La zone industrielle de Rouïba lâche l’UGTA de Sidi Saïd et soutient le peuple

La zone industrielle de Rouïba lâche l’UGTA de Sidi Saïd et soutient le peuple
Par Amel Benabi | 06 Mars 2019 | 15:53

Comme il fallait s’y attendre le soutien sans réserve de la direction nationale de l’UGTA au 5ème mandat ne fait pas  que des heureux.

L’union locale de l’UGTA de Rouïba-Reghaia qui regroupe notamment les mastodontes entreprises publiques qui emploient des milliers de milliers de travailleurs de la zone industrielle de Rouïba, vient de se démarquer publiquement de la position officielle de la centrale de Sidi Saïd et joint sa voix aux appels du peuple au changement du système.

Dans une déclaration reçue à notre rédaction ce mercredi, et signée par son secrétaire général de l'union Locale, Mokdad Messaoudi, l’union locale affirme soutenir le mouvement populaire et exige une réunion de la CEN (commission exécutive nationale) pour débattre de la question.

«Sur insistance des travailleurs et des sections syndicales, l’union locale UGTA de Rouïba s’est réunie en date du 06 mars 2019 pour débattre de la situation actuelle que traverse l’Algérie et du mouvement populaire en cours», lit-on dans cette déclaration.

Et d’ajouter : «Les travailleurs saluent le caractère pacifique, fraternel et responsable des manifestations. Ne pouvant rester en marge des aspirations populaires profondes qui s’expriment, nous joignons nos voix pour dire oui à un changement du système».

L’union locale de Rouïba réclame un système qui «préserve la propriété inaliénable du peuple sur les richesses naturelles de la nation, réhabilite le rôle de l’état dans le développement économique et social et la lutte contre la pauvreté et les inégalités».

Un système aussi qui, est –il souligné, «se démarque des oligarchies et revalorise la valeur du travail et qui place l’homme au centre du développement. Un système qui garantit les libertés individuelles, collectives et le libre exercice du droit syndical».

C’est pourquoi, les syndicats de Rouïba et Reghaia déclarent que l’UGTA «ne doit pas s’inscrire en porte-à-faux avec l’histoire et doit exprimer l’adhésion des travailleurs aux aspirations de la nation au changement pour une vie meilleure».

En conséquence, l’union locale demande une «réunion d’urgence» de la commission exécutive nationale, instance suprême entre deux congrès, pour «débattre de la situation et prendre une position claire dans l’intérêt du pays, des travailleurs et de l’UGTA».

 

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