Abdelmadjid Attar ironise sur "des réserves à gogo" et rejoint les "pétro-sceptiques"(Vidéo)

Abdelmadjid Attar ironise sur "des réserves à gogo" et rejoint les "pétro-sceptiques"(Vidéo)
Par Hakim Megati | 17 Novembre 2019 | 13:27

L’ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar et qui a fait l’essentiel de sa carrière dans l’exploration vient d’apporter de l’eau au moulin des pétro-sceptiques qui se font de plus en plus entendre.

Et pour le coup, les propos de ce dernier tenus aujourd’hui dimanche, sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, sont de nature à doucher les espoirs de ceux qui crient à qui veuillent bien les entendre que du pétrole, il y en a encore à gogo en Algérie.

«Il ne faudrait pas, s’attendre à la nouvelles d’importants gisements d’hydrocarbures et ce n’est pas, en édictant une loi  qu’on va en découvrir plus ! » assène, sur de lui l’ex patron de Sonatrach qui réitère que de «nouveaux Hassi-Messaoud, Hassi-R’mel et Berkine», c’est fini !».

Un constat glaçant mais lucide d’Abdelmadjid Attar qui ironise même sur les belles assurances des responsables notamment, le ministre de l’énergie, Mohamed Arkab qui prétend que 70% du territoire national était inexploité.

«Ils racontent ders histoires», balaie-t-il précisant que : «si je suis affirmatif c’est par ce que j’ai passé ma vie à faire de l’exploration !»

L’Invité de la rédaction de la chaine 3  donne un coup de pied dans la fourmilière du discours officiel en estimant que si on a laissé croire qu’il y avait encore assez de pétrole et de gaz à exploiter, «c’était juste pour rassurer la population». «Et quand j’ai dit le contraire, on m’a traité de «pétro- pessimiste», regrette l’expert.

L’ex ministre adosse son constat au fait que même sur d’éventuels gisements énergétiques que pourraient recéler les zones off-shore, il y a, d’après lui, «très peu de chance de découvrir du pétrole» citant  les «conclusions» des techniciens y ayant travaillé».

L’ex patron de la Sonatrach pense même qu’il est temps de tabler uniquement sur la satisfaction des besoins intérieurs en pétrole et ne plus penser à l’exportation dés lors que les réserves d’hydrocarbures dont disposerait actuellement le pays soient faibles d’après lui.

C’est pourquoi il plaide «absolument» en faveur du développement des énergies renouvelables  pour se «libérer des recettes générerais par les hydrocarbures».

 

 

 

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