Mutations géostratégiques mondiales et tensions internes : éviter cinq mythes facteurs du blocage de développement

Mutations géostratégiques mondiales et tensions internes : éviter cinq mythes facteurs du blocage de développement
Par Pr Abderrahmane Mebtoul | 13 Janvier 2021 | 15:30

Cette présente analyse es tune synthèse de nos contributions parues sur le site www.algerie1.com entre 2020/2021. Du fait de la mentalité rentière de certains responsables, face aux nouveaux enjeux mondiaux et aux tensions internes budgétaires et sociales, s’impose un discours de vérité, loin de la démagogie et un renouveau culturel. Or, combien de fois nous n'avons pas attiré l'attention depuis de longues années sur les dérives de la politique économique mais avons-nous été écoutés ? (voir www.google.com 1980/2020). Un certain sondage réalisé par un illustre inconnu, un algérien de surcroît, et non une personnalité étrangère indépendante de l’Université de Princeton affirme que 60% des algériens sont contents de leur gouvernement : Sur quelles bases a été réalisé ce sondage et par qui il a été commandé ? Cela nous  rappelle les pratiques des années passées où on payait à coups de centaines de milliers de dollars des pages de publicité auprès  de  ces grands médias internationaux, qui par la suite  critiquaient  le contenu avec ce message  clair, vous ne pouvez pas  nous acheter avec votre argent et la publicité payante n’engage pas l’éditorial. Ce soi-disant sondage va à contrecourant du constat de la majorité des institutions internationales et de la remontrance du président de la République avant son départ en Allemagne, en présence des plus hautes autorités du pays, vis-à-vis du résultat mitigé du gouvernement certainement après des rapports sérieux des services de sécurité. Souhaitons  que d'importantes décisions soient prises dans un proche avenir au profit exclusif du devenir de l'Algérie afin d’éviter les slogans  et les pratiques du passé qui ont  conduit le pays  à la situation actuelle malgré ses importantes potentialités.

1.Premier mythe à éviter, prévoir un développement sans bonne gouvernance.

