyen-Orient, sans bénéficier d’un soutien local et d’une volonté locale de satisfaire à Washington, en lui permettant de s’installer et de s’amuser avec les destinées du pays. Mais cela peut cesser et cessera le jour où les populations locales se rendront compte de l’ingérence étrangère.

Syrie : le projet de créer un «État de jungle» a plutôt donné naissance à un puissant mouvement de résistance

L’ingérence étrangère a poussé bien des populations du Moyen-Orient dans la pauvreté, tout en les rendant plus déterminées à affronter et à rejeter la domination mondiale que veulent exercer les USA. Le nombre de pays du Moyen-Orient et d’acteurs non étatiques qui s’opposent à la coalition des USA est relativement petit et faible comparativement au camp adverse, mais ils ont quand même réussi à ébranler la superpuissance la plus riche et la plus forte, tout comme ses alliés du Moyen-Orient riches en pétrole qui ont été les bailleurs de fonds et les instigateurs des guerres récentes. Ces opposants se sont fondus en un mouvement de résistance qui gagne en popularité partout dans le monde, malgré une guerre de propagande sans précédent dans les médias de masse. Le pouvoir de convaincre de la coalition des USA s’est effondré sur le plan intérieur et à l’étranger, sous le poids de la supercherie flagrante intrinsèque au projet de soutenir des gangs djihado-takfiris qui terrorisaient, violaient et tuaient des chrétiens, des sunnites, des laïques et d’autres populations civiles, en prétendant mener une guerre mondiale contre le terrorisme islamique.

Les petits pays ciblés par la coalition américaine sont théoriquement et stratégiquement importants en raison de leur proximité à Israël. Malgré leurs faibles ressources et leur nombre relativement limité d’alliances par rapport à l’autre camp, ils rejettent toute forme de réconciliation selon les conditions imposées par Israël.

De son côté, Israël se réconcilie et tisse des liens de plus en plus ouverts avec les pays arabes riches en pétrole. Nous voyons aujourd’hui le premier ministre Benjamin Netanyahu musarder à Varsovie, en train de discuter et d’échanger des poignées de main avec des dirigeants arabes. Ce n’est évidemment pas la première rencontre du genre, car on a constaté ces dernières années une ouverture et un réchauffement progressif des relations entre Israël et de nombreux dirigeants arabes.

Mais il faut dire que ces pays du Moyen-Orient ont longtemps soutenu l’agression d’Israël contre le Liban et ses habitants. Dans la dernière décennie, cet appui s’est étendu pour inclure un complot contre les Palestiniens et la Syrie.

Les USA font d’énormes pressions sur la Syrie depuis 2003, après l’invasion de l’Irak. Lors de la visite du secrétaire d’État Colin Powell à Damas en mars 2003, il a offert une gouvernance de longue durée au président Bachar al-Assad s’il se soumettait à la condition suivante : abandonner le Hamas et le Hezbollah et ainsi se rallier à la feuille de route menant à la création du « nouveau Moyen-Orient ».

Après l’échec de la tentative d’intimidation de Powell, l’Arabie saoudite et le Qatar, les deux principaux alliés de l’administration américaine qui lui servent aussi de bailleurs de fonds pour remplir ses objectifs (et ceux d’Israël), ont promis de faire pleuvoir or et richesse à la Syrie.

Mais Assad ne voulait pas subir l’influence et la pression américaines et saoudiennes. L’influence, c’était l’affaire des USA, l’Arabie saoudite et le Qatar restaient derrière, prêts à puiser dans leurs goussets. Une guerre contre l’État syrien devenait alors inévitable, dont les objectifs et les avantages potentiels étaient immenses.

Sept ans de guerre en Syrie expliqués en quelques paragraphes

La prolifération de Daech a repoussé la cause palestinienne vers la périphérie. Ce groupe a terrorisé le Moyen-Orient et contribué à la destruction de l’infrastructure de la région, en tuant ses habitants par milliers et en drainant ses richesses. Daech a également lancé de nombreuses attaques partout dans le monde, du Moyen-Orient à l’Europe. Daech n’a jamais attaqué Israël, même s’il était basé à sa frontière sous le nom « d’armée Khalid ibn al-Walid ». Al-Qaeda n’a pas attaqué Israël non plus, avec qui il a partagé une frontière commune pendant des années, en bénéficiant du soutien des services de renseignement israélien et même de soins médicaux!

Tout cela s’est fait dans le but de détruire la Syrie en la divisant en zones d’influence : la Turquie en prenait un gros morceau (Alep, Afrin, Idlib); les Kurdes réalisaient leur rêve en accaparant des terres arabes et assyriennes au nord-est pour créer le territoire du Rojava lié au Kurdistan irakien; Israël prenait possession des hauteurs du Golan en permanence tout en créant une zone tampon en grugeant encore plus de territoire à Quneitra; un État en déliquescence était créé où les djihadistes et les groupes de mercenaires pouvaient s’entretuer à qui mieux mieux pour assurer leur domination; et tous les djihadistes parvenaient à leur destination favorite et la plus sacrée (Bilad al-Sham – le Levant), pour en faire des « Émirats islamiques ».

