Quelle politique de l’emploi en Algérie, face à l’accroissement du taux de chômage ?

Quelle politique de l’emploi en Algérie, face à l’accroissement du taux de chômage ?
Par Pr Abderrahmane Mebtoul | 14 Aout 2017 | 09:29

L’Office National de la Statistique ONS vient d’annoncer en ce mois d’aout 2017 un taux de chômage inquiétant mais qui était prévisible. Le constat est que certains responsables vivent encore l’ère matérielle des années 1970, pouvant conduire le pays droit au mur sans vision stratégique s’adaptant au nouveau monde. Par ailleurs, les  organismes chargés de l’investissement et l’emploi agréent un maximum de projets avec de nombreux avantages financiers et fiscaux. Or, il convient de se demander si ces projets s’insèrent dans une vision globale du développement du pays, s’ils concernent des segments porteurs de croissance durable ou ne s’assimilent-ils pas à un replâtrage par la redistribution de la rente pour calmer le font social ?Il existe un lien dialectique entre développement et sécurité car sans un  développement durable il y a nécessairement accroissement de l’insécurité qui a un cout croissant  . L’Algérie selon les observateurs internationaux ,où j’ai été invité personnellement  le 02 novembre 2016 à Alger à un large en tant qu’expert indépendant  avec la  délégation du Parlement européen (PE) à Alger présidé par M. Antonio Panzeri, Président de la Délégation pour les Relations avec les Pays du Maghreb, a toutes les potentialités, sous réserves de profondes réformes ,  pour asseoir une économie  diversifiée garante de la  création d’emplois durables et donc  de la stabilité de la région méditerranéenne et africaine

1.- Structure de l’emploi et du chômage 2013/2017

La population algérienne est passée de 12 millions en 1965, de 34 591 000 le 1er juillet 2008, à 37,5 millions d'habitants en 2010, 39,5 millions d'habitants au 1er janvier 2015, à 40,4 millions d’habitants au 1er janvier 2016 et à 41,3 au 01 janvier 2017. L’augmentation du volume de la population résidente totale s’explique par un accroissement relativement important du volume des naissances vivantes.. En avril 2017, selon l’ONS,  la population active a atteint 12,277 millions de personnes contre 12,117 millions en septembre 2016, avec un solde positif de 160.000 personnes, soit une hausse de 1,3% et les femmes représentaient 20,6% avec un nombre de 2,524 millions. Rappelons que fin 2015,  la population active était  de 9,493 millions d’habitants en 2005, 10,862 en 2010,  11,423 en 2012, 11,964 en 2013, et une population active en 2015 d’environ 11,932 millions d’habitants. La population en chômage pour la même période, toujours selon l’ONS, est de 15,3% en 2005, en 2011 10%, 11% en 2012, 9,8% en 2012/2013, 10,6% en 2014 11,2% en 2015 avec un taux de chômage des jeunes de 29,9%, un taux de chômage  pour le sexe masculin de 9,9% et pour le sexe féminin. Selon l’ONS, cité par l’APS, en avril 2017,  la population occupée (personnes ayant un emploi),  était estimée à 10,769 millions de personnes  contre 10,845 millions de personnes en septembre 2016, enregistrant un solde négatif de 76.000 personnes par rapport à septembre 2016 où  six (6) chômeurs sur dix (10) en moyenne sont des chômeurs de longue durée, c'est-à-dire que 62,2% cherchent un poste d’emploi depuis une année ou plus. La population en chômage a ainsi atteint 1,508 million de personnes, soit un taux de chômage de 12,3% au niveau national, en hausse de 1,8 point par rapport à septembre 2016 avec  un taux de chômage des jeunes de 16-24 ans de 29,7% et que  la répartition des chômeurs selon le diplôme obtenu, il est constaté que 787.000 chômeurs n’ont aucun diplôme, soit plus de la moitié de l’ensemble de la population en chômage (52,2%). Ainsi, le taux de chômage sans qualification est passé de 7,7% en septembre 2016 à 10,1% en avril 2017, alors que celui des diplômés de la formation professionnelle est passé de 13% à 14,8% entre les deux périodes de comparaison. Par contre, le taux de chômage des diplômés universitaires a légèrement reculé passant de 17,7% en septembre 2016 à 17,6% en avril 2017, en baisse de 0,1 point. Toujours selon l’ONS,  la baisse du volume de l'emploi entre septembre 2016 et avril 2017 a touché le secteur du BTP avec un solde négatif de 91.000 personnes, ainsi que le commerce, les services et l’administration publique (un solde négatif de 84.000). En revanche, un solde positif a été enregistré pour le secteur de l’agriculture (63.000) et l’industrie (36.000) comparativement à septembre 2016.