 Les scandales financiers mis en plein jour, ayant existé par le passé mais de moindres dimensions,   relatés  ces dernières années  montrent clairement que certains dirigeants n’étaient pas  mus par les intérêts supérieurs du pays. Les  dernières nouvelles en date du 10 janvier 2021, d’un ex premier ministre ayant présidé aux destinées du pays pendant près de 20 ans  se livraient à la vente de lingots d’or sur le marché noir et  au moment de tensions budgétaires,   un ministre du gouvernement actuel , celui  des transports avec le  PDG  d’Air Algérie  contactaient des marchés  en devises  douteux ,  ces dernières affaires ont amplifié une névrose collective  auprès de l’immense majorité de la population confrontée à la dure  réalité quotidienne, ne voyant pas  le bout du tunnel  du fait du manque de visibilité et de cohérence de la  politique socio-économique. Or sans un retour à la confiance et la moralité » des dirigeants,, cette société anémique comme l’a mis en relief le grand sociologue maghrébin Ibn Khaldoun,  il est  illusoire de parler de développement et d’un Front intérieur poudrant indispensable en faveur des reformes qui seront douloureuses  à  court terme mais porteuses d’espoir à moyen terme. Certes les réformes politises sont indispensables mais négliger l’économique conduira inévitablement  au retour au FMI courant 2022 avec d’importantes incidences  politiques, économiques, sociales et sécuritaires. Oui les véritables réformes structurelles  économiques n’ont pas commencé, contrairement à certains discours mais soyons réaliste,  on  ne peut en une année après une léthargie de plusieurs décennies redresser le bateau Algérie  où uniquement pour la période 2000/2019, les recettes ont devises ont dépassé les 1000 milliards de dollars avec une sortie de devises en biens et services de plus de 935 milliards de dollars avec un taux de croissance dérisoire qui a fluctué entre 2/3% alors qu’il aurait du être  de 9/10%. Oui,  la situation socioéconomique est préoccupante  à l’instar de bon nombre de pays dans le monde du fait  de la crise actuelle. L’annonce du Ministre des finances d’une réduction des importations de 8 milliards de dollars en 2020  ne relèvent pas d’une bonne gestion mais de la réduction drastique des importations qui ont paralysé bon nombre de secteurs. C’est comme dans un ménage où la réduction de la nourriture entraine des maladies sur le corps social. En 2020, excepté le secteur agricole qui a connu un réel  dynamisme pour certains produits agricoles, mais toujours dépendant de certains inputs  et  pour l’importation du blé , le taux de croissance du  produit intérieur brut PIB  algérien dépend fondamentalement via la dépense publique de l’évolution du cours des hydrocarbures  qui détermine à la fois le taux de croissance ,  le taux d’emploi et les réserves de change.  Pour l’Algérie ,selon  le FMI dans son rapport du 14 avril 2020, le produit intérieur brut réel (PIB)  devrait se contracter de 5,2% durant l'année 2020, le rapport de décembre 2020 donnant un taux négatif de 6,5%  et suite à cette baisse  PIB réel  devrait se redresser en 2021 à ¾%, taux calculé en référence à l'années 2020 ( taux de croissance négatif)  donnant globalement, à taux constant,  un taux de croissance  entre 0 et 1%   termes réel ,  ce taux étant inférieur  au taux de pression démographiqueL’Algérie ne peut continuer à fonctionner  sur la base d’un cours supérieur à 100 dollars le baril, où selon le FMI  le cours budgétaire inscrit dans les  différentes lois de finances 30 à 40 dollars étant un artifice  comptable, le  prix d'équilibre  était estimé de 104,6 dollars en 2019 et à plus de 110 dollars pour les lois de finances 2020/2021. Malgré ces tensions, le gouvernement  a maintenu  les transferts sociaux budgétisés, comme acte de solidarité  s’établissant environ 14 milliards de dollars, soit 8,4% du PIB, et plus de 21% de la totalité du budget de l’Etat  ces transferts, à l’avenir  devant être  ciblés pour les plus démunis.

2.-Deuxième mythe : création de millions d’emplois sans réformes ni  croissance 

La croissance a été négative   d’au moins 5% en 2020  et les prévisions de ¾% en 2021 se calculent par  rapport à la période précédente, un taux de croissance négatif  en To par rapport à un taux de croissance positif en T1  donne une croissance cumulé faible environ  entre 0 et 1% en termes réels en 2021. En ce mois de janvier 2021, nous avons un tissu  productif interne privé et public , peu performant , le taux d’intégration ne dépassant pas  15% où selon l’ONS  plus de 80% du tissu économique est constitué d’unités personnelles  ou de petites SARL peu innovantes. Il est utopique de   créer  en 2021,  comme , annoncé , le 12/01/2021 au Forum Ech Chaab par un Ministre Délégué auprès  du premier ministère,  entre  1 et 2 millions  d’entreprises   par décrets , soit pour dix  emplois par entreprises la création  entre 10  et 20 millions  d’emplois (une chimère) alors que la majorité des entreprises  existantes  sont en sous activité , que les montant comme promis pour faire face aux difficultés n’ont pas  encore été octroyés , un projet PMI/PME pour sa maturation et sa rentabilité , répondant aux  normes couts/qualité, dans le cadre concurrentiel où le dénominateur est le marché,  nécessitant au minimum  deux/trois années, les grands projets 5/7 ans  et avec quel financement,  prévisions  qui ne seront  jamais réalisées  reposant sur une  vision rentière du passé. Comme ces déclarations, démontrant une communication institutionnelle non adaptée  des années 1970/1980 avec l'effritement du système d'information, accentuant le divorce Etat-citoyens,  que les réformes auraient commencé et qu’il fallait attendre 2021 pour voir leurs effets, alors que la majorité des experts sérieux  s’accordent à dire que les véritables réformes politiques , sociales ( des subventions ciblées)  et économiques  n’ont pas  encore commencées,

