Pétrole : Le Brent décroche à moins de 82 dollars suite aux mauvaises prévisions du FMI

 Pétrole :  Le Brent  décroche à moins de 82 dollars suite aux mauvaises prévisions du FMI
Par Abbès Zineb | 11 Octobre 2018 | 13:03

Les prix du pétrole poursuivaient leur baisse jeudi en cours d'échanges européens, alors que les craintes sur la demande mondiale d'or noir refont surface.

 Ce jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 81,89 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,20 dollar par rapport à la clôture de mercredi.

 Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour novembre perdait 1,26 dollar à 71,91 dollars.

 Le pétrole a creusé ses pertes "alors que les investisseurs anticipent de plus en plus les chances d'une baisse de la demande à moyen et long terme, en raison d'un probable ralentissement de l'économie", ont souligné les analystes d'ActivTrades.

 Le FMI a abaissé mardi sa prévision de croissance du PIB mondial à 3,7 % pour 2018 et 2019 (-0,2 point), soit au même niveau que celle de 2017, dans la foulée d'une révision à la baisse similaire par l'OCDE.

 Une révision justifiée par les craintes que font peser le conflit commercial sino-américain sur l'économie mondiale.

 Le secrétaire général de l'Organisation de pays exportateurs de pétrole (Opep), Mohammed Barkindo, a d'ailleurs assuré jeudi, lors d'une conférence à Londres, que la récente hausse des prix s'expliquait par des craintes de pénurie, "et non par des pénuries en tant que telles".

 "La chute des prix a été exacerbée par une hausse inattendue des stocks de brut américains", selon les chiffres de l'API, ont en outre ajouté les analystes de Commerzbank.

 La fédération professionnelle American Petroleum Institute a ainsi estimé mercredi dans son rapport hebdomadaire que les réserves américaines de brut avaient beaucoup plus augmenté qu'attendu lors de la semaine achevée le 5 octobre, avançant le chiffre d'une hausse de 9,75 millions de barils.

 Cela est généralement interprété comme le signe d'une demande en berne au sein de la première économie mondiale.

Jeudi, les investisseurs s'intéresseront aux chiffres officiels de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA), jugés plus fiables. 

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