Qui veut la déstabilisation de l’Algérie ?

Qui veut la déstabilisation de l’Algérie ?
Par Pr Abderrahmane Mebtoul | 03 Janvier 2017 | 21:38

La majorité des réseaux sociaux condamnent avec fermeté le vandalisme qui s’est déroulé à la wilaya de Bejaia, wilaya de culture ancestrale qui a apporté beaucoup à la Révolution, un vandalisme  qui ne reflète pas la culture  des citoyens de cette wilaya qui ont toujours manifesté pacifiquement. En ces  moments de grands bouleversements géostratégiques, la vigilance est de mise  et qui veut déstabiliser l’Algérie ? Certains veulent créer un sentiment de sinistrose en Algérie et veulent semer le désordre. Le terrain est propice car reconnaissons que  des ministres en place ne savent pas  communiquer ou ne sont plus crédibles tant aux yeux de la population algérienne que de l’opinion internationale. Mais au lieu de discours chauvinistes  auxquelles personne ne croit, il faut analyser lucidement la situation pour répondre concrètement aux  défis de l’Algérie. Le temps se compte, l’Algérie ayant un répit de trois années, passant par une profonde moralisation de ceux qui dirigent la Cité, en fait l’urgence d’un renouveau de la gouvernance centrale et locale (1).


1.-A court terme, il n’y aura pas  d’implosion sociale l’Algérie connaissant une crise de gouvernance mais pas une crise financière. Mais cette crise de gouvernance peut se transformer en crise financière avec de vives tensions sociales entre 2018/2020 si l’Algérie n’assure pas  un développement réel porté par les  forces sociales réformistes et non rentières  et ce pour quatre raisons comme j’ai eu à le démontrer longuement dans l’interview que j’ai donnée au quotidien américain American Herald Tribune le 28 décembre 2016(1).   Premièrement, l’Algérie n’est pas dans la situation de 1986, où les réserves de change étaient presque inexistantes avec un endettement qui commençait à devenir pesant. Avec 122 milliards de dollars de réserves de change fin 2016, 112 milliards de dollars selon le FMI, et une dette extérieure inférieure à 4 ou 5 milliards de dollars, ces réserves de change, si elles sont bien utilisées, peuvent à la fois servir de tampon social. Deuxièmement, vu la crise du logement, le regroupement de la cellule familiale concerne une grande fraction de la population et les charges sont payées grâce au revenu familial global. Mais il faut faire attention : résoudre la crise du logement sans relancer la machine économique prépare à terme l’explosion sociale. Troisièmement, grâce à leur travail mais également aux subventions étatiques, les familles algériennes ont accumulé une épargne sous différentes formes.

Cependant, il suffit de visiter les endroits officiels de vente de bijoux pour voir qu’il y a «déthésaurisation» et que cette épargne est , malheureusement, en train d’être dépensée face à la détérioration de leur pouvoir d’achat. Cela peut tenir encore deux à trois ans. A la fin de cette période, tout peut arriver.Quatrièmement, l’Etat, malgré des tensions budgétaires qui iront en s’accroissant, les dispositions de la loi de finances  de 2017, continue à subventionner les principaux produits de première nécessité (27% du  budget): il n’est pas question de toucher à deux produits essentiels pour les plus pauvres, à savoir le pain et le lait. En revanche, à terme, il s’agira de cibler les subventions qui, généralisées, sont insoutenables pour le budget. Pour rappel, sur les 28 milliards de dollars de subventions – sans compter les transferts sociaux – les carburants accaparent plus de 10 milliards de dollars. Avec la baisse des recettes de Sonatrach de 45%, il est indispensable d’accroître la fiscalité ordinaire : c’est là un exercice difficile sans pénaliser les activités productives et les couches les plus défavorisées. Mais, à moyen terme, en cas de faiblesse de la production interne, d’un dérapage accéléré de la valeur du dinar corrélé à la baisse des réserves de change, nous devrions assister à un processus inflationniste accéléré. Entre le budget de fonctionnement et d’équipement, l’Algérie a fonctionné sur un base d’un cours de 86 dollars en 2016 selon le FMI d’où d’inévitables tensions budgétaires. En effet, il faut être aussi conscient que sans réformes structurelles, évitant les replâtrages et les discours populistes, l’implosion sociale est inévitable à l’horizon 2018-2020. L’inflation joue toujours comme facteur de redistribution des revenus au profit des revenus variables et il appartient à l’Etat de concilier l’efficacité économique et une profonde justice sociale, laquelle n’est pas antinomique avec l’efficacité. Tous les appareils de l’Etat doivent donner l’exemple..J’avais préconisé, lors d’une conférence devant le Premier ministre, en novembre 2014, que les responsables au plus haut niveau (présidence, gouvernement, hauts cadres de l’Etat, députés, sénateurs, etc.) donnent l’exemple par une réduction de leurs salaires et évitent des réceptions inutiles. Certes, une telle attitude n’aura pas une importante répercussion sur le budget de l’Etat, mais ce sera un signe fort de mobilisation en faveur d’une austérité justement partagée.

