Benouari réagit aux révélations sur les Panama Papers : "une affaire cousue de fil blanc"

Benouari réagit aux révélations sur les Panama Papers : "une affaire cousue de fil blanc"
Par Nabil Semyane | 17 Mai 2017 | 11:02

Ali Benouari, candidat à la présidentielle 2014 et ex ministre du Trésor dans le Gouvernement Ghozali a réagi, mardi sur sa page Facebook, aux informations révélées dans le journal Le Monde, selon lesquelles, il serait impliqué dans le scandale financier des "Panama Papers."

" Une affaire cousue de fil blanc ", écrit-il d’emblée avec une certaine dérision en se posant aussi la question de savoir " Quelle mouche a piqué ce journal " pour écrire sur la base d’informations qu’il a qualifiées de « brutes », que la société en question aurait eu pour but de "servir de paravent à la cession, au profit de KHALIFA Bank, des actions qu'il détenait dans le capital de la banque Société Générale Algérie (SGA)" et oser affirmer que "Ali Benouari ne voulait pas (par cette opération), que cela se sache."

Benouari s’insurge par rapport à ces affirmations qui sont, selon lui, des contre-vérités et des mensonges mis volontairement bout à bout « pour donner l'impression que le grand pourfendeur de la corruption que je suis n'est, au fond, pas très différent de ceux qu'il ne cesse de dénoncer. Tous pourris, en somme, semble être le message subliminal véhiculé par cette attaque inédite », dit-il.

Ali Benouari juge que la manœuvre a échoué " ça ne marche pas comme ça. Même si l'on s'appelle Le Monde et même si les faits soulevés ont un lien avec le cabinet Mosscak Fonseca, il faut apporter des preuves irréfutables ",  assène-t-il droit dans ses bottes.

Se sentant diffamé par ce grand journal, Ali Benouari attend que des excuses publiques lui soient présentées, faute de quoi il prévient qu’il déposerait " une plainte en diffamation " contre le Monde.

L’ex candidat à la présidence de la république en 2014, se dit convaincu qu’il y a dans ces révélations " une volonté manifeste de lui nuire " vu " l'énormité des mensonges et contre-vérités ". Le reste n’étant, selon lui que " procès d'intention."

Tout en précisant qu’il avait été effectivement contacté par le journaliste, Lyas Hallas, qui fait partie du groupe de journalistes enquêteurs, il précise n’avoir pas " reçu la moindre demande d'information de la part de ce dernier."

Ali Benouari précise qu’il n’est pas résident fiscal en Algérie et qu’il déclare l'intégralité de ses revenus " dans le pays où je paie mes impôts, c'est à dire la Suisse ". Un acte de transparence, une vertu qui, selon lui " fait défaut à nombre de dirigeants politiques Algériens et hommes d'affaires du pays, qui ont été justement épinglés par les Panama Papers."

Voir tous les articles de l'économie