Ouyahia : « je ne serai pas candidat à la présidentielle de 2019 contre le président Bouteflika »

 Ouyahia : « je ne serai pas candidat à la présidentielle de 2019 contre le président Bouteflika »
Par Nabil Semyane | 20 Janvier 2018 | 12:56

Ahmed Ouyahia reste sur la même ligne au sujet de l’élection présidentielle 2019, assurant qu’il « ne se présentera jamais contre le président Bouteflika, s’il décide de briguer un cinquième mandat ». Voilà une réponse qui est de nature à calmer les esprits, notamment ceux qui l’accusent de faire usage son poste de Premier ministre pour travailler à asseoir son destin présidentiel.

Concernant les attaques dont il est régulièrement la cible de la part du SG du FLN, visiblement chargé de lui faire un « marquage à la culotte », comme on dit la jargon footballistique, Ouyahia réagit à fleurets mouchetés, jugeant qu’il « s’agit là d’une concurrence politique ordinaire. »

Pour qualifier les rapports entre le FLN et le RND, il emprunte encore au football une métaphore pour dire que les rapports entre le RND et le FLN s’expriment des fois comme un jeu « à la brésilienne », c’est-à-dire tout en finesse et en arabesques  et des fois à la manière de l’équipe de l’Uruguay, connu pour son jeu viril et loin de toute poésie sur le terrain.

S’agissant des privatisations, qui ont copieusement alimenté la chronique durant la semaine écoulée, dans la foulée de la mise au point du président Bouteflika, la chef du RND, est loin d’avoir mangé son chapeau. Au contraire, il fait valoir l’autorité du président Bouteflika qui serait favorable à ses privatisations, « à la condition expresse qu’elles soient rigoureusement encadrées. »

En tout état de cause relativise-t-il, « les grandes entreprises comme El Hadjar, Sonelgaz » ne seront pas concernées. Pour autant, Ouyahia a défendu becs et ongles le PPP, arguant que « l’Etat ne peut pas continuer à gérer les usines, il doit désormais flécher ses efforts vers les services régaliens comme la santé et l’éducation des citoyens. Et pour dire que la privatisation est une option lourde, il ajoute que « la gestion socialistes des entreprise n’est pas une constante de l’Algérie. »

Par ailleurs, le patron du RND a dû s'expliquer sur son absence remarquée , mercredi 17 décembre, à l'éxposition sur la transition énérgétique co-organisée par le FCE, la Sonatrach et Sonelgaz..

Elle serait liée à un "simple rhume", en plus de l'obligation protocolaire pour Ouyahia de recevoir le président de l'Alesco, en visite en Algerie. Le premier ministre a ajouté qu'il gardait toute son amitié pour Ali Haddad qui est, selon lui, un partenaire du gouvernement.

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