Car tout responsable doit penser à au devenir de l’Algérie. La question est pertinente et relève de la géostratégie. Heureusement que je viens d’être écouté trois ans plus tard, des responsables ayant vécu de l’illusion de la  rente croyaient que le cours allaient repartir vers 90/100 dollars. Rappelons la déclaration irresponsable  de l’actuel Ministre de l’industrie  le 31/08/2015, reproduit par  l’APS  je le cite : » l’Algérie peut  vivre même  avec un  baril de 10 dollars ».Mais n’est pas là le problème. L’Algérie a un répit seulement de trois ans pour changer de cap et éviter de vives tensions sociales entre 2018 et 2020. Certes, à court terme, cette situation peut être maîtrisable, sous réserve d’une plus grande rigueur budgétaire et d’une lutte contre les surcoûts, le gaspillage et la corruption. Mais il faut d’ores et déjà penser à une stratégie liant le politique, l’économique , le social et le culturel en rependant la refondation de l’Etat  passant par une réorganisation du système partisan et de la société civile , système d’intermédiation efficace collant avec la réalité sociale , afin d’éviter l’affrontement direct services de sécurité /citoyens. 


2.-Le constat est amer : vieillissement des élites politiques, méfiance de citoyens vis-à-vis des partis tant du pouvoir que de l’opposition, société civile éclatée, enjeux de pouvoir internes, crise économique, sociale et culturelle et, enfin, contraintes externes de plus en plus pesantes ont abouti à l’absence dramatique d’une véritable stratégie nationale d’adaptation au phénomène total et inexorable qu’est la mondialisation et à une transition  qui se traîne en longueur depuis au moins la crise de 1986 Devant éviter se de référer aux intellectuels organiques aux ordres, selon l’expression du philosophe Gramsci, contre productif pour le pouvoir lui même, force est de constater que l’absence volontaire ou préméditée d’une élite agissante, capable d’élaborer des idées structurantes et peser par ses analyses sur les tendances et les choix majeurs qui fondent et marquent le lien social, se fait cruellement sentir. Cela n’est pas propre à l’Algérie où nous assistons presque partout à travers le monde a discrédit du politique La logique des alliances et la sémantique des discours politiques en vogue expriment une sorte de désarroi intellectuel face à la transformation rapide de la société–monde qui frappe de plein fouet l’action politique et particulièrement son rapport avec la société.. Or, la refondation de l‘Etat doit saisir les tendances réelles de la société algérienne en mutation. Le rôle de la recherche et la nécessité de nouvelles idées s’imposeront comme incontournable pour sortir du volontarisme populiste qui a empoisonné nos choix antérieurs.

