Il écrit au président Tebboune : le député de l’émigration Noureddine Belmeddah dézingue Air Algérie

Par Abbès Zineb | 02 Février 2020 | 14:54

C’est un constat glaçant que le député de l’émigration, Noureddine Belmeddhah, dresse sur la situation d’Air Algérie, dans une lettre adressée au président de la République, publiée dimanche sur sa page Facebook.

Le député, sans étiquette politique, commence sa lettre par se « féliciter » de l’intérêt que porte le président de la République à la communauté nationale à l’étranger, en évoquant, lors de sa première prestation médiatique, ses préoccupations.

A la tête de ses préoccupations que les membres de la communauté lui exposent régulièrement,  « la cherté des billets d’Air Algérie, les retards et les vols des bagages », écrit le député qui n’y va pas du dos de la cuillère pour dire que « notre communauté est victime du terrorisme d’Air Algérie, cette compagnie que nous voulons prospère, pionnière, mais pas au détriment du trésor public et de l’argent de notre communauté ».

Et le député d’accuser en soulignant que « la compagnie se comporte comme si elle est au- dessus des lois de la République, au-dessus de tout contrôle, comme s’il s’agit d’un émirat autonome dans une république et ses dépenses sont supérieures à ses revenus, ses prestations sont médiocres et ses tarifs démentiels et ses promotions ne bénéficient qu’aux proches des responsables ».

A titre d’exemple, pour illustrer « la gabegie » qu’il pointe dans sa lettre,  Noureddine Belmeddah se demande : « Est-il pensable que le trésor public et notre communauté assument le dépenses en téléphones portables des cadres dont le montant dépasse mensuellement les 100 millions ?  Est-il pensable que des représentants de cette entreprise touchent des salaires faramineux, alors qu’ils ne sont pas capables d’émettre un billet et pour cacher leur incompétence ils sous- traitent la prestation avec des entreprises étrangères contre une marge de 20% répercutée sur le prix sur le billet ? ».

Belmeddah en rajoute une autre couche en se demandant aussi « pourquoi le trésor public dépense des sommes inimaginables pour la location des locaux dans de grandes capitales, juste par souci de prestige, alors que les grandes compagnies internationales ont opté depuis longtemps pour des bureaux électroniques ou des plateformes de réservation par téléphone ? ».

Pour toutes ces raisons et d’autres qu’il a listées dans sa longue lettre,  le député  de l’émigration demande au président de la République  d’engager une révolution dans la gouvernance  d’Air Algérie en mettant tout « sens dessus  dessous » pour en faire « une entreprise  économique rentable qui apporte une plus-value  au pays, au lieu de grever son budget et d’empêcher notre communauté et ses enfants de visiter notre pays ».