Rebrab-Benbada: la polémique

Rebrab-Benbada: la polémique
La Rédaction | 13 Janvier 2011 | 16:51

Le ministère du commerce a sommé Cevital de respecter l'accord conclu avec les opérateurs sur le prix du sucre et de l'huile, suscitant l'incompréhension du président du groupe Issad Rebrab qui dit avoir fait mieux que ce qu'on lui demandait.

 Aux yeux de Mustapha Benbada, la générosité de Cevital est suspecte. En effet, Cevital a baissé les prix en deçà des plafonds fixés par le ministère pour permettre aux intermédiaires d'empocher leur marge et au consommateur de payer le kilo de sucre moins de 90 dinars et le bidon d'huile moins de 600 dinars.Alors que les émeutes de la semaine dernière ont comme cause directe la flambée des prix des deux produits, au demeurant reprochée à Cevital, la décision du groupe aurait due être interprétée comme un facteur d'apaisement. S'il attendait des félicitations, il a dû déchanter. Homme d'affaires avisé, Rebrab est en fait soupçonné de rechercher une position dominante sur le marché. Pour le ministère du Commerce, sa décision ne serait pas celle d'un mécène mais celle d'un entrepreneur qui cherche à profiter de la crise pour consolider ses positions. "Si je ne baisse pas les prix ce sont les étrangers qui vont inonder le marché. Je ne peux pas laisser faire cela alors que notre production est excédentaire", s'est défendu M. Rebrab. .Pendant les émeutes, M. Rebrab a été la cible de critiques violentes de la part de Louiza Hanoune qui, sans le citer nommément, au eu des mots très durs à sonencontre. La dirigeante trostkyste a même signé un communiqué avec l'UGTA pour demander la reprise en main par l'Etat du marché. La nostalgie soviétique est toujours là.Sans nommer directement Cevital, Abdelaziz Belkhadem l'a également mis dans son collimateur, en demandant que "l'on casse le monopole" sur les deux produits. Une manière de signifier que Cevital est en position de monopole. En fait, il est juste le principal opérateur sur les neuf qui tiennent le marché: La Belle, Sorasucre, Ouest Imoport, Prolipos, Arfia, Cogral, Safia et Zinor. Sans se laisser démonter, Issad Rebrab se dit prêt à répondre devant la justice face aux menaces de poursuites du ministère. "Je me réjouis de pouvoir répondre devant la justice et je vais démontrer que j'ai appliqué la loi de la manière la plus stricte", s'est-il défendu. Offensif à son tour, il estime que les allègements fiscaux décidés par le gouvernement vont bénéficier aux importateurs au détriment des producteurs. "Je suis obligé de défendre mon activité contre les étrangers qui risquent de saturer le marché.

 

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