Stabilisation du Mali : l’Algérie retrouve son leadership

Stabilisation du Mali : l’Algérie retrouve son leadership
Par Amel Benabi | 13 Janvier 2018 | 18:54

La nomination de M. Soumeylou Boubèye Maïga en qualité de Premier ministre du Mali était déjà un bon signe, en ce sens qu’il est un ami bien connu de l’Algérie et épouse sa démarche de sortie de crise basée sur le dialogue politique.

 Le fait qu’il réserve sa première visite officielle à l’étranger, à l’Algérie  confirme ce virage  positif des autorités maliennes vers notre pays dont le seul souci est de stabiliser son voisin du sud.

«L’Algérie joue depuis toujours un rôle majeur et essentiel dans la stabilité du Mali. À deux reprises au moins, elle est intervenue pour aider les Maliens à se retrouver entre eux, que ce soit en 1992 ou en 2015», a déclaré, sans surprise, M. Soumeylou Boubèye Maïga à son arrivée à l’aéroport international Houari Boumediene.

Une déclaration qui confirme la volonté du Mali de s’appuyer sur l’Algérie pour faire aboutir l’accord de paix et de réconciliation signé à Alger, seule plateforme sérieuse  de négociation inter malienne.

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga s’est d’ailleurs fait  un point d’honneur de rappeler que  cet accord était «la pierre angulaire» de la politique malienne intérieure et extérieure.

Aussi, Le Premier ministre qui a déjà effectué plusieurs dizaines de visites en Algérie en tant que responsable des services de sécurité et en qualité de ministre des affaires étrangères, a-t-il réaffirmé que les relations entre les deux pays «puisaient leur source dans une histoire commune».

Boubèye Maïga, un ami de l’Algérie 

Pour la symbolique il rappellera que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika avait séjourné durant les années 60 à Gao (Nord du Mali), où il dirigeait le front Sud de la Guerre de libération d’Algérie, affirmant que les relations entre les deux pays «sont demeurées profondes et constantes».

Boubèye Maïga n’a pas manqué de souligner l’importance du choix de l’Algérie comme sa première escale à l’étranger en tant  que Premier ministre.

Faut-il noter que la crise malienne est  quelque peu tombée dans l’oubli ces derniers mois malgré l’activisme français. L`accord de paix et de réconciliation au Mali, signé dans une première étape en mai 2015, et dans une deuxième phase en juin de la même année, par toutes les parties maliennes à Bamako, peine à être appliqué. Le comité de suivi de son application semble dans l’impasse.

Le nouveau Premier ministre, voudrait peut être, travailler étroitement avec l’Algérie qui connait très bien le dossier pour amener les différentes factions du mouvement Azawad  à se joindre au processus. 

Et plus généralement, Boubèye Maïga et Ahmed 0uyhaia vont aborder toutes les questions régionales d’intérêt commun, notamment celle du Sahel sujette à de multiples manœuvres et de coups bas. 

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