Territoires sahraouis occupés : Guterres pointe les violations des droits de l’homme par le Maroc

 Territoires sahraouis occupés : Guterres pointe les violations des droits de l’homme par le Maroc
Par Amel Benabi | 11 Octobre 2018 | 15:33

Le Secrétaire Général des Nations unies, Antonio Guterres ne prends visiblement pas aux sérieux les engagements solennels du royaume du Maroc en matière de respect des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

C’est du moins ce qu’il a écrit noir sur blanc dans son rapport d’octobre en se basant sur les rapports du Haut commissaire des droits de l’homme (HCDH) faisant état de violations commises commises par les autorités marocaines au cours des sept derniers mois contre les militants sahraouis et ceux du Polisario dans Les territroires occupés.

«Le Haut-commissariat des droits de l’Homme a reçu de nombreux rapports comportant des allégations sur la dispersion par la force de protestations pour le droit à l’autodétermination, à l’exploitation des richesses et des ressources, ainsi qu’aux droits des séquestrés», lit-on en effet dans ce rapport d’Antonio Guterres qui signale aussi des plaintes adressées au HCDH faisant également état de «détentions arbitraires et de mauvais traitements».

Et cette instance onusienne ne s’est pas fait prier pour exprimer sa préoccupation. Le Haut commissariat se dit «préoccupé par des rapports faisant état de restrictions à l’égard des défenseurs des droits de l’Homme et des journalistes via des opérations de surveillance excessives. Les autorités marocaines continuent de restreindre l’entrée des visiteurs étrangers au Sahara occidental».

Le  Maroc s’était pourtant engagé  à la mise en place du «Mécanisme national de prévention contre la torture». Des mois sont passés sans que ce mécanisme ne voit le jour. Aussi, le roi Mohamed VI a promis le  27 novembre 2014,dans un message adressé aux participants de la 2ème  édition du Forum mondial des droits de l’Homme, organisé à Marrakech,la ratification du protocole facultatif de la convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Force est de constater que ces mesures qui auraient pu juguler légalement la violente répression que subissent les militants sahraouis, tardent à être concrétisées. On l’aura compris, le Makhzen ne veut point se laisser prendre dans ce piège en renvoyant aux calendes grecques la mise en place des ces instruments juridiques et se permettre d’user et abuser de la répression et des tortures sans avoir à répondre de ses actes.

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