Ramtane Lamamra à la radio nationale : «La Conférence nationale pour l’instauration d’un nouveau système consensuel »

 Ramtane Lamamra à la radio nationale : «La Conférence nationale pour l’instauration d’un nouveau système  consensuel »
Par Nourredine B | 13 Mars 2019 | 14:34

Le nouveau Vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères Ramtane Lamamra, a fait mercredi sa première sortie publique, à l’occasion de son passage sur les ondes de la Chaine trois.

D’emblée il a annoncé la tenue d’une conférence de presse, demain jeudi, du Premier ministre, Noureddine Bedoui.

Abordant ensuite la conjoncture actuelle que traverse le pays, il a souligné que les récentes décisions du Président Bouteflika, qu’il qualifiera «d’historiques», venaient pour répondre «aux aspirations du peuple algérien», dira-t-il.

Et  de s’étaler sur l’objet et l’importance de la Conférence nationale à laquelle a appelé Bouteflika, dans sa feuille de route.

Sur ce plan, Lamamra a expliqué que cette conférence, devant intervenir avant les élections présidentielles, afin d’atteindre un juste consensus entre les Algériens, tendra à instaurer un nouveau système politique et trancher, notamment sur toutes les questions liées à ses pendants juridiques et constitutionnels. 

Parlant du nouveau  Gouvernement,  Lamamra explique qu'il n'est pas "un gouvernement de gestion des affaires courantes", mais un gouvernement de plein exercice qui veille à ce que les institutions du pays fonctionnent, d'autant plus que l'Algérie a des partenaires internationaux"

S'agissant de la composante de ce gouvernement, Lamamra fait état de "consultations", ajoutant qu'il y aura de "nouvelles figures, des jeunes, des femmes, des représentants de la société civile"

Même l'opposition y est conviée, le vice -premier ministre verrait plus l'oppositon intégrer  le gouvernement qui sera issue de la Conférence nationale pour mettre en branle les réformes qui y seront discutées".

Parlant de l'agenda politique, Lamamra explique que la conférence nationale aura à mettre en place une nouvelle constitution, laquelle sera suivie d'un référendum, puis l'élection présidentielle à l'issue de laquelle le président  Bouteflika passera le relais à son successeur. 

S'agissant du risque de voir la transition se prolonger, Ramtane Lamamra renvoie la balle dans le camp de la Conférence nationale qui doit arrêter son agenda.       

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