Après la cérémonie de passation :les principaux dossiers qui attendent Ahmed Ouyahia

Après la cérémonie de passation :les principaux dossiers qui attendent Ahmed Ouyahia
Par Nabil Semyane | 16 Aout 2017 | 14:20

Les choses vont très vite : après sa nomination hier, Ahmed Ouyahia a retrouvé ce mercredi le Palais du Dr Saadane, une maison qu’il connait bien, pour les passations des consignes dans une cérémonie, somme toute sobre, ponctuée par des déclarations de convenance.

La formation du gouvernement ne devrait pas tarder, dans les prochaines heures, avancent certaines sources qui croient savoir aussi que l’équipe héritée de Tebboune ne devrait pas connaitre un grand chamboulement.

C’est que le temps urge et Ouyahia n’aura même pas le droit au fameux « round d’observation », fort heureusement il est bien imprégné des réalités et informés sur les dossiers qu’il suivait de la présidence.

Sous le sceau de l’urgence, il doit se pencher sur cette affaire des importations qui a attisé les tensions entre gouvernement et importateurs    et tenter de débloquer la situation, qui y est d’ailleurs pour beaucoup dans le limogeage de Tebboune.

Le gouvernement Ouyahia devrait s’atteler ensuite à préparer la rentrée sociale avec à la clé la tenue de la tripartie prévue pour le 23 septembre à Ghardaïa. Mais, les observateurs n’écartent pas la possibilité d’un report de ce rendez-vous entre les trois partenaires du pacte économique et social.

La préparation de la loi de finance 2018 est un autre chantier qui attend le gouvernement, appelé à faire de la gymnastique budgétaire pour concilier entre rigueur (pour ne pas dire austérité imposée par la conjoncture) et la générosité sociale à laquelle tient le président Bouteflika.

Au plan politique, un rendez-vous phare est inscrit sur l’agenda du gouvernement, les élections locales dont la date est fixée pour le 23 novembre. C’est d’abord une affaire des partis politiques, certes, mais est concerné sur le plan logistique et administratif.

Reste la question de savoir si Ouyahia va reprendre à son compte le projet de Tebboune concernant l’ouverture du dialogue social avec les partenaires politiques sociaux et les compétences académique. On se souvient qu’Abdelmadjid Tebboune attendait juste le feu vert du président Bouteflika pour entamer ce dialogue dont la finalité était d’aboutir à un « consensus national », notamment sur la politique des subventions.

On sait qu’Ahmed Ouyahia est vent debout contre la politique des subventions généralisées. C’était un de ses thèmes durant la campagne électorale, plaidant pour une politique des subventions ciblées.  

Dialogue ou pas dialogue ? Ahmed Ouyahia risque d’être amené à sauter dessus à pieds joints, surtout que le feedback des partis politiques n’est pas positif.  

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