Le renforcement de l’Etat de droit devient alors plus urgent quand on sait que la démocratisation des institutions et l’autonomisation vont encourager l’éclosion de nouvelles identités qu’on croyait mortes et qui exigent le pilotage d’un Etat et d’un pouvoir fort de sa légitimité et crédible de sa compétence. La refondation de l’Etat, pour ne pas dire sa fondation comme entité civile, passe nécessairement par une mutation profonde de la fonction sociale de la politique. La fin de l’Etat de la mamelle, puis celle de la légitimité révolutionnaire, signifie surtout que le pouvoir bienfaisant ou de bienfaisances inaugurées comme contrat politique implicite par les tenants du socialisme de la mamelle afin de légitimer l’échange d’une partie de la rente contre la dépendance et la soumission politiques et qui efface tout esprit de citoyenneté active, ce pouvoir doit céder la place à un pouvoir juste, justicier et de justice. C’est la norme du droit qui reprend sa place pour légitimer le véritable statut de la citoyenneté nationale. Le passage de l’Etat de "soutien" à l’Etat de justice est de mon point de vue un pari politique majeur, car il implique tout simplement un nouveau contrat social et un nouveau contrat politique entre la nation et l’Etat. L’Algérie ne peut revenir à elle même que si les faux privilèges sont bannis et les critères de compétence, de loyauté et d’innovation sont réinstaurés comme passerelles de la réussite et de promotion sociale. La compétence n’est nullement synonyme de postes dans la hiérarchie informelle, ni un positionnement dans la perception d’une rente, elle se suffit à elle-même et son efficacité et sa légitimité se vérifient surtout dans la pertinence des idées et la symbolique positive qu’elle ancre dans les corps et les acteurs sociaux.

Sans cela, les grandes fractures sont à venir et la refondation de l’Etat ne dépasserait pas une vaine tentation de vouloir perpétuer un pouvoir qui n’est plus en mesure de réaliser les aspirations d’une Algérie arrimée à la modernité tout en préservant son authenticité. La refondation de l’Etat ne saurait se limiter à une réorganisation technique (changement de gouvernement ou de ministres). Elle passe par une nouvelle gouvernance, une transparence totale et une clarté sans nuance dans la pratique politique et donc une moralité sans faille de ceux qui dirigent la Cité s’ils veulent mobiliser l’opinion. Il n’est plus permis grâce à .une aisance financière artificielle, de continuer de dépenser sans compter, importer au lieu de privilégier la production locale se fondant tant sur l’entreprise locale ou étrangère créatrice de richesses. La bonne gouvernance est une question d’intelligence et de légitimité réelle et non fictive. Cela implique des réaménagements dans l’organisation du pouvoir devant poser la problématique stratégique du futur rôle de l’Etat largement influencé par les effets de la mondialisation dans le développement économique et social notamment à travers une réelle décentralisation. Les exigences d’un Etat fort de sa droiture et de son droit, si elles constituent un outil vital pour la cohésion nationale et le destin de la nation, ne doivent pas occulter les besoins d’autonomie de pouvoirs locaux qui doivent être restructurés en fonction de leur histoire anthropologique et non en fonction des nécessités électoralistes ou clientélistes. La cohésion de ces espaces et leur implication dans la gestion de leurs intérêts et de leurs territorialités respectives enclencherait alors une dynamique de compétitions positives et rendront la maîtrise des groupes loin de la centralité politique largement dépassée.