Le rapport préliminaire du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques mondiales  pour l’Algérie montre  que si en 2016, la croissance du PIB réel a été  de 4,2%, la situation devrait fortement se dégrader en 2017 et en 2018. En effet, le FMI table sur une croissance de 1,4% du PIB algérien en 2017 et en 2018, l’économie algérienne devrait connaître une quasi-stagnation, avec un taux de croissance du PIB de seulement 0,6%. Conséquence directe de ce ralentissement économique, le taux de chômage devrait sensiblement augmenter sur la même période estimé à  13,2% en 2018 avec une tendance inflationniste  toujours selon le FMI que l’on essaie de suppléer par la création d’emplois à très faible avaleur ajoutée. Une enquête de l’ONS d’avril 2016 confirme la tertiarisation de l’économie, sa corrélation avec celle de l’emploi. Mais ce sont des  petits commerce et services représentant 83% de la superficie économique à très faibles productivité non comparables à celles des pays développés où la tertiarisation de l’économie à travers les services des technologies de l’information et de la communication  crée des opportunités de croissance économique et génère des emplois productifs  et la corrélation avec celle de l’emploi.  En effet, en avril 2016, la  structure de l'emploi selon le secteur d'activité,  fait ressortir que les services marchands et non marchands absorbent 61,6% de la main d'œuvre totale, suivi par le BTP (16,8%), l'industrie (13%) et l'agriculture (8,7%). D’une manière plus précise, concernant l’administration,  selon la direction générale de la Fonction publique, le nombre de fonctionnaires au 1er janvier 2015 est de 20 020 172 fonctionnaires dont 1 608 964 à temps plein (79,64%) et 411 208 agents contractuels (20,30%). Les administrations centrales de l’Etat représentent 313.171 agents, soit 15,50%, les services déconcentrés de l’Etat 813 725 agents, soit 41,57%, l’administration territoriale 312 009 agents, soit 15,4%, les établissements publics à caractère administratif 449 268 agents, soit 22,24%, et les établissements publics à caractère scientifique et technologique 105 999 agents, soit 5,25%.  Il y a lieu de relever la jeunesse car les moins de 30 ans représentent 274 074 agents, les 30/40 ans 735 756 agents, les 41/50 ans 668 725 agents, les 50/59 ans 92 580 et les plus de 60 ans seulement 20 944 agents.  Par grands secteurs, l’intérieur et les collectivités locales représentent 29,22%, l’éducation nationale 29,34% avec un effectif féminin de 297 394 sur un total de 592 831 agents, la santé publique 13,19% avec un effectif féminin de 138 581 sur un total de 266 525 agents, l’enseignement supérieur 8,50% avec un effectif féminin de 95 118 sur un total de 171 761 agents, les finances 4,15%, la formation professionnelle 2,80%, la justice 2,16% et les autres secteurs 10,64%.

