L’Ecole diplomatique d’Abdelaziz Bouteflika: Le devoir d’éclairer (18ème partie)

L’Ecole diplomatique d’Abdelaziz Bouteflika: Le devoir d’éclairer (18ème partie)
Contribution | 04 Février 2019 | 16:28

Par Mohamed Ould El Bachir 

Depuis plus de six mois, je lis, je vois et j’écoute d’une manière attentive et continue  tout ce qui se rapporte à l’œuvre grandiose du Président Abdelaziz Bouteflika et je me suis rendu compte que beaucoup  d’analyses étaient très intéressantes, mais certaines d’entre elles relayées par la presse, tout récemment,  font abstraction, par inadvertance, me semble-t-il,  de l’importante action du Président sur le plan extérieur. Pas un mot !

Tout en saluant, par la même occasion, les acquis  de la paix, de la stabilité, de la cohésion sociale et de l'unité de la nation, face aux turbulences de l’environnement immédiat,  notre analyse se propose de poser un regard à la fois complet et objectif sur la  diplomatie algérienne. Les faits à l’appui, notre  démarche est loin d’être celle d’une attitude alignée, mais l’idéal d’éclairer est notre souci. 

Pour reconquérir l’histoire, l’œuvre de redressement national du Président Abdelaziz Bouteflika s’est  appuyée sur une politique résolue de restauration de l’image de l’Algérie, en rompant d’abord et avant tout  avec l’isolement diplomatique dans lequel l’Algérie était plongée après la tragédie nationale des années 90. 

Très vite, il s’est attelé à aider à trouver une solution aux conflits qui minaient le continent  africain, particulièrement dans la région des grands lacs ou dans la corne de l’Afrique du fait de la Guerre dévastatrice entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Ces deux pays signeront  après de longs mois d’une médiation menée par l’Algérie, présidente de l’OUA, les Etats Unis et l’Union européenne, un accord de paix à Alger en 2000.

Dans son environnement immédiat, l’Algérie s’est totalement investie dans la recherche de solution politique au Mali et en Libye, convaincue de l’indivisibilité de la sécurité, de l’imbrication des intérêts et du  destin commun  des pays de la région. Elle a encouragé tous les acteurs, à l’exclusion des groupes terroristes, au dialogue et à la réconciliation nationale. Son action procédait d’une approche qui privilégie le dialogue, rejette les ingérences étrangères, facteurs aggravants des crises,  et enfin prône l’équidistance, la réconciliation nationale et le vivre ensemble en paix.

Au Maghreb, elle n’a eu de cesse de déployer des efforts pour relancer le processus d’édification de l’UMA,  préconisant même une approche nouvelle fondée sur la mise en place de politiques communes dans les domaines économiques, qui permettraient de jeter les fondements d’une intégration progressive, au profit des  peuples de la région. 

L’Algérie, fidèle à ses principes, a toujours apporté son soutien au peuple du Sahara Occidental pour l’exercice de son droit à l’autodétermination. Une position adossée au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies. 

L’Algérie, généreuse à l’image de son grand peuple, a mis à la disposition de ses partenaires son expérience de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, acquise de haute lutte et au prix de sacrifices immenses, consentis durant les années de sang et de larmes. Cette expérience est appréciée à sa juste valeur par la communauté internationale.

Les connaisseurs des arcanes de la diplomatie algérienne disent qu’il Il  connaît tous les faiseurs d’opinion à l’échelle mondiale, depuis longtemps, certains avant qu’ils ne deviennent présidents.  Grace à lui, l’Algérie a joué les premiers rôles dans la reconversion de l’Organisation de l’union africaine en Union africaine, et initié avec d’autres acteurs  la création du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

Cela étant dit, et sans parler des succès des années 1970, l’approche préconisée et défendue  par l’Algérie pour le règlement des crises  lui a valu le statut de partenaire respecté et écouté. 

Au delà des relations de coopération classiques entre pays, les nombreux Chefs d’Etat et de Gouvernement qui se sont succédé à Alger, connaissant la longue et riche expérience du Président Bouteflika,  ont toujours sollicité ses analyses et ses  avis sur les questions internationales de l’heure.

Par M. Ould El Bachir

     (Universitaire)

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