L’autonomie des pouvoirs locaux ne signifie pas autonomie de gouvernement mais un acte qui renforce la bonne gouvernance en renforçant le rôle de la société civile et les pouvoirs locaux afin de transformer la commune "providence" en "commune entreprise" Cela suppose que toutes les composantes de la société et les acteurs de la vie économique, sociale et culturelle, soient impliqués, sans exclusive, dans le processus décisionnel qui engage la configuration de l’image de l’Algérie de demain qui devra progressivement s’éloigner du spectre de l’exclusion, de la marginalisation et de toutes les attitudes négatives qui hypothèquent la cohésion sociale. L’implication du citoyen dans le processus décisionnel qui engage l’avenir des générations futures, est une manière pour l’Etat, de marquer sa volonté de justice et de réhabiliter sa crédibilité en donnant un sens positif à son rôle de régulateur et d’arbitre de la demande sociale. Les réformes en profondeur du fonctionnement de la société algérienne et non des replâtrages organisationnels, impliquent d’analyser avec lucidité les relations dialectiques réformes, les segments de la production de la rente (Sonatrach) et celui de sa redistribution (système financier), les gagnants de demain n’étant pas forcément ceux d’aujourd’hui. Lorsque la valeur de la rente des hydrocarbures s’accroit, paradoxalement les réformes sont freinées et l’on assiste à une redistribution passive de la rente pour une paix sociale éphémère avec l’extension de la corruption et une concentration excessive du revenu national au profit d’une minorité rentière. Ce couple contradictoire rente/réformes traduisant des luttes de pouvoir pour le partage de la rente, explique fondamentalement l’instabilité juridique et le manque de cohérence et de visibilité dans la réforme globale. Ce qui m'amène à aborder les fondements du système partisan et de la société civile.


3.-Le nombre de partis approche selon certaines sources les 60, souvent avec des alliances contre nature alors que dans les pays démocratiques, ces alliances se font par affinité idéologique et sur un programme clair. Aussi, excepté une dizaine, le reste manifeste sa présence d’une manière formelle et ostentatoire lors des élections meublant le vide, impuissant presque toujours à agir sur le cours des choses et à formuler clairement les préoccupations et les aspirations de la société réelle. En raison des crises internes qui les secouent périodiquement, du discrédit qui frappent la majorité d’entre elles, de la défiance nourrie à leur égard et à l’endroit du militantisme partisan, les formations politiques actuelles ont une faible capacité aujourd’hui de faire un travail de mobilisation et d’encadrement efficient, de contribuer significativement à la socialisation politique et donc d’apporter une contribution efficace à l’œuvre de redressement national. Pour preuve les dernières élections législatives du 10 mai 2012. Les bulletins nuls ont représenté 7,87 % par rapport aux inscrits (une nette progression par rapport à 2007) ce qui nous donne 100 moins 43,14% soit un taux d’abstention de 56,86% plus 7,87% de bulletins nuls, donnant le nombre de personnes n’ayant pas fait un choix de 64,73% environ les deux tiers de la population algérienne. Aussi,  la question stratégique est la suivante : ira-t-on vers un réel changement salutaire en réorganisant la société, du fait des bouleversements géostratégiques mondiaux annoncés entre 2017/2020, ou simplement du replâtrage différant les tensions sociales inévitables à terme grâce à la distribution passive de la rente.

Ce sont là des raisons suffisamment importantes pour envisager sérieusement de réorganiser le système partisan pour qu’il puisse remplir la fonction qui est la sienne dans tout système politique démocratique. D’où l’urgence de sa restructuration loin des injonctions administratives. En effet, le discrédit qui frappe les formations politiques doit laisser la place à des formations crédibles non crées artificiellement supposant une appréciation objective du statut et du rôle qui doivent être les leurs dans une société qui ambitionne de rejoindre le rang des sociétés démocratiques et afin de mobiliser la société d’autant plus que pour les années à venir, les réformes différées pour une paix sociale fictive, transitoire, seront très douloureuses. Quant à la société civile force est de constater qu’elle est éclatée y compris certaines confréries religieuses qui avec la désintégration sociale et une jeunesse parabolée ont de moins en moins d’impacts contrairement à une vision du passé. Pour preuve, elles ont demandé aux dernières élections aux citoyens d’aller voter avec le résultat dérisoire que l’on connait. Comme pour les partis, excepté une centaine se manifestent, la majorité vivant du transfert de la rente et non sur la base des cotisations de leurs adhérents. C’est que la confusion qui prévaut actuellement dans le mouvement associatif national rend malaisée l’élaboration d’une stratégie visant à sa prise en charge et à sa mobilisation. Sa diversité, les courants politico-idéologiques qui la traverse et sa relation complexe à la société et à l’Etat ajoutent à cette confusion et rendent impératif une réflexion qui dépasse le simple cadre de cette contribution. En raison de la jeunesse très grande de la société civile, des conditions historiques qui ont présidé à sa naissance et des évènements tragiques qu’a connus notre pays et auxquels elle a été directement ou indirectement associée, la question qui touche à sa mobilisation doit être traitée avec une attention et une vigilance soutenues. Héritière, dans une certaine mesure, des anciennes organisations de masses du parti unique - puisqu’elle y puisera une partie substantielle de ses cadres et de ses militants - elle va littéralement exploser dans les tous premiers mois qui ont suivi l’avènement du multipartisme. Paradoxe : malgré un contexte sécuritaire particulièrement difficile et dissuasif, dans les années 1990, elle va connaître, à l’instar du système des partis, un développement intensif et débridé durant la décennie écoulée. Constituée dans la foulée des luttes politiques qui ont dominé les premières années de l’ouverture démocratique, elle reflétera les grandes fractures survenues dans le système politique national Ainsi la verra-t-on rapidement se scinder en quatre sociétés civiles fondamentalement différentes trois au niveau de la sphère réelle et une dominante dans la sphère informelle.

