Economie algérienne : la Banque mondiale prévoit une croissance morose en 2020

Economie algérienne :  la Banque mondiale prévoit une croissance  morose en 2020
Par Amel Benabi | 05 Juin 2019 | 10:05

La Banque mondiale a abaissé mardi ses prévisions de croissance pour l’Algérie prévoyant une croissance "morose" en 2020 sous l'effet de l’assainissement des finances publiques qui va peser sur l’activité hors hydrocarbures.

"La croissance en Algérie devrait être morose, à 1,7 % en 2020, l’assainissement des finances publiques pesant sur l’activité non pétrolière", prévoit l’institution de Bretton Woods dans une nouvelle édition du rapport sur les perspectives économiques mondiales, publié à Washington et cité mercredi par l’APS.

La projection pour 2020 est en baisse de -0,1 point par rapport à celle anticipée dans l’édition de janvier.

La BM a également abaissé sa prévision pour 2019 de -0,4 point à 1,9%. La projection pour 2021 se situera autour de 1,4% en baisse -0,4 point comparé aux anticipations de janvier.

Dans son bulletin économique de la région Mena, publié avril dernier, la BM a prévu le retour rapide de l’Algérie à l’ajustement budgétaire après la politique expansionniste prônée par l’ancien gouvernement pour doper la croissance économique dans un contexte de baisse des recettes pétrolières.

L’institution de Bretton Woods a précisé que ce rééquilibrage budgétaire devrait être suivi d’un léger ralentissement des secteurs hors hydrocarbures sur l’année 2019, neutralisant ainsi une légère augmentation de la production d’hydrocarbures et devrait se traduire également par " une croissance léthargique ".

Mais a noté que les recettes des secteurs hors hydrocarbures étaient en mesure d’apporter une certaine marge de manœuvre pour réduire l’ampleur des coupes budgétaires.

L’institution financière internationale a prévenu que " tout retournement des tendances mondiales du prix des hydrocarbures compliquera la réduction prévue du double déficit.

Le principal défi pour l’économie algérienne est de renforcer sa résilience à la volatilité des prix des hydrocarbures, à la fois en atténuant l’impact de cette volatilité sur le budget et en diversifiant les sources de croissance, a conclu la BM dans le même bulletin en recommandant d’engager d’ambitieuses réformes.

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