 2.- Faire le bilan de l’allocation d’investissement entre 2000/2017/

Sach/ant que le secteur industriel représente moins de 5% du produit intérieur brut(PIB), que sur ces 5% les  PMI/PME qui constituent plus de 95% du tissu productif algérien sont en difficultés (bureaucratie, système financier  sclérosé, système socio-éducatif non adapté ,  foncier,) en plus de la  concurrence de la sphère informelle produit de la bureaucratie qui contrôle 40/50% de la masse monétaire en circulation, il convient de se demander si les jeunes promoteurs agrées par l’ANDI, l’ANSEJ et d’autres organismes chargés de la promotion de l’emploi, ont la qualification et surtout l’expérience nécessaire pour manager les projets, à l’instar de ce qui se passe partout dans le monde, diriger une entreprise dans un cadre concurrentiel afin d’avoir des prix /coûts compétitifs. Le risque n’est-il pas d’assister à un gaspillage des ressources financières en fait de la rente des hydrocarbures et à terme au recours au trésor à l’instar de l’assainissement des entreprises publiques ? Comme on le constate actuellement pour la SNVI et  El Hadjar  véritable gouffres financiers, dont le collectif   malgré ses promesses euphoriques   publiques induisant en erreur les plus hautes autorités du pays,  qui avait promis la résolution de tous les  problèmes entre 2014/2015. Car l’actuelle politique industrielle, sans cohérence   se fonde  sur l’ère matérielle des années 1970 ( fer-ciment)  croyant que c’est la   solution miracle, oubliant que le monde s’oriente vers de nouvelles technologies économisant le  fer et le ciment, segments contrôlés au niveau mondial actuellement par cinq  firmes internationales, étant impossible d’exporter surtout en Afrique, sans un partenariat étranger fiable. La trajectoire raisonnable, en attendant une véritable relance des segments hors hydrocarbures, n’aurait-elle pas été l’investissement le plus sur dans l’acquisition du savoir faire par une formation additionnelle et des stages pour les préparer sérieusement à l’insertion dans la vie active durablement ? Comment ne pas rappeler que selon les données officielles   pour ce qui est de la répartition des projets par secteurs, ANSEJ notamment,  c’est celui des transports qui a attiré le plus d’investissements  suivi de prés par le secteur du bâtiment, des travaux  publics , suivi de loin moins 15/20% par  le  secteur de l’industrie  celui de l’agriculture avec un faible investissement direct étranger IDE hors hydrocarbures au niveau des segments productifs permettant la concurrence  internationale, se concentrant essentiellement sur le marché intérieur , nombre  insignifiant en comparaison de ce qui est enregistré chez nos voisins et surtout, en rapport avec le potentiel national et des efforts gigantesques en investissements publics. Les grandes firmes choisissent de s’installer chez nos voisins et vendre chez nous. La LFC 2009   dont la règle  généralisée des 49/51%  est jugée trop protectionnistes par les investisseurs étrangers  a freiné l’élan aux IDE  notamment des PMI/PME. D’une manière générale, les résultats des organismes chargés de l’emploi (ANDI l’ANSEJ, le CNAC-) en référence aux projets réalisés et non en intention  sont mitigés malgré les nombreux avantages accordés. Comme selon certaines sources, plus de 50% des projets réalisés sont abandonnés après avoir bénéficié des avantages accordés et les nombreux litiges auprès des banques de non remboursement l’attestent.

Or, avant de lancer dans une opération couteuse à terme pour le pays  et sans analyser sa rentabilité en dynamique au vu des nouvelles mutations technologiques et managériales mondiales, un bilan serein implique de répondre à certaines  questions et ce d’une manière précise et quantifiée : quel est le bilan de l’ANDI- CNAC , ANSEJ depuis leur existence dans la réalisation effective de ces projets et non de dossiers déposés et le statut juridique ; -quel est le temps imparti pour les projets réalisés entre le moment du dépôt et la réalisation effective le principal défi du XXIème siècle étant la maîtrise du temps ; -pour les projets réalisés combien ont fait faillite selon les règles du code de commerce ; - quelle est la part en devises et en dinars des projets réalisés en  dressant  la balance devise ; -quel est le niveau d’endettement bancaire des projets réalisés avec le montant des créances douteuses ; - la ventilation des crédits bancaires par projets ; -quel est le montant exact des avantages fiscaux accordés tant pour les projets que ceux réalisés ; -la ventilation des postes de travail avec le niveau de qualification des projets et ceux créés dans la mesure où le développement du XXIème siècle repose sur la valorisation du savoir ; - quelle est la contribution à la valeur ajoutée réelle du pays des projets réalisés ; - ces projet et ceux réalisés s’insèrent –ils dans le cadre des valeurs internationales dans la mesure avec la mondialisation, malgré la crise, nous sommes dans une économie ouverte du fait des engagements internationaux de l’Algérie. Aussi, pour se faire une idée du bilan nécessaire et afin de dépasser l’entropie actuelle, il ya lieu d’évaluer l’impact de la dépense publique : -sur le taux de croissance, le taux de chômage et le pouvoir d’achat des citoyens -réaliser des  enquêtes fines mettant en évidence la répartition du revenu et le modèle de consommation par couches sociales pour déterminer l’indice de concentration en termes réels et non fictifs et selon une vision dynamique à moyen et long terme -la part des marchés octroyés aux nationaux (privé et public), en distinguant également l’autofinancement et les emprunts auprès des banques et surtout leurs capacités de réalisation, -de distinguer au sein des investissements nettement la partie devises et la partie dinars ; -la part des marchés octroyés aux étrangers; ont-ils contribués à l’accumulation du savoir faire organisationnel et technologique ou est ce des contrats clefs en main; quel  est  leur apport en fonds propres et la part couverte par les banques algériennes ; - quel a été le montant du flux de l’investissement direct étranger plus les  transferts de capitaux vers l’Algérie; - le seul document opératoire étant la balance de paiement, quel a été le montant des sorties de devises (biens -services souvent oublié  entre 10/12 milliards de dollars/an entre 2010/2016, et les transferts légaux de capitaux) devant dresser le bilan de la règle de la règle des 49/51% depuis son instauration en 2009  et enfin d’analyser sans complaisance l’impact de la mise en œuvre des licences d’importations qui doivent s’inscrire dans un objectif stratégique  de dynamisation du tissu productif national , être transitoires et octroyées dans la plus totale transparence pour éviter des rentes de situation  et en respectant les  accords internationaux(1).  