3.-Troisième  mythe  des solutions purement monétaristes à la Friedmann, comme  la solution miracle  de la dévaluation du dinar  pour dynamiser les exportations hors hydrocarbures 

. Le cours  du dinar est passé à 5 dinars un dollar vers les  années 1970 à 116 dinars un dollars en 2019,  plus de 132 dinars un dollar en janvier 2021, et toujours directement et indirectement les exportations 98% des  entrées en devises  sont représentées par les hydrocarbures  et ses dérivées, montrant que le blocage est d’ordre systémique. ..Le  déficit  budgétaire qui selon le PLF2021,  serait  de 21,75 milliards de dollars  en 2021 au cours de 128 dinars un dollar, cotation au moment de l’élaboration de cette loi,    contre  à la clôture 2020 de 18,60 milliards de dollars et un  déficit global du trésor prévu   de 28,26 milliards de dollars. Pour faire face aux tensions financières,   vision purement monétariste, source d’inflation en cas de non création de valeur ajoutée, nous assistons  à une dévaluation accélérée  qui ne dit pas  son nom de la cotation du dinar officiel du dinar   où  le 11 janvier  2021,  un euro s’échange à 161,6464 dinars  un euro et 132,7473  un dollar. La dépréciation simultanée  du dinar par rapport  au dollar et  l'euro a pour but essentiel de combler artificiellement le déficit budgétaire, non articulé à un véritable plan de relance économique et donc  assimilable à un impôt indirect que supporteront les consommateurs algériens.  Ainsi, le gouvernement actuel projetant pour 2023 environ 185 dinars un euro et 156 dinars pour un dollar et en prenant un écart seulement de 50%- à l’avenir l’écart pourrait atteindre 100% sinon plus  du fait de la rigidité de l’offre ,  au niveau du marché  parallèle,  nous aurons environ 300 dinars un euro minimum en 2023 sous réserve de la maîtrise de l’inflation  sinon l’écart serait plus important.  Cette  cotation du dinar est donc fortement corrélée au niveau de production et productivité et dans une économie rentière  aux réserves de change  qui   ont évolué du  01 janvier 2014 à 194 milliards, les prévisions de la   loi de finances complémentaire  étant  de  44,2 milliards de dollars. Dans ce cadre,  il s’agira d’éviter  d’appliquer des schémas de pays développés   comme le financement non conventionnel où les recettes keynésiennes  de relance de la demande globale  applicables à une  économie productive structurée, alors que l’Algérie souffre de rigidités  structurelles et de la  faiblesse de l’offre. Avec la dominance de la   sphère informelle qui contrôle plus de 50% de l’activité économique, hors hydrocarbures et plus   de 33% de la masse monétaire en circulation où faute de la compréhension  du fonctionnement de cette sphère  claire l’on croit combattre par des actions bureaucratiques, expliquant tous les échecs  de cette intégration ( voir le poids de la sphère informelle et ses incidences géostratégiques  au Maghreb  étude du professeur Abderrahmane Mebtoul réalisée pour l’institut français des  relations internationales IFRI-Paris  décembre 2013  et revue stratégie du Ministère de la défense nationale IMDEP octobre 2019).

4.-Quatrième mythe,  le développement des start –up  et de la privatisation  comme facteur de développement, sans visions stratégique.

