Entreprises privées de patrons incarcérés : Noureddine Bedoui décrète des mesures d’urgence

 Entreprises privées de patrons incarcérés : Noureddine Bedoui décrète des mesures d’urgence
Par Moumène Belakram | 08 Aout 2019 | 10:04

Dans une réunion de son gouvernement, tenue mercredi, le Premier ministre, Noureddine Bedoui a fait un large tour d’horizon sur la situation socio économique cruciale, marquée notamment par le devenir immédiat des entreprises privées frappées de mesures conservatoires  suite à l’incarcération de leurs patrons.

Il s’agit, selon un communiqué du Premier ministère, de préserver l’outil de la  production nationale  ainsi que les postes d'emploi, «conformément aux lois et réglementations en vigueur», est-il souligné. 

Ainsi et sur la base d’un «diagnostic minutieux» fait  par le ministre des finances, Mohamed Loukal, et d’exposés sur les projets d'investissements financés par le Trésor public,  enregistrant, de facto, un arrêt temporaire de leurs activités, Bedoui a dû décider de  mesures d'urgence, qui ne sont pas précisées ici, à même d’assurer le  parachèvement des projets d'investissement publics en cours de réalisation et le respect de tous les engagements envers les partenaires étrangers.

Aussi, le Premier ministre a- il chargé «tous les responsables des secteurs concernés de mettre en place des mécanismes de suivi de la mise en oeuvre de ces mesures d'urgence, du fait qu'elles concernent des projets à préserver au vu de leur impact positif sur le développement national et leur utilité pour les citoyens», relève le communiqué.

A noter, par ailleurs que, durant la même réunion,  le gouvernement a abordé  la problématique liée au déficit de la balance des paiements, qui menace les réserves de change du pays.

Sur ce plan, il entrevoit d’agir, en premier lieu sur la  filière des services «qui enregistre un déficit structurel dans son budget», est-il souligné, pointant essentiellement «les services des transports maritimes,  des travaux publics et de construction ainsi que les services techniques (études)».

Dans cette optique, il est à attendre  «de nouvelles mesures et procédures», s’agissant de la rationaliser  les importations en services, dont la facture a atteint une moyenne annuelle de 11,42 mds USD. 

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