Rabiaâ al Madkhali est un danger pour l’Algérie, selon Ghlamallah

 Rabiaâ al Madkhali est un danger pour l’Algérie, selon Ghlamallah
Par Amel Benabi | 15 Mai 2018 | 19:21

Le président du Haut Conseil Islamique (HCI), Bouabdallah Ghlamallah ne s’est pas encombré de formules pour tirer à boulets rouges contre le courant «Madkhalite» téléguidé d’Arabie Saoudite et qui vise d’après lui à semer la Fitna en Algérie. 

Profitant de la tribune que lui a offerte aujourd’hui mardi le forum du quotidien gouvernemental Echaâb, Ghlamallah a accusé le cheikh saoudien Rabiaâ Al Madkhali de vouloir provoquer un schisme en Algérie.

«Cette personne ne peut pas nous apprendre notre religion, je suis sûr que son grand père était un illettré», lance d’emblée le président du HCI, accusant ce courant d’être derrière la décennie noire vécue par l’Algérie ».

Pis encore, il a affirmé que les méthodes des madkhalistes ressemblent à celles des juifs en ce sens qu’elle  n'acceptent pas la «coexistence avec l’autre». Bouabdallah Ghlamallah met ainsi les pieds dans le plat, contrairement au ministre des affaires religieuses, Mohamed Aissa, qui se répand en déclarations contradictoires en fonction de son auditoire s’agissant du salafisme et du wahhâbisme.

En effet, ce dernier a déclaré récemment que le wahhâbisme ne constituait pas un danger pour l’Algérie. Avant de soutenir vingt-quatre heures plus tard, qu’il menaçait le référent religieux national.

Le président du HCI, quant à lui, a le mérite d’être clair en affirmant publiquement que ce courant est responsable de tous les maux qui empoisonnent la vie dans les pays musulmans.

Ghlamallah a par ailleurs révélé que les tragiques évènements de Ghardaïa entre arabes et Ibadites, avaient été nourris par des «milieux israéliens» sans donner plus de détails. Bouabdallah Ghlamallah a enfin déclaré que Tamazight ne peut pas être un problème pour la langue arabe contrairement à ce qui se dit par ci par-là. Il en veut pour preuve que ce sont les amazighs qui ont «développé cette langue depuis 14 siècles».

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