PSG-ASSE, en finale de la Coupe de France, ce soir : Les quatre fantastiques pour un combat inégal ? L’ombre de Robert Herbin plane sur ‘’Sainté’’

Par Nourredine B | 24 Juillet 2020 | 18:15

Arrêté en mars, pour cause de la pandémie du coronavirus, le football français reprend droit de cité, dès la soirée de ce vendredi, à l’occasion d’une  finale de coupe entre le Paris-SG et l’AS Saint Etienne et qui s’apparente, à priori à un combat ‘’pot de fer contre pot de terre’’.

Le stade de France  s’apprête, ainsi, à vibrer, aux retrouvailles avec  les compétitions officielles, même si les ultras des deux camps ont décidé de boycotter les gradins pour cause des restrictions draconiennes imposées par les mesures de prévention contre l’expansion de la Covid 19 dont la limitation justement, du public. Sur les 81 000 places, le stade n’accueillera que  quelques 2000 spectateurs,  ‘’Sainté’’ ayant  décidé de racheter son quota de 900 places pour les laisser…vides, en définitive.

Cette parenthèse fermée, quels sont les auspices qui président à une rencontre de prime abord déséquilibrée, vue sous n’importe quel angle ?

A la reprise, il y aune vingtaine de jours, le Paris SG semble péter le feu quand sur trois rencontres amicales, le club francilien a passé en revue, exécuter serait plus juste, Le Havre (9-0), Waasland-Beveren (7-0) et le Celtic Glasgow (4-0).  Un bilan technique mortel avec 20 buts inscrits contre zéro encaissé !

A la base, des armes tout autant létales et même si Thomas Tuchel a dû en soustraire un, en l’occurrence Edison Cavani, il lui reste un royal ‘’quatre fantastiques’’ constitué de Mbappé, Neymar, Icardi et Di Maria.

La bonne nouvelle pour l’équipe du QSI, et du coup la cata pour les verts du Forez, est que les quatre larrons semblent s’entendre comme… larrons en foire !

Est-ce à dire que le club d’al Khelaïfi s’apprête à expédier une simple formalité ?

 Si les ultras du club brûlent d’y répondre «oui !», il reste qu’il s’agit de football et, surtout, de coupe et de ses inénarrables ‘’coups de Jarnac’’. Au-delà, il restera encore le syndrome rennais de la saison passée quand le PSG s’est fait ramasser à la cuillère par Bensbaïni and Co.

Une référence incontournable pour l’ASSE, dans la peau d’un outsider face à l’adversité. Mais pas seulement, les Stéphanois qui se targuent de la présence, à la barre technique, d’un Claude Puel qui a bien roulé sa bosse au haut niveau et celle du défenseur vétéran Loïc Perrin, pourrait encore puiser dans d’autres motivations propres à eux.

Il s’agirait de rendre le plus grand hommage au père spirituel de ‘’Sainté, Robert Herbin disparu au mois d’avril passé et à toute une pléiade de légendes telles  Rivelli, Curcovic, Rocheteau  et autres Janvion et Larqué. De prendre aussi revanche sur le sort et cette  finale épique perdue en 1982 face au PSG.

Les Boudebouz, Debuchy, Fofana et Hamouma relèveront-ils le défi ? Réponse ce soir !