3.- Pour une nouvelle politique de l’emploi et des salaires

Il  existe une loi universelle, le taux d’emploi est fonction du taux de croissance et des structures des taux de productivité relevant d’entreprises compétitives à valeur ajoutée. L’on ne crée pas des emplois par décrets ou volontarisme étatique, la solution de facilité étant la création d’emplois dans l’administration.  Le taux de chômage officiel de 12,3% pour avril 2017 % est fortement biaisé incluant les sureffectifs tant des administrations que des entreprises publiques, des emplois temporaires fictifs (5 mois non créateurs de valeur ajoutée comme par exemple pour faire et refaire des trottoirs) et les emplois dans la sphère informelle.  Paradoxalement, du fait de l’allocation sectorielle d’investissement via la dépense publique, fortement biaisée privilégiant les emplois à très faibles qualifications comme le BTPH (70% de la dépense publique), les diplômés ont plus de chance d’être chômeurs expliquant le faible taux de croissance  et de productivité. Il faudra créer entre 300 000/400 000 postes de travail par an entre 2017-2020, qui s’ajoutent au taux actuel du chômage, sous-estimé du fait de la pression démographique, de l’entrée sur le marché du travail de la population féminine sous-estimée dans les statistiques, afin de résoudre le lancinant problème du chômage.  Que deviendront les 2 millions d’étudiants sortis des universités entre 2018-2020 ? D’une manière générale, les réserves de change ne sont qu'un signe monétaire permettant de stabiliser la monnaie par rapport au dollar et à l'euro et non signe de développement. Méditons les expériences du syndrome hollandais (aisance financière et corruption généralisée) et la Roumanie de l'ère communiste avec une dette extérieure égale à zéro mais une économie en ruine.  L’inflation et le chômage que l’on comprime artificiellement en Algérie par le canal de la rente des hydrocarbures sont les conséquences de la maladie du corps social, c'est-à-dire des incohérences des politiques socio-économiques. Sans les subventions généralisées, non ciblées, combinées au dérapage du dinar, en cas de non-accroissement de la production et de la productivité réelle, de la baisse des réserves de change qui tiennent la valeur du dinar à 70%, le taux d’inflation pourrait, dans les années à venir, atteindre les deux chiffres avec d’inévitables tensions sociales.  Avec la baisse des recettes des hydrocarbures, cette situation des subventions généralisées, des avantages fiscaux et les intérêts bonifiés accordés à maints secteurs sans analyse d’impacts, est intenable.  Sans les emplois improductifs et en plus en cas de réduction de la dépense publique, le taux de croissance étant tiré à 70/80% directement et indirectement par la dépense publique via les hydrocarbures, dont le BTPH, avec le risque d’une bulle immobilière, avec la baisse du pouvoir d’achat, le taux de chômage dépasserait largement le taux officiel.  

