Pétrole: le baril de Brent à plus de 41 dollars mercredi

Pétrole: le baril de Brent à plus de 41 dollars mercredi
La Rédaction | 16 Septembre 2020 | 12:59

Les prix du pétrole continuaient leur progression mercredi, dans le sillage de la veille, aidés par les perturbations de l'offre dans le Golfe du Mexique provoquées par l'ouragan Sally et avant la publication par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) de l'état des stocks de brut aux Etats-Unis.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 41,51 dollars à Londres, en hausse de 2,42% par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour octobre gagnait de son côté 2,61% à 39,28 dollars. La hausse des deux cours de référence est liée "aux perturbations, voire fermetures, de certaines installations pétrolières dans le Golfe du Mexique" avant le passage de l'ouragan Sally, a expliqué Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures.

L'ouragan s'est renforcé mercredi à l'approche des côtes du Sud-Est des Etats-Unis, deux semaines seulement après le passage de Laura, un des plus violents à avoir jamais frappé la région. Selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC), Sally, avec des vents soufflant jusqu'à 160 km/h, a été élevé en catégorie 2, sur une échelle qui en compte 5.

Les experts de JBC estiment qu'environ 27% des capacités de production d'or noir de la zone étaient à l'arrêt. Plusieurs analystes ont également présenté, comme facteur supplémentaire de soutien aux cours, la baisse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine passée, publiée mardi par l'American Petroleum Institute (API), la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier.

Les chiffres diffusés plus tard dans la journée par l'EIA, jugés plus fiables, sont cependant attendus en hausse de 2,07 millions de barils, d'après la médiane d'analystes interrogés par l'agence Bloomberg.

"Les attentes concernant la demande à venir en pétrole restent déprimées" et les économies, empêtrées dans la crise sanitaire, "luttent pour rebondir", a rappelé Fiona Cincotta, de City Index.

Acteurs et observateurs de marché attendent par ailleurs la tenue jeudi d'une nouvelle réunion des ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec leurs alliés de l'accord Opep+, "qui ne devrait pas bousculer le calendrier actuel des coupes" de production que les pays s'imposent, a estimé un analyste de Oanda.

Voir toutes les actualités