Opep-non Opep:Arkab fait état d’une réflexion en cours sur une réduction additionnelle de la production de février à juin 2020

         Opep-non Opep:Arkab fait état d’une réflexion en cours sur une réduction additionnelle de la production de février à juin 2020
Par Moumène Belakram | 13 Février 2020 | 16:32

Le ministre de l’Energie et président de la Conférence de l'Opep, M. Mohamed Arkab a fait état jeudi à Alger d'une réflexion profonde en cours sur une réduction additionnelle de la production du pétrole par les pays "Opep+"  pour la période allant de février à juin prochain pour garantir l'équilibre du marché et soutenir les prix.

 "Une réflexion est en cours concernant une réduction additionnelle, de février à juin 2020, de la production du pétrole par les Etats membres de l'Opep et Non-Opep, signataires de l'accord de coopération", a déclaré M.Arkab à la presse en marge de la Conférence nationale de renouvellement de la Fédération nationale des travailleurs des industries électriques et gazières (FNTIEG).

 "Le volume des réductions n'est pas encore déterminé. Les consultations se poursuivent toujours avec tous les pays (Opep et Non-Opep) et le volume des réductions additionnelles sera déterminé selon les capacités de chaque Etat", a-t-il expliqué.

 "Les discussions sont en cours de façon quasi-quotidienne" avec les ministres de l'Energie des pays membres de l’Opep et les pays non-Opep, en vue d'atteindre l'objectif visant l'équilibre du marché du pétrole", a-t-il souligné.

 Evoquant le rapport élaboré par l'Opep-non Opep sur les répercussions de l’épidémie du Coronavirus sur les prix et la demande, M. Arkab a rappelé les principaux point convenus à l'issue de cette réunion, citant la prolongation de l’accord actuel de réduction de la production jusqu’à fin 2020, consistant en l'accroissement des baisses de production du pétrole d'au moins  500.000 barils par jour, soit une baisse totale de production qui passe de 1,2  millions barils/jour à 1,7 millions barils/jour.

 Dans ce contexte, le ministre de l'énergie a expliqué que la décision de la réduction additionnelle de la production pétrolière des pays de l'Opep, était programmée pour examen lors des réunions, en mars, de l'organisation et de ses partenaires, mais il a été décidé d'une deuxième réduction de la production pour la période allant de février à juin prochain, afin de réaliser l'équilibre du marché. Il est clair que la demande mondiale et les courbes des prix avaient été impactées par la propagation du Coronavirus, a-t-il soutenu.

Parmi les répercussions de cette épidémie, M. Arkab a cité une récession dans l'utilisation de l'énergie notamment dans le domaine des transports en Chine qui a vu l'apparition du virus, ajoutant que ce pays ami (la Chine) déploie actuellement des efforts considérables pour juguler l'épidémie, et l'Opep suit de très près les développements de la situation.

 "Les pays de l'Opep et non-Opep ont examiné tous les scénarios possibles sur le marché de la demande et des prix, et il est évident qu'un prix équilibré du baril du pétrole sert davantage le producteur et le consommateur afin que les pays producteurs poursuivent leurs investissements nécessitant d'importants capitaux".

"Ces investissements sont importants pour être dans la capacité de suivre la cadence de la demande sur le pétrole (...), car sans ces investissements, un déséquilibre peut surgir. Ainsi, il est nécessaire d'œuvrer à trouver un équilibre sur le marché et chercher un prix adéquat

pour les producteurs et les consommateurs", a estimé M. Arkab. "La baisse enregistrée dans les prix du pétrole actuellement est logique, au regard du recul de la demande et de l'abondance de l'offre", a-t-il poursuivi . 

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