Il s’agissait aussi, sur le plan stratégique, de stopper l’envoi d’armes de l’Iran au Liban, qui passait par Damas; d’affaiblir « l’Axe de la résistance » irano-syro-irako-libanais en coupant l’élément syrien; de préparer une autre guerre contre le Liban une fois la Syrie rayée de la carte; d’accaparer les ressources pétrolières et gazières de la Syrie sur terre et en Méditerranée; de construire un pipeline du Qatar à l’Europe pour paralyser l’économie russe; et enfin de faire sortir la Russie du Levant en abandonnant sa base navale sur la côte.

Pendant toute la durée de la guerre syrienne, aucun leader ne s’est proposé pour diriger le pays et remplacer Bachar al-Assad. Le plan était d’établir l’anarchie, de façon à ce que la Syrie devienne un « État de jungle » au Moyen-Orient.

C’était un plan dont l’envergure dépassait Assad et s’étendait bien au-delà des Syriens. Des pays du Moyen-Orient (l’Arabie saoudite et le Qatar) ont investi des centaines de milliards de dollars pour tuer des Syriens, détruire leur pays et accomplir les objectifs susmentionnés. C’était un crime contre une population entière avec la complicité attentive du monde moderne et « démocratique ». 

De nombreux prétextes ont été servis pour expliquer la guerre en Syrie. Ce n’était pas seulement un changement de régime qui était souhaité, mais aussi la création d’un État de jungle. Les cercles de réflexion, les journalistes, les universitaires, les ambassadeurs, tous se sont joints à la fiesta en s’associant au massacre de Syriens. Des larmes de crocodile ont été versées à propos de « catastrophes humanitaires » en Syrie alors qu’au Yémen, le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, le massacre se poursuivait et se poursuit encore, pendant que les mêmes médias institutionnels détournent le regard et dissimulent la nature du conflit au public en général.

Quiconque comprenait le jeu, ou même une partie du jeu, était qualifié « d’assadiste », une désignation qui se voulait méprisante. L’ironie cruelle, c’est que l’épithète « assadiste » a été employée à profusion par des intellos américains qui n’ont évidemment jamais comptabilisé et reconnu publiquement les millions de morts que les dirigeants politiques des USA ont causés au cours des siècles. 

Qu’a apporté cette intervention mondiale ?

La Russie est retournée au Levant après une longue hibernation. Son rôle essentiel est de s’opposer à l’hégémonie des USA dans le monde sans provoquer, ou même tenter de provoquer une guerre contre Washington. Moscou a fait étalage de ses nouvelles armes, a ouvert des marchés pour son industrie militaire et a fait valoir ses compétences sur le plan militaire sans tomber dans les nombreux pièges posés au Levant durant sa présence active. Elle a conclu l’accord d’Astana pour contrecarrer les tentatives de manipulation des négociations par l’ONU. Elle a réussi à compartimenter la guerre en plusieurs régions de façon à pouvoir régler chaque composante séparément. Poutine a démontré toute la finesse de son esprit militaire en tirant son épingle du jeu de la « mère de toutes les guerres » en Syrie. Il s’est aventuré habilement dans le camp des USA pour contrer leurs objectifs hégémoniques, en plus de créer des alliances stratégiques solides et durables avec la Turquie (un membre de l’OTAN) et l’Iran.

L’Iran a trouvé un terrain fertile en Syrie pour consolider « l’Axe de la résistance » lorsque les habitants du pays (chrétiens, sunnites, Druzes, laïques et autres minorités) ont réalisé que la survie de leurs familles et de leur contrée était en jeu. Il a réussi à reconstituer l’arsenal de la Syrie et à livrer au Hezbollah les armes perfectionnées nécessaires à une guérilla classique pour empêcher Israël d’attaquer le Liban. Assad est reconnaissant de la fidélité de ces partenaires qui ont été du côté de la Syrie alors que le monde conspirait pour la détruire.

L’Iran a adopté une nouvelle idéologie. Elle est ni islamique, ni chrétienne, et a pris naissance pendant les sept dernières années de guerre. Il s’agit d’une « idéologie de la résistance », qui va au-delà de la religion. Cette nouvelle idéologie s’est même imposée sur l’Iran clérical et le Hezbollah, qui ont renoncé à leur objectif d’exporter une République islamique, en choisissant plutôt de soutenir toutes les populations prêtes à s’opposer à l’hégémonie destructive que les USA imposent sur le monde.

Dans le cas de l’Iran, il n’est plus question d’étendre le chiisme ou de convertir des laïques, des sunnites ou des chrétiens. Le but recherché est que tous identifient le véritable ennemi et se dressent contre lui. Voilà ce que l’intervention de l’Occident au Moyen-Orient est en train de créer. L’Occident a effectivement réussi à appauvrir la région, mais il a aussi engendré un ressac provenant d’un front puissant. Ce nouveau front semble plus fort et plus efficace que les forces déchaînées par les centaines de milliards de dollars dépensés par la coalition opposée dans le but de semer la destruction pour assurer la domination des USA.

Elijah J. Magnier

Traduction de l’anglais par Daniel G.

La source originale de cet article est ejmagnier.com
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