 L’’expérience des pays développés  montre que la rentabilité des star -up est fonction d’institutions et d’entreprises performantes  alors que le tissu économique algérien est composé selon l’ONS à plus de 80% d’entreprises familiales , de petites SARL, peu innovantes Evitons de renouveler les expériences négatives de l’ANSEJ  que selon un rapport officiel 2020, plus  de 70% des projets , des jeunes promoteurs,  sont en difficultés ou en faillite , ne pouvant pas rembourser  les emprunts bancaires,. Comme le développement  des start up nécessitent un fort débit d’internet qui fait cruellement défait  et  leur succès dépend de la 5G afin de maitriser de l’intelligence artificielle , non encore mise en place.. Concernant la privatisation, l’annonce des 250 milliards de dollars consacrés aux entreprises publiques durant les 25 dernières années , annoncé par le ministère  délégué à la prospective le 02 janvier 2021  doit préciser durant cette période : la ventilation par entreprises, l’évolution de la création de valeur ajoutée, les effectifs,  la partie  investissement et  la partie  assainissements en dinars  en devises  et les solutions concrètes soit de liquidation ou de restructuration  afin de faire  face  tant à la situation socio-économique interne qu’ à l’adaptation aux nouvelles mutations mondiales.  La privatisation sans réformes structurelles même partielle via la bourse d’Alger est un leurre, conduit au bradage du patrimoine national où le constat  est  l’absence de titres de propriétés clairs, des comptabilités défectueuses, des sureffectifs, des  banques qui croulent sous le poids  des  créances douteuses et le déficit structurel  de  la majorité des entreprises publiques processus. Elle   ne peut intervenir avec succès que si elle s’insère dans le cadre d’une cohérence et visibilité de la politique socio- économique globale, que si elle s’accompagne d’un univers concurrentiel et un dialogue soutenu entre les partenaires sociaux.  C’est un acte éminemment politique et non technique ne devant pas  confondre privatisation et démonopolisation, qui est l’ encouragement d’investisseurs privés nouveaux ou le partenariat public privé PPP s’appliquant surtout aux infrastructures, où l’Etat reste le maitre d’œuvre, processus  complémentaires,   allant vers le désengagement de l'Etat de la sphère économique afin qu'il se consacre à son rôle de régulateur stratégique en économie de marché.

5.-Cinquième   mythe,  l’exportation des matières premières brutes comme facteur  de développement.

