Le MSP ne croit pas aux assurances du gouvernement sur l’endettement extérieur

 Le MSP ne croit pas aux assurances du gouvernement sur l’endettement extérieur
Par Hakim Megati | 01 Juillet 2020 | 16:07

Le mouvement islamiste d’Abderrazak Makri ne prend pas pour argent comptant les promesses du gouvernement de ne pas recourir à l’endettement extérieur pour pallier le tarissement des réserves de change.

C’est en tout cas ce qu’il a noté noir sur blanc dans son communiqué sanctionnant la réunion mardi de son bureau exécutif national autour de la situation politique, économique et sociale du pays.  

Mais pour le MSP, la plus grande préoccupation c’est la situation financière du pays avec notamment le «tarissement prochain et des réserves de change et sans possibilité à moyen terme de renflouer à cause de la contraction de la rente pétrolière», lit-on dans le communiqué de ce parti  posté sur la page Facebook d’Abderrazak Makri.

Le MSP estime de ce fait que l’Algérie est «exposée» au retour à l’endettement extérieur, «malgré les assurances qui  ne sont ni réalistes ni scientifiques, des responsables qui plus est n’ont pas été encore expliquées à l’opinion publique».

Estimant que la relance économique n’est possible qu’avec une production hors hydrocarbures, le MSP souligne par ailleurs que ces réformes ne peuvent se faire «sans un changement politique effectif et profond à même de rendre la confiance aux citoyens et garantir le contrôle de l’intérêt public.»

Et le MSP d’asséner que les solutions à la crise algérienne «n’existent qu’en Algérie à travers un compromis national effectif et une pratique politique transparente et honnête». L’occasion pour le MSP d’accuser sans le nommer, le gouvernement et plus généralement le président Tebboune de compter sur le «soutien des forces étrangères», dans une allusion évidente à la France

«Nous mettons en garde que la tentation de compter sur des forces étrangères pour éviter les effet des crises économiques et financières ne sera d’aucune utilité pour le pays et tous les pays du monde, notamment les forces coloniales qui ne se soucient que de leurs intérêts et qui considèrent notre développement comme une menace», lit-on dans le communiqué du MSP.

Et de citer nommément la France en lui imputant la responsabilité des crises que vit le peuple libyen «depuis le début à ce jour».

Le bureau exécutif national du MSP a par ailleurs  souligné  avoir  déposé pas moins de 240 amendements et/ou ajouts, et 47 propositions de suppressions, et exposés des motifs  s’agissant du document portant révision de la constitution soumis par la présidence de la république.      

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