Visas aux algériens : La Police des frontières française veut un tour de vis

    Visas aux algériens : La Police des frontières française veut un tour de vis
Par Amel Benabi | 27 Mai 2018 | 17:08

En France, ce ne sont pas uniquement les politiques qui veulent revoir les conditions d’octroi des visas aux algériens et plus généralement aux africains. Les flics sont ceux qui semblent le plus de voir l’Etat français  opérer un tour de vis pour ne serait-ce que pour juguler le nombre de sans papiers qui arrivent annuellement dans l’Hexagone. C’est un peu le l’essentiel des réponses apportées par le directeur central de la Police aux frontières française (DCPAF), devant la commission du Sénat à propos du trafic de visa qui seraient d’après lui, important en Algérie.

Ce responsable de la police française qui répondait à une question de la sénatrice d’origine algérienne, Samia Ghali, n’a pas hésité à réclamer des  différents consulats de France en Algérie plus de vigilance, les invitant à  «durcir les modalités de délivrance des visas pour les [jeunes] Algériens». Le représentant de la police française des frontières a estimé ainsi que l’Algérie compte le deuxième plus grand nombre de ressortissants en situation irrégulière en France, selon des comptes rendus de presse concordants.

 Pis encore, ce responsable ajoute que «plus de dix mille Algériens sont interpellés chaque année».Ila expliqué aux membres du sénat que beaucoup d’Algériens entrent «légalement » en France «mais ne quittent plus le territoire français» ! Le directeur de la police des frontières a par ailleurs signalé un autre phénomène à savoir qu’un «grand nombre d’Algériens» qui se rendent en France par voie maritime, n’ont pas le visa d’après lui. C’est pourquoi il a appelé les autorités françaises concernées à «être extrêmement vigilantes quant à la délivrance des visas aux Algériens».

Le directeur central de la Police aux frontières dit même avoir proposé aux services consulaires français des formations, estimant que des demandeurs de visa peuvent l’obtenir en fournissant des documents falsifiés. «Il existe en Algérie des opérations de trafic et de falsification évidentes», appuiera-t-il. Et ce n’est pas fini, le chef de la police française  s’est permis de fourrer son nez dans la cuisine interne algérienne en tentant d’expliquer l’augmentation du nombre de jeunes algériens demandeurs de visas par : «le désespoir dans lequel vit la jeunesse algérienne qui cherche à quitter l’Algérie et qui est désireuse de se rendre en France» (sic). Un constat qui n’est pas tout à fait faux bine qu’il peut froisser les autorités. 


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