La filière mines à  travers toute l’arbre généalogique  est contrôlée au niveau mondial par  quelques firmes avec d’importantes restructurations ces dernières années.  La croissance de la production mondiale de fer ralentira sur les 10 prochaines années, selon Fitch Solutions, qui devait  s'établir à une moyenne de 2 % de 2020 à 2029, contre 3,4 % au cours de la décennie précédence , en tenant compte  de  la teneur en fer de 63/64%  en 2020 a été de 2.206.000.000 tonnes , de très loin la Chine comme premier producteur suivie par l'Australie et le Brésil  et comme prévision un prix  fluctuant entre 80/100 dollars. Les réserves mondiales de fer évaluées selon les organismes internationaux à 85000 millions de tonnes. L’Australie arrive en tête avec 24 000Mt, suivi de la Russie 14 000Mt, du Brésil 12 000 Mt, de la Chine 7 200 Mt, de l’Inde 5 200 Mt, Etats-Unis 3 500 Mt, du Venezuela 2 400 Mt, de l’Ukraine 2 300 Mt, du Canada 2 300 Mt et de la Suède 2 200 Mt, l’Algérie n’étant pas citée dans les statistiques internationales mais selon les données algériennes ( (gisement exploitables) entre 1 500 et 2 000 Mt.  On estime qu'il reste environ 75/80 ans de réserves mondiales de minerai de fer (au rythme d'exploitation actuel). La Chine est le leader du marché du minerai de fer, avec 1,38 milliard de tonnes de minerai extraites, loin derrière, l’Australie (824 Mt, le Brésil,(428 Mt), l’Inde (129 Mt), et la Russie (112 Mt) Le prix du fer est fluctuant et est coté   début 2020 à 0,102 euros/kg(80 dollars la tonne), le plomb 1,52 euros/kg, le zinc  2,075 euros/kg et la ferraille 0,185 euros/kg. l’on s’en tient aux statistiques internationales, le prix de la tonne, tout dépendant surtout de la relance de l’économie chinoise, les aciéries chinoises absorbant 70 % de la demande mondiale du minerai de fer,  Pour  l‘Algérie,  Ainsi un ex ministre de l’industrie en  février 2008 à la télévision algérienne repris par  l’APS annonce que le cout du projet  de Gara Djebilet avec toues les annexes est de 15/16 milliards de dollars. En conseil des ministres  courant 2011 on annonce entre 8/9 milliards de dollars   et l’actuel ministre de l’industrie  en date du 11 juin 2020 avec le projet du phosphate l’investissement  serait entre 15/ 16 milliards de dollars nécessitant  de grands investissements 16 milliards de dollars dans les centrales électriques, des réseaux de transport, une utilisation rationnelle de l’eau, des réseaux de distribution  qui fait défaut du fait  l’éloignement des sources d’approvisionnement, tout en évitant  la détérioration de l’environnement, unités très polluantes  et surtout une formation pointue.  Afin d’éviter d‘induire en erreur tant l’opinion publique que les plus hautes autorités du pays , l’actuel ministre des  Mines doit donner les capacités, le  montant en dinars et en devises du projet dans sa globalité , la part du financement de la partie algérienne  et  la rentabilité effective. A un cours de 100 dollars, hypothèse très optimiste,  la tonne (cours moyen de 2020 entre 80/85)  le fer brut, pour une exportation brute de  30 millions de tonnes auquel, le chiffre d’affaire serait de 3 milliards de dollars, montant  il faudra retirer 40% de charges,  le coût d'exploitation étant  très élevé restant 1,80 milliard de dollars  Ce montant est  à se partager selon la règle des 49/51%, avec le partenaire étranger restant à l’Algérie 920 millions de dollars. Par ailleurs ces projets avec la numérisation de cette filière pour réduire les couts, au niveau mondial crée de moins en moins d’emplois.  En prenant l’hypothèse de 7 milliards de dollars d’investissement, le retour en capital pour une exportation de 30.000 millions de tonnes de fer brut/an , serait   de 8/10 ans. Pas de rente et donc,  seule la transformation en produits nobles(aciers spéciaux )  peut procurer une valeur ajoutée plus importante à l’exportation, mais nécessitant d’importants investissements et des partenaires qui contrôlent le marché mondial.  Pour la production d’or , rappelons-nous le déficit structurel de l’ENAOR, malgré tous les moyens pis à sa disposition par l’Etat,  le départ de l’australien pour qui la rentabilité était aléatoire, le cout de prospection élevé  et dont la  rentabilité dépend  des fluctuations de l’once d’or pouvant aller entre 20 et 40%  ces dernières années. Comment de jeunes algériens peuvent-ils rentabiliser ces gisements ?  Quant au complexe de zinc qui devrait entrer en production  selon le ministre des mines en 2024, sauf problèmes techniques ou de financement, selon les règles financières internationales, le seuil de rentabilité ne se fera pas avant trois ans soit 2027 et le retour de l’investissement dépendra du cout final  du projet et de sa capacité à exporter du fait du marché étroit  de l’Algérie

 En résumé, l’impact de l’épidémie du coronavirus préfigure d’importantes mutations géostratégiques mondiales, politiques, économiques, sociales   et sécuritaires où le monde ne sera plus jamais comme avant. Mais cette épidémie n’est rien face aux impacts du réchauffement climatique qui risque de bouleverser toute la planète avec la guerre pour l’eau donc posant le problème de la sécurité alimentaire, et la nécessaire adaptation à la transition numérique et énergétique. Devant distinguer le court terme du moyen et long terme, tactiques et stratégie, sans vision stratégique, les hydrocarbures   seront encore pour longtemps la principale entrée de devises du pays D’où l’ urgence   du redressement de l’économie nationale âr un renouveau de la gouvernance avec  une réorganisation institutionnelle qui doit s’insérer dans le cadre d’objectifs stratégiques précis ne pouvant   avoir  trois  départements ministériels – PMI/PME, industrie- mines-  deux ministères l’un de l’Energie et celui de  la transition énergétique, avec en plus un commissariat , avec la léthargie du Conseil National de l’Energie seul habilité à tracer la politique énergétique, étant une aberration, devant coupler  le commerce avec celui des finances, un grand ministère de l’éducation nationale  regroupant l’enseignement  supérieur, la formation professionnelle et celui du primaire au secondaire ,  autant d’ailleurs que la création de 41 ministères  pour satisfaire des clientèles,  dont certains responsables se contredisent chaque jour. Aussi, par un langage de la vérité,   loin de toute  sinistrose, et autosatisfaction destructrice à laquelle la population algérienne ne croit ne plus, l’Algérie,  pays à fortes potentialités et acteur stratégique de la stabilité du bassin méditerranéen et du continent Afrique a besoin d’ un  renouveau culturel loin de la mentalité rentière,  une lutte contre, la corruption passible du code pénal  à ne pas confondre avec acte de gestion, en bref de  la  refonte  du système politique et socio-économique. Pourtant en ce mois de janvier 2021, malgré les discours de sinistrose ,  l’Algérie est encore debout grâce aux patriotes honnêtes  qui constituent l’immense majorité des travailleurs et des cadres dirigeants, devant  éviter les errements du passé en ces moments de hautes tensions géostratégiques, financières et sociales  avec le retour de l’inflation en 2021 que l’on ne combat pas   avec des slogans ou des décrets, les lois économiques étant insensibles aux slogans politiques .

