Messahel : " la nation arabe n’a jamais été confrontée à des défis aussi graves"

 Messahel : " la nation arabe n’a jamais été confrontée à des défis aussi graves"
Par Hakim Megatli | 15 Avril 2018 | 15:03

Le ministre des Affaires  étrangères, Abdelkader Messahel s'est félicité de la relation "privilégiée"  entre l'Algérie et l'Arabie saoudite qui sera, a-t-il dit, hissée à un  "plus haut niveau" à la faveur de la réunion de la commission mixte  algéro-saoudienne, prévue mardi prochain à Riyadh, appelant les Etats membres de la Ligue arabe à conjuguer leurs efforts, à dépasser les  différends et à placer les intérêts arabes au dessus de toute autre  considération. 

Dans un entretien au journal saoudien "Al-Riyadh", à la veille de la tenue du 29e Sommet arabe à Dhahran (Arabie saoudite) et des travaux de la  commission mixte algéro-saoudienne, M. Messahel s'est félicité de la  relation "privilégiée" entre l'Algérie et l'Arabie saoudite, notamment entre les dirigeants des deux pays "frères", le Président Abdelaziz  Bouteflika et le Serviteur des Lieux saints, le roi Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, qui se traduit, a-t-il dit, par le haut niveau de la concertation et de la coopération entre Alger et Riyadh dans divers domaines. Une relation qui sera hissée à "un plus haut niveau" à la faveur de la réunion de la commission mixte, prévue mardi prochain, a-t-il estimé. 

Concernant le Sommet arabe, M. Messahel a souligné qu'"il intervient dans  une conjoncture "très sensible" au sens, a-t-il précisé "où notre nation arabe n'a jamais été confrontée à des défis aussi grands et aussi graves  qu'auhourd'hui. Les crises et les conflits qui secouent les pays arabes se   sont aggravés en raison de l'ingérence étrangères dans nos affaires  "intérieures", a-t-il déploré.

Estimant nécessaire d’oeuvrer, au niveau arabe, à trouver les solutions idoines, M. Messahel a indiqué que les pays  arabes doivent "conjuguer leurs efforts, dépasser les différends et placer  les intérêts arabes au dessus de toute autre considération". 

A une question sur la participation de l'Algérie et son attachement à  l'unité arabe, le ministre a réitéré que "l'Algérie a de tout temps été  soucieuse de l'unité arabe et cette ligne de conduite a été maintenue sous  la conduite éclairée du président de la République, M. Abdelaziz   Bouteflika. "Dans toutes ses démarches en direction des frères et des  autres partenaires, l'Algérie demeure convaincue que les solutions aux  crises qui secouent notre nation ne sauraient être que pacifiques loin de  tout ingérence étrangère", a soutenu M. Messahel. 

 L'Algérie n'a eu de cesse d'appeler à des réformes profondes de notre  organisation panarabe afin de lui permettre de s'adapter à la situation  actuelle aux plans régional et international et de trouver des solutions  arabes aux différends et aux crises qui secouent la nation afin qu'aucune   solution ne soit imposée de l'extérieur, a affirmé le chef de la diplomatie  algérienne. 

Sur les résultats attendus de ce Sommet, M. Messahel a indiqué que la  situation arabe a connu une détérioration continue ces dernières années,  notamment en ce qui concerne notre cause centrale, en l'occurrence la cause  palestinienne avec ses dramatiques développements, sans que l'on puisse  traiter cette situation avec le sérieux et la détermination requis. Nous  souhaitons que ce sommet soit un nouveau tournant dans la façon de traiter  les crises qui entravent le processus de notre action commune pour  faire  face aux périls et défis auxquels est confrontée notre nation, notamment la  montée de l'extrémisme violent et du terrorisme et prendre des décisions  cruciales qui soient à la mesure des ambitions de nos peuples".  

 "L'Algérie mesure l'ampleur de la responsabilité qui pèse aujourd'hui sur  le Royaume d'Arabie Saoudite, frère qui accueille ce sommet dans une  conjoncture arabe, régionale et internationale difficile. Une grande  responsabilité que partagent tous les pays arabes. Nous espérons que notre  sommet aboutisse, sous la direction saoudienne éclairée, à des résultats à  même de consolider l'action arabe commune et les liens de cohésion entre  nos pays et nos peuples", a ajouté M. Messahel.  Réitérant à la fin la nécessité que la Ligue des Etats arabes revoit sa  méthode de travail, le chef de la diplomatie algérienne a précisé que "cela   ne peut se réaliser qu'à travers une réforme de fond de tous les mécanismes  de son fonctionnement et de sa gestion, ainsi que son appréhension des   questions arabes". 

A ce titre, M. Messahel a rappelé que l'Algérie avait déjà apporté sa  contribution pour la réforme de l'organisation panarabe à travers des idées  et des propositions qui devront conférer davantage d'efficacité et  d'efficience à l'action de la Ligue. 

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