Le plus gros segment, interlocuteur privilégié et souvent l’unique des pouvoir publics sont des sociétés civiles appendice du pouvoir se trouvant à la périphérie des partis du pouvoir où les responsables sont parfois députés, sénateurs, vivant en grande partie du transfert de la rente. Nous avons une société civile ancrée franchement dans la mouvance islamiste, certains segments étant l’appendice de partis islamiques légaux. Nous avons une société civile se réclamant de la mouvance démocratique, faiblement structurée, en dépit du nombre relativement important des associations qui la composent, et minée par des contradictions en rapport, entre autres, avec la question du leadership. Pour ces trois premières société civiles, leurs impacts pour le taux de participation aux dernières élections locales et législatives, malgré leur adhésion, a été relativement faible. Et enfin nous avons une société civile informelle, inorganisée, totalement atomisée qui est de loin la plus active et la plus importante avec des codifications précises formant un maillage dense. Sans l’intégration intelligente de la sphère informelle, non par des mesures bureaucratiques autoritaires, mais par l’implication de la société elle même, il ne faut pas compter sur une réelle dynamisation de la société civile. Car lorsqu’un Etat veut imposer ses propres règles déconnectées par rapport aux pratiques sociales, la société, enfante ses propres règles qui lui permettent de fonctionner avec ses propres organisations. La dynamisation de la société civile afin d’en faire un instrument efficace d’encadrement de forces vives et un levier puissant de leur mobilisation en vue de leur implication active dans la société n’a de chance de réussir que si le mouvement associatif qui le compose ne soit pas au service d’ambitions personnelles inavouables et parfois douteuses.

 

En résumé, les Algériens veulent vivre leurs différences dans la communion et non dans la confrontation. L’Algérie qui traverse une phase cruciale de son histoire a besoin qu’un regard critique et juste soit posé sur sa situation sur ce qui a déjà été accompli et sur ce qu’il s’agit d’accomplir encore au profit exclusif d’une patrie qui a besoin de se retrouver et de réunir tous ses enfants autour d’une même ambition et d’une même espérance : un développement harmonieux conciliant efficacité économique et une profonde justice sociale.


ademmebtoul@gmail.com

 

(1) Voir interview du professeur Abderrahmane Mebtoul 28 décembre 2016 au grand quotidien américian Americian Heral Tribune « Prof. Abderrahmane Mebtoul: « Any Destabilization of Algeria would have Geo-strategic Repercussions on all the Mediterranean and African Space »-sur le site international de Bruxelles MenaForum en anglais et également  reproduit également sur le site international Oximity (www.oximity.com) avec possibilité de traduction sur ce site  en arabe-français-espagnol-chinois-russe

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