ademmebtoul@gmail.com

Cette analyse du Professeur des universités Docteur d’Etat 1974- Abderrahmane MEBTOUL  expert international, a été longuement développé dans  WWW.ALGERIE1.COM 2012/2021 -  Dans l'interview donnée à  AMERICAN HERALD  TRIBUNE   USA  - SITE MENA FORUM EN ANGLAIS  - AFRICA PRESSE  PARIS ET AFRIKECONOMY DAKAR/GENÈVE  ENTRE 2018/2020

REFERENCES

American Herald  Tribune USA « Pr Abderrahmane MEBTOUL « The World’s Deep Geostretegic Change After the Coronavirus 2020/2030/2040 » 07 mai 2020 » -Interview à l’American Herald Tribune 28 décembre 2016  mars 2017  « toute déstabilisation de l’Algérie aurait un impact sur l’espace méditerranéen et africain  -Etude du professeur Abderrahmane MEBTOUL parue à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI Paris France) » la coopération Maghreb Europe face aux enjeux géostratégiques » (novembre 2011)- - IFRI Paris  -Etude sous la direction du professeur Abderrahmane Mebtoul parue en  décembre 2013 à l’Institut français des Relations Internationales- IFRI- (3ème think tank mondial) sur le thème «Le Maghreb face à la sphère informelle et les enjeux géostratégiques au Maghreb » réactualisée dans la revue stratégie IMDEP/MDN 2019  -Intervention du professeur Abderrahmane MEBTOUL au colloque international « Sécurisation et économie des frontières au Maghreb  et au Sahel : enjeux et perspectives » Ministère de la Défense Nationale Institut Militaire  de Documentation, d’Evaluation et  de  Prospective 27 mars 2018). - Conférence à l’Ecole supérieure de guerre  devant les officiers supérieurs le 19 mars 2019 14/16h et devant l’ensemble des attachés économiques  des ambassades accrédités à Alger au siège de l’ambassade US  de 18-20h « face à la baisse de la rente de hydrocarbures quelles perspectives géostratégiques  pour l’Algérie -Ouvrage collectif  sous la  direction Pr Abderrahmane Mebtoul et du Dr Camille Sari de la Sorbonne « Le Maghreb face aux enjeux géostratégiques » , collectif de 36 experts internationaux  dont  anciens ministres, diplomates, militaires, économistes, sociologues, politologues, historiens, ingénieurs , juristes volumes 1050 pages Edition Harmattan Paris  2014/2015).  -Intervention du Pr Mebtoul au Sénat français , à l’invitation du professeur Jean-Pierre Chevènement ex président de l’Association Algérie-France et Président de la fondation Res Publica lors de la rencontre avec d’importantes personnalités des deux rives de la Méditerranée en partenariat avec l‘Union européenne le 17/02/ 2014 à Paris sur le thème-« Face aux enjeux géostratégiques, un co-partenariat entre l’Afrique et l’Europe, facteur de stabilité de la région».

 

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