Cevital : Des centaines de travailleurs ont marché pour dénoncer le blocage des projets du groupe

 Cevital : Des centaines de travailleurs ont marché pour dénoncer le blocage des projets du groupe
Par Hakim Megatli | 14 Mai 2018 | 18:30

Plusieurs centaines de travailleurs du groupe "agro-industriel» Cevital ont pris part lundi à Bejaia à une marche pacifique pour dénoncer le blocage des projets d’extension du groupe.  

Les manifestants, accompagnés par des personnalités politiques élues de Béjaia, ont surtout mis l’accent sur le projet de trituration de graines oléagineuses, dont l’installation, butte sur le refus obstiné du directeur de port de Béjaia, arguant de l’exiguïté de l’espace portuaire qui s’étend dans sa totalité sur à peine 41 hectares.

« Depuis mars 2017, les citoyens de Béjaïa ont posé un problème d’équité dans la répartition des richesses du pays. Il y a un projet de création de 1000 postes d’emplois dans le cadre de l’usine de trituration de Cevital qui est injustement bloqué. Nous avons démontré à l’opinion publique nationale qu’il y a une politique de deux poids, deux mesures dans la répartition des richesses » , déclare à la presse Youcef Bouzidi, porte -parole de la Coordination initiatrice de la manifestation

« On ne peut pas comprendre que les mêmes usines soient accordées, encouragées et financées à l’intérieur du port de Djendjen (Jijel), et bloquées à Béjaïa. C’est inacceptable, d’autant plus qu’il n’y a aucun autre projet d’envergure dans la wilaya. Trois marches, trois lettres aux différents Premiers ministres et trois appels au président de la République et aucun résultat », dénonce le même responsable. 

Les équipement dédiés à la réalisation de cette unité de trituration ne sont pas déchargés et son réorientés depuis quelques mois, sur le port d’Anvers (Belgique) où ils sont mis en stockage, selon un des animateurs de cette marche.

Pour sa part , le directeur du port de Béjaia se défend de toute volonté de s’opposer à l’extension du groupe appartenant l’homme d’affaire Issad Rebrab.

"Il n’y a aucune volonté d’obstruction à cet investissement", tente de convaincre Djelloul Achour, le PDG  du port  justifiant son opposition par "l’exiguïté du port et l’impossibilité pratique d’y ajouter d’autres  équipements".

 Il a suggéré au groupe de le localiser "en dehors du port", promettant, qu’à ce titre, "le port mettra tous ses moyens pour l’y aider".

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