Ouverture du dialogue national : Tebboune attend le feu vert du président Bouteflika

 Ouverture du dialogue national : Tebboune attend le feu vert du président Bouteflika
Par Nabil Semyane | 16 Juillet 2017 | 13:44

Le dialogue politique et social auquel le Premier ministre avait appelé, lors de son passage devant les parlementaires, est déjà dans les tuyaux. L’instruction relative à ce dialogue est fin prête et serait promulguée une fois approuvée par le président Bouteflika, a expliqué Abdelmadjid Tebboune à la presse samedi en marge de sa visite du chantier de la Grande Mosquée d’Alger.

Après le feu vert du président Bouteflika, le Gouvernement contactera les différentes parties représentées en l'occurrence "les partis représentés à l'Assemblée populaire nationale (APN), au Conseil de la nation et le mouvement associatif", a détaillé le premier ministre ajoutant que "toutes les parties seront présentes pour émettre leurs avis à la faveur d'une conférence ouverte qui sera une occasion pour exprimer les différents avis". 

Ladite conférence sera couronnée d'un rapport final "sur la base duquel le débat aura lieu avec les spécialistes", a-t-il ajouté. "Le gouvernement s'attèlera à l'ouverture de canaux du dialogue et de concertation avec toutes les composantes du tissus national, qu'elles soient politiques, syndicales, académiques ou associatives pour expliquer la démarche de l'exécutif, obtenir la confiance et l'adhésion de toutes les catégories du peuple",  ajoute Tebboune prévenant que  le gouvernement "s'éloignera des polémiques stériles pour focaliser son effort collectif sur la réalisation de sa mission en faisant prévaloir la stabilité du pays et la cohésion sociale au -dessus de toute autre considération".        

M. Tebboune a indiqué, par la même occasion, que "le Gouvernement est conscient qu'un consensus autour des questions nationales majeures facilitera grandement la réalisation des objectifs tracés dans son Plan d'action pour la mise en œuvre du programme du président de la République", soulignant en outre l'importance d'atteindre un consensus national pour gérer la crise économique en vue de préserver l'indépendance et la souveraineté nationale dans la prise de décision". 

La classe politique, pour sa part, est partagée sur la démarche du gouvernement. Ainsi le FFS, lors de son dernier Conseil national, a rejeté l’offre de dialogue, prêtant au gouvernement l’intention de chercher juste  « la caution des partis pour la mise en œuvre se politique d’austérité et de remise en cause des avancées sociales » 

Le PT, par la voix de son député Djelloul Djoudi a exprimé sa « satisfaction » quant à l’ouverture de ce dialogue, avertissant néanmoins que son parti ne cautionnerait pas la politique de remise en cause des transferts sociaux. Djelloul Djoudi a suggéré au gouvernement de s’attaquer à l’informel et à la fraude fiscale pour trouver l’argent nécessaire pour équilibrer le budget de l’Etat. 

Abderrezak Makri, patron du MSP a eu déjà à s’exprimer sur ce dialogue social et politique, acceptant le principe, mais en posant ses conditions.

Belkacem Sahli de l'ANR adhére pleinement à la démarche, considérant que le dialogue "est un mécanisime  de gestion de la crise, mais pour lui, "la révision du système des subventions ne signifie pas sa remise en cause totale."     


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