Tamazight : Othmane Saadi défend Naïma Salhi

Tamazight : Othmane Saadi défend Naïma Salhi
Par Djamil Mesrer | 14 Février 2018 | 08:25

Le président de l’Association nationale de défense de la Langue arabe, Othmane Saadi, auteur et historien connu pour son rigorisme  sur la question, est venu au secours de Naïma Salhi, qui s’est illustrée récemment en s’en prenant violemment à la transcription de Tamazight en caractères latins, leur préférant les caractères arabes.

Les propos de la présidente du parti Equité et la Proclamation et députée à l’APN, contenus dans une vidéo devenue virale, ont entrainé une réaction en chaine, dont la dernière le lancement d’une pétition demandant sa  destitution du Parlement.

Invité, mardi par Echorouk TV à donner son avis sur cette grosse polémique, Othmane Saadi a pointé une  «campagne haineuse et mesquine du lobby francophone» contre Naïma Salhi .

Pour lui,  Salhi n’a fait que stigmatiser l’utilisation du graphe latin dans la transcription de Tamazigh  et contrer les berbéristes ayant pignon sur rue en France.

Se revendiquant lui-même un Amazigh pur jus, Saadi invoque nombre de penseurs et d’auteurs kabyles  qui ont œuvré à la promotion de la Langue arabe, soutenant que Tamazight qui lui est adjacente devrait impérativement être transcrite au graphe arabe.

« Je suis un Amazigh libre  qui défend avec acharnement l’identité nationale en tan qu’élément fondamental dans l’histoire de l’Algérie ainsi  que celle de tout le Maghreb » dira-t-il en substance, non sans souligner que, de tout temps, lui ainsi et sa famille faisaient l’objet de harcèlement et de menaces au regard de sa position vis  à vis  de la question identitaire et de la langue arabe, a-t-il soutenu.

En somme, à travers  des postures ultra orthodoxes de part et d’autre et  qui font le lit à des polémiques  et des controverses véhémentes, voire virulentes, Tamazight , désormais sacrée langue nationale par la Constitution, attend de voir se régler définitivement la problématique liée à son graphe de transcription.

Une problématique qui sert, faut-il croire, de nouveau fond de commerce après le grand apaisement apporté par la Constituion.

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