Révision de la Constitution: la convocation du corps électoral marque un nouveau tournant, en prévision du référendum

Révision de la Constitution: la convocation du corps électoral marque un nouveau tournant, en prévision du référendum
Par Nabil Semyane | 16 Septembre 2020 | 09:12

Le projet de révision constitutionnelle marque un nouveau tournant sur la voie du référendum du 1er novembre prochain, à la faveur de la décision du président Abdelmadjid Tebboune  de convoquer, mardi, le corps électoral. 

Une nouvelle étape qui intervient quasiment une semaine après l'adoption du projet par les deux chambres du parlement(APN puis Conseil de la Nation) dans un vote sans débat en plénière et auquel étaient conviés, outre les membres de la Commission juridiques, les chefs des groupes parlementaires.

Un votre, faut-il néanmoins le souligner, boycotté par les partis d'opposition, en signe de réaction négative à leur éviction de la délibération en plénière.

A partir d’aujourd’hui, mercredi, c'est une autre phase qui devrait s'enclencher avec un nouveau débat  annoncé jeudi passé par le ministre de la Communication Amar Belhimeur qui, pour l'occasion, avait réuni, juste après,  les responsables des médias publics, de l'ARAV, l'ANI (Autorité nationale indépendante des élections) et hier les directeurs de certaines télévisions privées.

Comme l'a expliqué Amar Belhimeur, il s'agit de mettre tous ces acteurs en synergie pour accompagner ce débat  qui se veut comme une séance de rattrapage, après un premier   débat quelque peu lesté par le contexte sanitaire qui a empêché les échanges massifs souhaités  par le président de la République.

Ce débat-bis, qui sera ouvert aux partis politiques agréés, organisations de la société civile, personnalités nationales et académiques, a une vocation "pédagogique", comme l'avait fait valoir le ministre de la Communication pour qui il s'agit avant tout d'éclairer l'opinion sur la portée de cette nouvelle constitution dont il est attendu  qu'elle balise la voie à "l'Algérie nouvelle".

A la faveur de ce débat, surtout s'il y a vraiment la volonté politique  du pouvoir de donner la parole aux avis contradictoires, en leur permettant de faire entendre leur voix dans les médias publics, de nombreux citoyens, jusque-là attentistes, voire dubitatifs, pourraient se décider à se rendre aux urnes le dimanche 1er novembre.

Car l'enjeu de ce référendum, et tous les référendums, de manière générale, est le taux de participation, et plus il y aura de votants, plus marqué sera le soutien à cette nouvelle constitution qui se décline comme nouvel acte fondateur qui donnerait un nouveau souffle, une nouvelle force au consensus national, plus que jamais impérieux pour permettre au pays, débarrassé de l'impediment de la crise  systémique, de se consacrer aux enjeux majeurs qui se bousculent  déjà à l'horizon.     

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