Parlement : fin du débat en plénière aujourd’hui sur le PLF

Parlement : fin du débat en plénière aujourd’hui sur le PLF
Par Nabil Semyane | 14 Novembre 2017 | 11:18

Le débat sur le projet de loi de finance 2018 devrait arriver à son terme aujourd’hui avec l’intervention des présidents des groupes parlementaires, alors que la réponse du ministre des Finances est prévue dans l’après-midi.

Il faut dire que ce débat, en dépit de l’importance de l’enjeu, une loi de Finances qui traduit des choix « austéritaires » du gouvernement, en raison de la crise économique, n’a pas eu le retentissement politico-médiatique escompté.

Sans doute que le verrouillage du débat par le bureau de l’Assemblée, qui a interdit la retransmission des interventions des députés en live, a escamoté l’événement qui promettait pourtant d’être explosif.

A ce propos, les partis de l’opposition ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié d’ « atteinte au droit du citoyen à l’information » et de « la crainte du gouvernement d’assurer un débat contradictoire. »

Pour revenir aux interventions des députés qui se sont succédés aux micros dimanche et lundi, elles ont basculé, comme de juste, entre soutien de la majorité et lecture critique de l’opposition.

Ainsi, les représentats des partis de la majorité présidentielle ont bien mis en relief « le contexte économique difficile, suite aux contraintes financières » pour justifier les taxes et augmentations contenues dans le projet.

La décision du gouvernement de maintenir intacte les acquis sociaux et de donner la priorité au budget d’équipement pour relancer les projets à caractère socio-éducatifs gelés au niveau des wilayas, est également applaudi par les députés de la majorité.

En revanche, l’opposition a surtout pointé les conséquences de ce PLF sur le pouvoir d’achat des citoyens, à cause des nouvelles taxes et impôts qu’ils vont devoir supporter « pendant que les fraudeurs et les détenteurs de l’argent informel sont épargnés. »

Pas de mécanismes pour relancer l’investissement dans ce projet qui « porte les prémisses d’une récession économique et qui décourage l’investissement », juge-t-on encore du côté de l’opposition   qui ne croit pas du tout à la faisabilité de l’impôt sur la fortune, « une mesure démagogique. »

 Absence de vison stratégique en termes de réformes économiques structurelles est une autre critique exprimée contre le projet du gouvernement qualifié de « recette technique conjoncturelle », faute d’un vrai diagnostic du mal économique de l’Algérie.

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