Tout en n’ayant pas une vision essentiellement négative, beaucoup de réalisations mais beaucoup d’insuffisances, il y a urgence d’une vision stratégique pour dépasser la situation actuelle en ce monde impitoyable en perpétuel mouvement, un discours de vérité s’imposant loin de la langue de bois. Le constat est que l’Algérie est toujours en  2016  en  en transition, une véritable économie de marché concurrentielle productive, ni une économie étatisée  expliquant les difficultés de la régulation tant politique, sociale qu’économique. Durant cette période de transition difficile d’une économie étatisée à une économie de marché concurrentielle et l’Etat de droit est que les réformes sont timidement entamées malgré des discours que contredisent journellement les pratiques sociales, toujours  freinés lors que le cours des hydrocarbures augmente. Les banques, lieu de distribution de la rente, continuent de fonctionner comme des guichets administratifs, et du fait des enjeux des réformes souvent différées s’attaquant plus aux aspects techniques qu’organisationnels, alors qu’elles sont le moteur des réformes ;  la privatisation et le partenariat comme moyens d’investissement et de valeur ajoutée piétinent faute de cohérence et de transparence ; la facture alimentaire est élevé malgré le fameux programme agricole (PNDA) dont il conviendra de faire le bilan du fait de plusieurs de milliards de dollars de dépenses et la bureaucratie et la corruption continuent de sévir. Comme conséquence de l’incohérence et du manque de visibilité de la politique socio-économique, pratique de plusieurs décennies et non seulement de la période actuelle, la monnaie étant un rapport social traduisant la confiance entre l’Etat et le citoyen, nous assistons la chute vertigineuse du dinar tant sur le marché officiel que  sur le marché parallèle avec le  retour à l’inflation que l’on comprime par des subventions généralisées injustes via la rente,  alors que le ciblage s’impose, au refuge dans les activités spéculatives, au découragement du savoir et des entreprenants créateur de richesses, à l’extension de la sphère informelle, à des tensions sociales à travers  les wilayas  ce qui traduit les difficultés du système économique à générer une croissance hors hydrocarbures, seule condition pour faire face à ce malaise social. 

4.-En résumé, face aux tensions budgétaires inévitables entre 2017/2020, le cours du pétrole étant à la baisse pendant une longue durée,  gouverner étant de prévoir, il s’agira, en fonction des résultats quantifiés et datés, de mettre en place des stratégies d’adaptation tant sur le plan économique que social et politique solidaires, supposant un large front national, tenant compte des différentes sensibilités, des mutations locales et internationales, étant à l’aube de la quatrième révolution économique mondiale avec de profonds bouleversements géostratégiques(1).  Un  large front social s’impose pour accélérer les  réformes structurelles. L'Algérie a besoin pour éviter la léthargie et la stérilité que tous ses enfants dans leur diversité, par la tolérance des idées d'autrui, se regroupent au sein d'un même objectif à savoir le développement économique et social tenant compte de la dure réalité mondiale où toute Nation qui n'avance pas recule forcément. Évitons le monologue et élargissons le débat à l’ensemble des  segments de la société. Car, du fait que la crise multidimensionnelle que traverse la société algérienne est systémique, cela dépasse le cadre strictement économique, renvoyant à des aspects politiques impliquant une gouvernance renouvelée et donc la refondation de l’Etat si l’on veut éviter à terme une implosion sociale aux conséquences désastreuses pour le pays. L’Algérie selon les observateurs internationaux, a toutes les potentialités, sous réserves de profondes réformes,  pour asseoir une économie  diversifiée garante de la stabilité de la région  méditerranéenne et africaine.  ademmebtoul@gmail.com

 (1)-Interview du Pr Abderrahmane MEBTOUL à la télévision El Bilald concernant le taux de chômage annoncé  de 12,3% le 13/08/2017 à 19h30 

 -voir notre contribution site www.algerie1.com 12/08/2017

L’Algérie doit rassembler au lieu  de diviser 

Face aux tensions géostratégiques et budgétaires, 2017/2020,  éviter les utopies du passé

NB- Le professeur Abderrahmane Mebtoul a dirigé avec une équipe pluridisciplinaire complexe composée d’économistes, de sociologues et de démographes entre 2007/2008 un important audit pour les pouvoirs publics (présidence de la république)  sur le thème – problématique de l’emploi et des salaires (huit volumes 980 pages).

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